Le Guatemala a ouvert une enquête sur la secte Lev Tahor

0
1443

La secte Lev Tahor fait à nouveau parler d’elle.

Elle a été fondée par un ‘hozer bitechouva, une personne revenue à la pratique, du nom de Chelomo Helbrans, auparavant membre d’un kibouts. La particularité de cette personne est son exceptionnel extrémisme, et son charisme. Il a entrainé un certain nombre de personnes à sa suite, les amenant à se conduire de manière très rude, les femmes, totalement revêtues, à l’image de femmes musulmane, même à un âge très jeune ; l’autorité de Helbrans est totale sur ses gens, et il force des mariages à un âge très précoce.

Inutile de préciser que ce groupe n’a aucune autorité rabbinique qui lui donne son aval.

Cette secte – car il n’est pas possible de la désigner autrement – a commencé en Erets Israël, puis, face à des problèmes de la part des autorités, elle est passée au Canada. Mais cette secte avait fait les manchettes au Québec lorsque ses membres ont fui Sainte-Agathe-des-Monts dans les Laurentides en pleine nuit en novembre 2013 après l’ouverture d’une enquête par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour des allégations de mauvais traitements. Ils se sont dirigés vers l’Ontario pour ensuite se réfugier au Guatemala.

Mais ce ne peut être qu’une station intermédiaire, et, en effet, une opération policière a eu lieu au Guatemala à l’endroit où vivent les gens de cette secte. Les enfants auraient été enlevés à leurs parents et les autorités israéliennes auraient été présentes lors de l’opération.

Une enquête a été ouverte à la suite d’allégations selon lesquelles «que de sérieuses infractions criminelles, certaines envers des mineurs, ont été commises à l’endroit où ils vivent», a indiqué le gouvernement du Guatemala dans une déclaration citée par Haaretz. Il a précisé qu’Israël coopérait à l’enquête.

LIRE  L’ère de la post-vérité et l’air de la calomnie

 

Aucun commentaires

Laisser un commentaire