Guerre secrète d’Israël contre une attaque-surprise de l’Iran

0
51

Guerre secrète d’Israël contre une attaque-surprise iranienne. Le général Kochavi prépare la contre-offensive de Tsahal

Le message de la veille de Yom Kippour diffusé par le chef de Tsahal, le général Aviv Kochavi, détient la clé des intentions d’Israël : “Nous ne laisserons pas le mal atteindre Israël et si c’est le cas, nous réagirons avec puissance.” Ce phrasé abrégé signifie que, si jamais, à l’occasion du 66 e anniversaire de la guerre de 1973, les dirigeants iraniens décident de lancer une autre attaque-surprise contre Israël, comme l’assaut du drone croiseur-missile du 14 septembre sur les installations pétrolières saoudiennes, ce pays, contrairement aux États-Unis et aux Saoudiens, va riposter et frapper des cibles stratégiques sur le sol iranien. Et si les attaques viennent du Hezbollah au Liban ou de milices chiites en Irak, maintenant massivement armées par l’Iran de missiles balistiques et de systèmes de défense aérienne, alors Israël dirigera sa contre-offensive sur ces sources.

Les paroles de Kochavi ont été choisies avec soin. Il n’a pas dit «toute notre puissance», mais simplement «puissance» – laissant ainsi à Tsahal la possibilité de faire des contre-opérations de suivi.

Il a ajouté : «Nous avons sept yeux ouverts, nous effectuons des évaluations de la situation au jour le jour et prenons des décisions professionnelles et responsables en ce qui concerne les actions offensives visant à prévenir les menaces, tout en préservant l’équilibre.” Le chef d’Etat-Major a été clair sur le fait qu’aucun observateur israélien n’a perdu de vue aucun mouvement ni aucune préparation militaire sur une vaste étendue de terrain en Iran, en Irak, en Syrie et au Liban, avec la détermination de ne pas être pris au dépourvu comme les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël le 14 septembre.

LIRE  La "semaine tragique" et le pogrom de Buenos Aires, un centenaire (presque) oublié

Les sources militaires et de renseignements de DEBKAfile soulignent que l’armée israélienne fait maintenant face à sa mission la plus difficile. Comment surmonter l’échec qu’aucun radar américain ou israélien, balayant l’Iran, qu’il soit terrestre, maritime, aérien ou par satellite, n’ait pas donné l’alerte pour se préparer aux tirs de missiles contre des installations pétrolières saoudiennes, même après qu’ils se soient trouvés sur leur trajectoire aérienne ? Personne dans la région n’a rien remarqué de mal jusqu’à ce que les missiles et les drones de l’Iran aient réellement explosé sur leurs cibles saoudiennes, les frappant avec une précision exceptionnelle.

Il faut présumer qu’avec toutes les précautions exposées par le chef d’Etat-Major, ni Israël ni les États-Unis n’ont résolu l’énigme de la manière dont les Iraniens ont réussi à déboussoler tous les systèmes de défense régionaux et locaux les plus avancés. Lorsque le général Kochavi a déclaré qu’Israël prenait des décisions professionnelles et responsables concernant une offensive, cela indiquait qu’en l’absence de réponse à l’énigme, Israël a choisi la tactique d’une réaction offensive sur le terrain contre l’agresseur présumé..

Loin des yeux du public, Israël et l’Iran utilisent toutes leurs ressources intellectuelles dans une rivalité secrète faite d’esprits affûtés et de cybernétique. Cependant, à ce stade, il semble difficile que Tsahal puisse promettre d’éviter d’être pris au piège par l’Iran ou d’être sûr d’empêcher une attaque surprise.

Comment les missiles de Téhéran ont réussi à neutraliser les radars américain et saoudien? Comment Israël se prépare à éviter d’être pris au dépourvu, et comment le déploiement militaire américain dans la région est en train de changer, à la suite de l’opération saoudienne en Iran ?

LIRE  TF1 quitte Jérusalem pour des raisons économiques

  , les  , 

Aucun commentaires

Laisser un commentaire