La fin de la crise du Mont du Temple ?

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Israël a été précipité dans un guet-apens pas évident : deux policiers druzes assassinés sur le Mont du Temple par des Palestiniens de Oum el Fa’hem, cette ville se trouvant en plein Israël, traversée par de nombreux Juifs au quotidien, eux abattus. La demande tout à fait normale d’Israël d’enfin installer des magnétomètres aux entrées de ce haut lieu pour vérifier la neutralité de toute personne qui y rentre a provoqué une crise ressemblant à celle des intifadas d’antan, quand les responsables du mont, le Wakf, en ont profité pour rappeler leur bon (enfin, peut-être  mauvais) souvenir aux peuples du mode et pour renforcer leur anormale présence en ce haut lieu juif (erreur politique critique de Moché Dayan, en son temps).

Quand on fait appel aux Arabes pour de telles raisons, la vague de fond de violence et de meurtre est garantie, et c’est ce qui s’est passé (cf. le drame de ‘Halamich, avec trois Juifs assassinés vendredi soir).

Or Israël a raison : à quel  titre une précaution élémentaire telle que la mise en place de détecteurs de métaux en ce lieu hautement sensible serait-elle déplacée ? Le Mont du Temple serait-il pire que La Mecque, où des détecteurs de cet ordre sont installés ?

On se trouve dans un monde de folie.

Pire encore a été le fait que la Jordanie, qui, par le biais du Wakf, est la gérante du Mont du Temple a, une fois de plus, été amenée à défendre la position de cet organisme, et a exigé le retrait des magnétomètres.

Jusqu’à ce qu’un nouvel élément intervienne : un attentat, ou sans doute plutôt une bagarre élémentaire, entre un ouvrier jordanien et un gardien de l’ambassade d’Israël à Aman a éclaté, ce gardien a été agressé par un tournevis, s’est senti en danger et a tiré. Résultat : l’agresseur tué, ainsi qu’une personne de passage. Et une crise diplomatique forte entre Israël et la Jordanie.

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Mais finalement, c’est le contraire qui a découlé de ces incidents : les deux pays se sont mis d’accord sur un « cessez-le-feu » sur le plan diplomatique, les gens de l’ambassade ont pu revenir en Israël (ils étaient retenus à Aman, contrairement aux lois internationales concernant les corps diplomatiques, mais avec ce genre de pays, on ne discute pas), et surtout Israël a compris l’importance de retenir les magnétomètres de ce site.

La débandade ? Pas tout à fait : la police a brandi une autre solution, via des caméras intelligentes, capables d’enregistrer les faces des gens, et de vérifier le contenu de leurs habits. La même chose, en mieux, en quelque sorte.

Le tout est tout de même désagréable : le site le plus saint du peuple juif – de la sorte abandonné entre les mains de nos plus grands ennemis !

Mais, d’un autre côté, on a déjà expliqué le verset (Yehayahou/Isaïe 62,6) :  » Sur tes remparts, ô Jérusalem, J’ai posté des guetteurs, qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps… » Car, sans eux, si c’étaient des Juifs qui étaient responsables de ce site, sait-on combien de membres de notre peuple se seraient permis de monter en ces lieux saints, alors que nous sommes tous impurs ? Et quel responsable de télévision aurait organisé un office de Yom Kippour, avec chœurs et sacrifices… En un temps où tout cela n’est pas possible. Mais, justement, la Providence divine semble bien faire les choses…

 

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