« Il ne dort ni ne sommeille le gardien d’Israël… »

0
87
Wine bottles in row and oak wine keg.

Autour de la table du Chabbath, 281 Nasso

Nazir du smartphone…

Notre paracha est la plus longue de toutes les sections de la Tora. C’est certainement une allusion au fait que l’on vient de recevoir la Tora lors de la fête de Chavou’oth. Notre esprit est dorénavant plus clair pour recevoir plus d’enseignements de la loi sinaïque.

Notre paracha traite de plusieurs Mitsvoth, en particulier, celle de la femme soupçonnée d’adultère. Son cas est grave, car on parle ici d’une femme mariée. Toutefois, la chose n’est pas vérifiée d’une manière certaine. Cependant tout commencera après que son mari lui ait interdit de s’isoler avec tel homme. Or deux témoins affirment qu’elle a passé outre ces injonctions : elle devient interdite ! Pour se laver de ces accusations, elle devra apporter au Temple de Jérusalem une offrande et pour prouver sa droiture, elle jurera. Enfin elle boira une potion. Cette potion se compose d’eau qui est mélangée à un parchemin dans lequel est écrit le passage de notre paracha : celui de la femme sota. Dans le cas où elle avait commis l’adultère, son ventre explosera devant l’assemblée des Cohanim… Et pour ne pas dire que la Tora est misogyne… Il faut rajouter que le « Don Juan » qui a fait la cour à cette petite sotte… mourra d’un infarctus au même instant alors qu’il pouvait se promener d’un pas leste sur les grands boulevards de Paris… Cependant, si la femme n’a pas fauté, alors le tableau sera largement différent. Ces mêmes eaux auront de grandes vertus bénéfiques… Dorénavant cette femme qui avait des difficultés pour concevoir des enfants, en aura facilement… Si ses premiers garçons n’étaient pas connus pour avoir un beau teint de visage, cette fois ils seront pleins de charme et de beauté… Donc cette eau amènera la Berakha/Bénédiction à la maison, un peu à l’image des bénédictions qui sont distribuées dans le feuillet « Autour de-là Table du Chabbath »….

La paracha qui suit celle de cette petite sotte sera le Nazir. Il s’agit d’un homme qui a fait le vœu d’abstinence quant à la consommation du vin. Il lui sera interdit de boire tout dérivé de la vigne. Il ne pourra pas non plus se rendre impure auprès d’un mort et devra se laisser pousser les cheveux.

Les Sages expliquent la juxtaposition de ces deux passages par un fameux adage : « Tout celui qui voit la sota au moment de sa punition… devra s’abstenir du vin » car c’est l’alcool qui a entraîné, dans la plupart des cas, cette dégringolade. C’est-à-dire que si un quidam était présent lorsque cette sota était punie, il devait faire le vœu et devenir nazir.

Les commentateurs posent une intéressante question. Puisque notre passant a vu toute la dureté de la peine, en quoi serait-il enclin à faire comme le « Don Juan » des grands boulevards ? Pourquoi les Sages soulignent que c’est du fait qu’il a vu le déclin de cette femme qu’il devra s’interdire le vin ? Il est rapporté une réponse au nom du Ba’al Chem Tov. Il dit que l’on ne montre du Ciel une image/une scène de la vie que si l’homme est un tant soit peu lié avec l’événement. Si on voit cette femme sur le parvis du Temple, c’est qu’au fond le spectateur est lié aussi à cette faute.

LIRE  La seconde vie des sites juifs du Maroc

Le Or Guedaliahou rajoute qu’un homme est influencé par ce qu’il voit. Même si la scène est des plus abjectes… Il n’empêche que l’image laissera une trace dans son inconscient. Pour preuve, il apporte un verset (Devarim 29.16/17) : « Et vous verrez toutes ces immondices, les idoles, de peur que vous vous détourniez vos cœur de D’… « . C’est-à-dire que, même si on s’aperçoit de la nullité des statues de bois et d’or (par exemple j’ai entendu qu’il existe quelque part dans le Grand Orient une statue gigantesque qui vaut bien 200 millions de dollars représentant un homme très bien portant assis faite d’or devant laquelle grouille des millions de rats ce qui, rajoute le caractère franchement pittoresque de la scène : il sort que leurs seules visions peuvent entraîner une propension à les aimer et à les adorer ! Donc les touristes israéliens, français ou franco-israéliens, devront faire attention de ne pas mettre leurs pieds dans ces beaux édifices cultuels de la Chine profonde afin qu’à leur retour au saint pays ils ne commencent pas à faire d’autres petits édifices du même genre…. Dans le même esprit, et je me permettrais une autre digression, on aura aussi compris les dangers du smartphone sans filtre, et pour les plus sérieux avec filtre. Puisque la vision des mini-films et reportages envoyés continuellement, présentant par exemple la cruauté de l’homme, entraînera que l’abonné du net soit lui aussi happé dans ce tout à l’égout…)

Pour revenir au Nazir, j’ai lu un intéressant commentaire du Ibn Ezra. Il écrit : « Le nazir fait une chose exceptionnelle. Car la majorité de gens sur terre vont d’après leurs multiples envies (Ndlr : c’est le « ce que je veux », quand je veux !). Or, continue le Ibn Ezra, ces gens sont esclaves de leurs envies. Tandis que le nazir va dans une direction diamétralement opposée. Il a élevé sa conscience au-dessus de ses désirs. C’est pourquoi la Tora l’appelle « nazir » qui veut dire aussi « nézer » : la couronne.  » C’est-à-dire qu’une majorité, des habitants de la planète agit d’après ses convoitises, et se considère libre de toutes limites. Or la paracha du nazir vient nous apprendre que le contraire est vrai. Puisque le roi, celui qui porte la couronne, c’est celui qui a fait passer sa conscience avant ses envies. Et lorsque l’on voit un roi se promener avec toute sa cour dans les jardins de Versailles, on ne dira pas : « Quel malheureux homme ! Il ne peut rien faire si ce n’est pas agréé par son protocole… ». Car cette couronne qu’il porte, l’élève grandement au-dessus de toute l’assemblée. Pareillement, le nazir accédera à une nouvelle liberté puisque dorénavant il ne sera pas dépendant de ses passions. C’est lui l’homme libre. En se séparant du vin, il acquerra une grandeur ainsi qu’une noblesse à l’image des rois. Est-ce que de nos jours on peut devenir nazir du smartphone ? Quand-dites-vous ?

Pourquoi avoir retardé de deux heures l’explosion de la centrale nucléaire ?

LIRE  Une très importante mise au point à propos des dons d'organes

Cette semaine, comme la situation en Terre sainte n’est pas si simple, je proposerais cette anecdote authentique rapporté par le rav Mena’hem Stein Chlita. Cela remonte à 41 ans en Terre promise. A l’époque, la crainte provenait de l’Irak ! La France avait fourni une centrale nucléaire (construite en 1975) clef en main : Osirak (ou plutôt O-Chirac), qui devait fournir l’arme fatale à un gouvernement dès plus fervent défenseur des droits de l’homme et du citoyen… n’est-ce pas feu-Monsieur-Barre ! Comme d’habitude la France et les européens disaient : « Tout ira bien madame la Marquise.. » Cependant la population juive d’Israël restait inquiète. C’est alors qu’au début de l’été 1981 (le 7 juin 1981) le gouvernement israélien s’est lancé dans une opération particulièrement dangereuse : l’envoi de bombardiers pour détruire la centrale. Mena’hem Béguin, qui était le chef de gouvernement d’alors, n’était pas non plus tranquille car il savait qu’envoyer des avions israéliens sous le soleil d’Irak pouvait déclencher une riposte des Irakiens et de tous leurs amis du Moyen Orient ! D’après vous : qu’est-ce que le chef de gouvernement a fait juste avant d’envoyer les avions ? Il a pris contact avec deux sommités du judaïsme : le rav Chakh de Bné Brak et Baba Salé à Netivot ! Il leur a demandé leur bénédiction pour la réussite de l’opération ! Rav Chakh écouta Béguin et donna sa bénédiction. Baba Salé écouta aussi le chef du gouvernement et donna sa bénédiction. Cependant le Tsadik, ze’houto tagen ‘alénou, lui demanda quand devait se dérouler l’attaque surprise ? Béguin répondit que c’est ultra secret, mais c’est convenu pour le jour de Chavou’oth à 12 h 30 en après-midi. Baba Salé réfléchit et dit :  » Est-ce qu’il est possible de différer à 14 h 30 ?  » Comme la sainteté de baba Salé était reconnue par tous, Béguin répondit qu’il prendrait en compte l’avis du rav mais que la décision finale dépendait de l’accord du cabinet militaire. Finalement, la proposition de Baba Salé a été reçu par le cabinet et c’est à 14 h 30 que les avions étoilés ont détruit l’usine nucléaire irakienne ! Béni soit Hachem ! Les résultats ont dépassé toutes les espérances : plus d’Osirak et pas une seule perte du côté israélien. Dans la maison de Baba Salé personne n’a demandé au rav la raison pour laquelle il a demandé de différer de 2 heures ? C’est le rav Ya’akov Edelstein zatsal qui posa la question. Baba Salé lui répondit : « Quand j’ai entendu qu’ils voulaient faire l’opération à 12 h 30, j’ai pensé qu’à pareille heure une bonne partie des élèves des Yéchivoth et Avrékhim se reposent de la nuit d’étude de Chavou’oth ou qu’ils sont en train de faire le repas de fête ! Or pour qu’il y ait la réussite d’une opération si périlleuse il fallait absolument la force spirituelle de l’étude de la Tora de tout le Clall Israel ! J’ai donc demandé de repousser l’action militaire à 14 h 30, heure à laquelle les élèves et Avrékhim reviennent sur les bancs de l’étude et donc donnent la force spirituelle nécessaire à l’armé de l’air pour réussir l’opération « 

LIRE  Chavou'oth

Donc mes lecteurs auront bien compris. La force armée, c’est une chose, mais la vraie protection des fils de Tsion passe par l’étude de la Tora et le soutien aux Avrékhim (Collelim) et Ba’houré Yechivoth. A bon entendeur…

Coin Hala’ha : Lorsque l’on lit le Quiriat Chema (matin et soir) on devra faire attention de ne pas voir une nudité. En effet, le verset dit : « Et ton campement sera saint… » de là, les Sages apprennent que lorsque l’on fait le Chema Israel ou toute autre parole sainte, on ne devra pas voir toute nudité d’une personne. Plus encore, le verset dit : « Et qu’il ne soit pas vu toute nudité… », de là on apprend que notre cœur ne doit pas voir sa propre nudité la partie basse de notre buste. Par exemple on ne pourra pas faire le Chema ou n’importe quelle bénédiction alors qu’on est nu même s’il n’y a personne dans la pièce. Car notre cœur « voit » sa propre nudité. Plus encore, même si on est sous des draps sans pyjama, on ne pourra pas faire de bénédictions à cause du même principe : notre cœur est dans le même domaine que le bas du corps. Il faudra donc opérer une séparation entre notre cœur et le reste du corps par exemple mettre un pantalon ou un dessous avant de faire le Chema’.

 On priera le Ribono chel ‘Olam afin qu’Il protège tout son peuple de Tsion et de la Gola.

Shabbat Chalom… Pour un Shabbat… et à la semaine prochaine si D’ le veut.  

David GOLD  Sofer écriture ashkénaze et écriture sépharade

Prendre contact tél:00972 55 677 87 47 ou à l’adresse mail 9094412g@gmail.com

Une bénédiction et un grand encouragement à David (Olivier), Stéphane, et Caroline enfants de Guitel (famille Kovarski) afin qu’ils puissent se rapprocher de la sainte Thora et de sa pratique.

Une grande bénédiction à Dan Salomon et à la famille dans tout ce qu’il entreprend pour son soutien à l’étude de la Thora dans la ville de Raanana.

Une bénédiction et un encouragement au jeune Samuel Ben Simha (Famille Cohen) pour une réussite dans ce qu’il entreprend, dans la Thora et les Mitsvots et un bon Zivoug.

Aucun commentaires

Laisser un commentaire