‘Hanoucca

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hanouka

Que doit-on savoir sur cette fête très respectée par le public ?

Nombreux sont les Juifs qui respectent cette fête et qui veillent à allumer les bougies. Or, justement, la Guemara préconise d’allumer « les bougies » de ‘Hanoucca (et de Chabbath) avec de l’huile d’olive.

Où allumer les bougies ?

L’obligation d’allumer les bougies ne peut être réalisée qu’à son domicile. On ne pourra donc pas l’effectuer quand on est en voyage, par exemple, ou quand on n’est pas chez soi. Il faudra demander à son épouse d’allumer à sa place et en son nom. Un célibataire demandera à s’associer au maître de maison chez qui il vit, ou ne pourra pas effectuer la mitsva (il ne pourra dire que la seconde berakha, « Ché’assa nissim », sur les bougies allumées par d’autres).
Il n’est absolument pas possible de se rentre quitte de la mitsva lors d’un allumage public (qu’il ait lieu dans la rue, dans une synagogue…) – même si, au moins dans la synagogue, la bénédiction sur l’allumage est prononcée.

En réalité, il suffit d’allumer une bougie par jour, mais il est préférable d’allumer une bougie supplémentaire tous les jours.

La mitsva a priori consiste à allumer la bougie à l’entrée de l’appartement, au niveau de la porte donnant sur la rue. Dans ce cas, il faudra bien entendu veiller à ce que les bougies ne s’éteignent pas à cause du vent (acheter des boîtes en métal prévues à cet effet permet d’éviter ce désagrément).
Quand on habite dans un immeuble collectif, il faut poser une question à un rav pour savoir si on peut faire l’allumage devant la porte d’entrée de l’immeuble. Il se peut qu’il reste obligatoire d’effectuer l’allumage devant une fenêtre qui donne sur la rue – tant qu’on n’habite pas à plus de 10 m au-dessus du niveau de la rue. Plus haut, on pourra se contenter d’allumer les lumières sur la table.
Il n’est pas évident d’allumer les lumières devant sa porte ou devant celle de l’immeuble à l’étranger.

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Qui doit allumer ?

Cette question fait l’objet d’une grande discussion entre les Sefarades et les Achkenazes. Tout le monde est d’accord sur le fait que le maître de maison peut rendre quitte tous les membres de sa famille, mais la question est de savoir, en terme de conduite meilleure (« limehadrin »), s’il est bon que chaque homme allume de son côté les bougies. Les autorités hilkhatiques sefarades ont conclu sur le plan de la Halakha qu’il vaut mieux que ce soit uniquement le maître de famille qui effectue l’allumage.
Par contre, pour les Achkenazes, il est mieux que chaque homme allume les bougies de son côté. Dans ce cas, il faut veiller à ce que les lumières soient séparées, par exemple sur une ‘hanoukia différente.

Le vendredi soir

Dernier point : le vendredi soir, il faut évidemment allumer les bougies avant le coucher du soleil, juste avant l’heure de l’allumage des bougies ; de même, il faut veiller à ce que ces bougies de ‘Hanoucca restent allumées jusqu’à la nuit, ce qui n’est pas évident, surtout quand on utilise des bougies. Si c’est le cas, il est important d’ajouter au moins une bougie assez grande (prise de celles prévues pour Chabbath), afin que celle-ci brûle jusque dans la nuit.
En effet, les bougies de ‘Hanoucca ne sont pas spécialement faites dans ce but – et il est du reste important de ne pas les réserver spécialement pour la fête, pour ne pas qu’elles prennent une certaine sainteté.

Hachem a fait un grand miracle pour le peuple juif en ces temps-là, leur permettant de vaincre le grand Empire grec et sa forte emprise sur les âmes juives, en particulier dans le domaine du respect de la Tora et des mitswoth. C’est en cela que nous devons nous renforcer ces jours-là, et effectuer les mitswoth de la meilleure façon possible. ■

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Magazine kountrass numéro 160

 

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