La famille de l’énigmatique Henri Kohn a été retrouvée !

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1921

Nous nous faisions l’écho de la recherche d’un certain M. Fabre de la famille de « Henri Kohn », enterré quelques part en France :

Ils recherchent la famille d’un enfant juif mort en 1942 à Arthès
La petite tombe se situe au fond du cimetière d’Arthès. Soixante-quinze ans après, elle est encore en bon état. Sur la pierre, sont gravés un nom et un prénom, celui d’Henri Kohn, un enfant juif mort le 5 février 1942, à l’âge de quatre ans.

Mais cette tombe est entourée d’un mystère: depuis la guerre, aucun membre de la famille ne serait venu s’y recueillir. Ce sont Philippe et Francine, un couple de retraités, qui entretiennent et fleurissent cette tombe discrète, la seule du cimetière sur laquelle est gravée l’étoile juive.

Aucune piste pour l’instant

Aujourd’hui, ce couple d’Albigeois aimerait retrouver la trace d’un membre de la famille Kohn. Philippe raconte: «J’ai moi-même des origines juives et je suis marié avec une arthésienne depuis 47 ans. Nous avons toujours eu connaissance de cette tombe qui était entretenue depuis longtemps par une famille qui n’avait pas de lien avec cet enfant. Mais ces gens sont décédés, tout comme leur fils. Comme la tombe était un peu à l’abandon, nous avons décidé avec ma femme de nous en occuper avec nos deux petites-filles».

 Le retraité aimerait aujourd’hui retrouver un frère, une sœur ou un autre membre éloigné de la famille de cet enfant. Après avoir discuté du sujet avec le maire d’Arthès, Philippe et Francine se sont adressés à Alain Fabre, un élu de Saint-Juéry qui est en contact avec deux familles juives qui vivent aux Etats-unis et ont passé la guerre cachées à Arthès. «Ils étaient jeunes à l’époque. Michel Ashe et Ruth Hartz ont tous les deux 80 ans, mais n’ont pas souvenir de cet enfant» indique Alain Fabre qui, depuis deux semaines, multiplie les démarches.

Si vous avez des souvenirs de la famille Kohn, contactez Alain Fabre au 06.76.76.66.85. ERIC BERGER – www.ladepeche.fr

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Suite dans un courrier paru dans un journal différent (reçu d’un proche, mais nous n’avons pas encore le nom de ce journal) :

Notre amie Éliane Roos Schuhl nous a fait suivre un article du journal Kountrass, paru en novembre 2017, sous le titre : « Ils ont retrouvé la soeur de l’enfant juif mort en 42 à Arthès » (kountrass.com 26.11.2017 – NDRL : Alors, nous ne faisions que rapporter qu’on cherchait des proches, pas qu’on en avait trouvé, mais peu importe). Nous y apprenons qu’un couple de retraités albigeois qui entretenaient par compassion depuis plusieurs années la tombe d’Henri Kohn, mort à 4 ans à Arthès, le 5 février 1942, recherchait la famille de cet enfant juif.

Le 9 novembre, ils lancent un appel dans les colonnes de ce journal (NDLR : Non, ailleurs mais peu importe) pour savoir si Henri Kohn avait encore de la famille vivante. Dans le même temps, ils postent leur appel sur les réseaux sociaux. Alerté, le CRIF l’a diffusé sur son site, puis l’annonce a été adressée en Suisse, Belgique, Argentine, Israël, et le musée de l’Holocauste à Washington a de son côté fait des recherches. Avec l’aide de différents organismes, et seulement au bout de quelques semaines, la sœur d’Henri a été retrouvée à Zurich, où ses parents s’étaient réfugiés en 1943.

C’est le centre de recherche Yad Vashem à Jérusalem qui a retrouvé une photo de Margarethe, la mère d’Henri, née en Autriche, comme son mari, Friedrich Kohn. Au fil des découvertes, le puzzle se reconstitue : le père était tailleur, la mère couturière. Ils ont fui l’Autriche ensemble, mais ont été séparés entre 1940 et 1942, Le père a été interné au camp des Milles, près d’Aix, alors que sa femme se trouvait à Albi. Les parents du petit Henri sont parvenus à rejoindre la Suisse pendant la guerre, où le père est décédé en 1986 et la mère en 2002. C’est grâce à la communauté gestionnaire du cimetière israélite de Zurich où sont enterrés les parents, que l’on a retrouvée Hélis, une soeur du petit Henri, née elle en 1943. – Aujourd’hui âgée de 74 ans, «elle était surprise et émue. Nous avons appris qu’elle s’était rendue trois fois sur la tombe de ce frère qu’elle n’a pas connu. Ses parents lui ont dit qu’Henri état mort à cause d’une sinusite qui n’avait pas été soignée, car il n’y avait pas de pénicilline… « Je n’ai pas connu mon frère, confie-t-elle, mais je sais des choses par mes parents. C’est une histoire triste ». Elle s’était rendue pour là dernière fois au cimetière d’Arthès il y a plus de 20 ans. En contact avec le couple d’Albigeois, elle devrait les rencontrer prochainement.
Joëlle Allouche-Benayoun

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1 Commentaire

  1. INTERRESSANT
    J AURAI BIEN VOULU RETROUVER LES PARENTS DE JOANNA ANNA HILGERT NEE 26-06-1799-1874 HAUTE RENTGEN ET DECEDEE LE 05-10-1874 EN HAUTE RENTGEN QUI VENAIT DE MEURTHE ET MOSELLE
    NOUS RECHERCHONS SA JUDAICITE ET CELA FAIT PRES DE 10 ANS QUE NOUS RECHERCHONS Y A T IL UNE PERSONNE AU MONDE QUI POURRAIT NOUS AIDER
    MERCI D ESSAYER DE NOUS AIDER

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