Les difficultés des commentateurs après la fermeture de la mission palestinienne

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La décision de l’administration américaine de fermer la mission palestinienne à Washington représente une autre étape dans les mesures prises par le gouvernement contre le refus des palestiniens d’avancer.

Les commentateurs politiques, qui ont bien gagné leur vie durant la période d’Obama, ne savent plus où se mettre. Ils n’ont aucun moyen d’expliquer les décisions de l’administration américaine. Ils sont amenés à chercher le coupable, et cela est bien sûr le président Trump.

Après tout, cela fait qu’il ne sait pas ce qu’il fait, et donc tout le monde peut se permettre de l’attaquer.

Du temps du mandat du président précédent, ils ont eu une « vie facile ». L’accusé universel se dressait toujours devant leurs yeux : Beniamin Netanyahou. Il était le responsable de toute impasse ou de tout conflit avec l’administration. Chaque fois que les Palestiniens posaient un autre obstacle sur la voie des négociations, le consensus entre le secrétaire d’État américain d’alors, Kerry, et les commentateurs politiques en Israël était clair : Netanyahu est responsable de la stagnation, et sa politique de colonisation écartait les chances d’un accord avec les Palestiniens.

La réalité ne les troublait pas. Des bestsellers dans le domaine des livres d’analyse avaient beau rapporter les concessions que ses prédécesseurs avaient faites aux Palestiniens, si bien Ehud Barak envers Arafat ou qu’Ehud Olmert face à Abou Mazen, quand cela a été à chaque fois les Palestiniens qui rejetaient avec virulence les propositions inouïes qui leur avaient été faites, leurs positions restaient imperturbables.

L’administration précédente était hostile au gouvernement israélien et le président de l’époque, Obama, ne fut pas dérangé de montrer son opinion négative envers le Premier ministre israélien, quand sa photo avec les pieds sur la table alors qu’il parlait au téléphone avec Netanyahou, a fait le tour de tous les médias du monde, pose prise par le photographe officiel de la Maison Blanche.

Aujourd’hui, ces commentateurs se prennent leur tête et ne savent pas quoi faire.

Qu’est-ce qui est arrivé au président américain, lequel tourne soudain un doigt accusateur envers les Palestiniens ? Pourquoi leur fait-il cela ? Pourquoi ne pas continuer comme auparavant? Pourquoi ne cultive-t-il pas le mensonge palestinien, se conduisant comme s’ils avaient un Etat et qu’ils doivent avoir une ambassade, et comme s’ils étaient les misérables et les opprimés du monde, face à un gouvernement israélien obstiné ? C’est comme l’histoire bien connue sur les vêtements du roi, quand un petit garçon a révélé la vérité et a crié que le roi était tout simplement nu… Le président Trump aussi, dans cette histoire, est le petit garçon, qui crie la vérité. Il n’est pas un politicien. Il n’est pas obligé de suivre les manières politiques et son langage est dépourvu de tout style diplomatique. Il dit juste la vérité et celle-ci est claire : il n’y a aucune raison que l’administration américaine verse des centaines de millions de dollars aux Palestiniens, qui ne vont pas cesser de le maudire encore et encore. Dans les rues de Ramallah ou de Gaza, les manifestants brûlent des drapeaux américains et la photo de Trump. Comme dans les rues de Téhéran, on crie « Mort à l’Amérique ». Oui, cette Amérique, qui nourrit les masses affamées de l’Autorité palestinienne, mais reste détestée par la rue palestinienne.

Trump a décidé de mettre fin à cela, au moins jusqu’à ce que les Palestiniens comprennent qu’il n’y a plus de cadeaux gratuits. Dans le style de Netanyahou : « S’ils donnent, ils recevront ! » Personne n’est certain que les Palestiniens finiront par se rendre et accepteront d’atteindre la table des négociations, ou vont préférer la terreur, mais c’est la seule chance de faire avancer le processus.

La logique aurait dit que tous ces demandeurs de paix auraient du être les premiers à soutenir les démarches du président Trump, car sa conduite est la seule qui puisse ramener Abbou Mazen à la table des négociations. Mais alors ils devraient reconnaitre que Netanyahou avait raison, et cela ils n’y sont pas prêts, au prix de commentaires déformés et manquant de réalité.

Le comportement du président américain envers Israël n’est pas compatible avec la compréhension politique des commentateurs, qui déjà menacent le public israélien de la reprise d’une intifada provoquée par le désespoir palestinien. Est-ce que aujourd’hui, quand la plupart des centaines de millions de dollars qui sont venues à Gaza et sont arrivés aux organisations terroristes, pour creuser des tunnels et se doter d’armes offensives, la situation de la population a été améliorée et que nous n’avons vu aucun missile voler vers Israël et sur les localités du sud.

Il est évidemment déplacé de se réjouir et de mettre espoir en un homme dont la cohérence n’est pas le point fort. Nul ne sait avec certitude quel est l’avenir politique du président actuel, et jusqu’à quand il va pouvoir continuer dans sa lancée actuelle. Mais quand on voit un président américain, qui entre en conflit avec tous ses alliés, des pays européens, à travers l’Amérique du Nord, jusqu’à la Chine et la Russie, et qu’un seul allié a droit à un soutien continu et inébranlable, ce n’est pas naturel et évident. Aucun commentateur politique ou politique ne pouvait prédire un tel comportement, et ce ne serait pas une surprise si, exactement dans un an, lorsque nous voudrons interpréter ce qui s’est passé à Washington durant l’année, nous utiliserons les mêmes mots…

Ceci, parce que réellement « le cœur des rois et les ministres n’est pas entre leurs mains ». Leur conduite ne suit pas d’une manière conforme la logique pure et « l’ordre mondial ».

Prions pour que tout cela en fin de compte sera en faveur d’Israël, ici en Israël et partout ailleurs.

Editorial du Yated Nééman, 4 tichri

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