« Il faut cesser les compétitions sportives le Chabbath »

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Doron Shéfer, né en 1972, a derrière lui une carrière impressionnante dans le basket. Enfin, pour ceux qui éprouvent envers ce « sport » un intérêt. Ce qui est, pour nous, plus intéressant, c’est que Doron est revenu à la pratique, et a passé une période dans la Yechivath Achré haIch, de Bayith Végan, dirigée par le rav Ben Porat.

Il se plaint à présent, remarié et vivant à Amirim en Galilée, où il dirige un centre de « bien-être », du fait que les joueurs professionnels soient forcés de participer à des compétitions sportives le Chabbath, ce qui empêche une partie d’entre eux de jouer, et force une autre à agir contre leur conscience, et à profaner le Chabbath.

Durant sa carrière, surtout une fois qu’il a prit la décision de revenir à la pratique, il reconnait que les gens autour de lui ont su respecter son engagement, et, par exemple, dans l’équipe de la Haute Galilée, entre 2007 et 2008, ont su prendre ses précautions, et ne jouer qu’avant Chabbath ou qu’en soirée, après le jour saint. « J’ai apprécié ce respect de ma personne à sa juste valeur, mais, par la suite, je ne me suis pas senti à l’aise : le fait que les autres doivent se plier à mes exigences ne me plaisait pas. A l’approche de l’été, quand la fin du Chabbath allait être de plus en plus tardive, je savais que cette disposition ne pouvait plus être respectée. Je me préparais à arriver plus tardivement aux répétitions, mais on fit pression sur moi pour que j’abandonne un peu du respect de mon Chabbath pour la « bonne cause »… Il faut dire qu’à cette époque, notre équipe n’était pas au haut de sa forme, et risquait de descendre de ligue. On mettait cela, en partie au moins, au compte de mon absence… J’ai même demandé à un rav quoi faire, pensant déjà accepter, mais ce rav m’a répondu que la solution n’était pas là, mais à chercher une formule plus globale institutionnalisant le respect du Chabbath dans cette branche. Cette réponse me calma. »

En fait, à l’arrivée de l’entraineur Odded Kattach à la direction de son équipe, tout s’arrangea : ce dernier permit à Doron de rester chez lui au sein de sa famille jusqu’à la fin du Chabbath, et tout rentra dans l’ordre. Il suffit de vouloir…

Doron lance actuellement un appel : il faut que sur le plan juridique la situation reçoive une réponse claire, permettant au moins à qui le désire de respecter le Chabbath !

Nous ne pouvons qu’applaudir !

 

1 Commentaire

  1. ‘Hazak ça a des implications même dans les petits clubs où l’on sort aux joueurs que l’équipe d’israéliens joue bien pendant le
    Chabbath ou les fêtes. Beaucoup de jeunes abandonnent du coup la discipline. Mon fils notamment au Maccabi de Paris basket.

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