Islamophobie, anatomie d’une imposture

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Par  BAZAK

            Dimanche 10 novembre, à la suite d’une pétition, le CCIF (Comité contre l’islamophobie), organise une manifestation réunissant les personnalités les plus diverses, mais dont certaines font maintenant le constat qu’elles n’iront pas à la manif, car, «elles ne partagent pas la totalité du texte» qu’elles ont signé. Le parti socialiste ou ce qui en reste, a renoncé. Les Verts sont partagés, comme le sont les députés de la France Insoumise qui ne savent plus à quel saint se vouer, la CGT défilera avec les affiliés des Frères Musulmans.

            Comment peut-on en arriver là, s’agissant de personnalités politiques et intellectuelles supposées responsables de leurs actes et plus qualifiées que d’autres. Elles ont été élues pour cette raison, notamment. Le commun des mortels, dont je fais partie, s’interroge. Ces maîtres à penser, ces dirigeants qui clament haut et fort leurs convictions, leur amour des libertés, leur opposition au racisme et à l’antisémitisme, se retrouvent à signer un document qui nie les valeurs républicaines auxquelles ils se référent ! On est confondu par autant de cynisme et d’irresponsabilité face aux citoyens ! C’est une démonstration de plus de ce que la manipulation idéologique peut entraîner.

            On sait que ce collectif est affilié aux Frères Musulmans, dont on en connaît la doctrine. Cette mise au pilori de «lois liberticides», que l’on serait bien en mal d’expliquer car elles n’existent pas, constitue une tentative de mettre en cause les fondamentaux laïcs de la France. Nous sommes parfaitement conscients que tous les Français qui pratiquent la religion musulmane ne sont pas des salafistes ou des djihadistes. On sait aussi qu’il existe une minorité radicalisée et militante qui, sous couvert de guerre des religions, veut instaurer un islam politique en France, en le plaçant au-dessus des lois républicaines. Certains sondages indiquent que 25% des musulmans consultés, considèrent que la Charia est au-dessus des lois de la République, sur un groupe qui représente entre 8 et 10% de la population.

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            Sous couvert de défendre les libertés religieuses, on tente d’établir un islam politique dont on connaît l’idéologie anti républicaine : la Charia est au-dessus des lois du pays. Contrairement à la religion catholique qui a accepté la séparation de l’Église et de l’État en 1905 et de même le culte israélite, qui se placent sous les lois de la République, on tolérerait qu’un troisième culte jouisse d’un statut particulier, c’est inacceptable. Comme tous les autres cultes, il doit formellement accepter d’agir conformément aux lois du pays.

            Qu’on ne s’y trompe pas, ce rassemblement n’est qu’une étape, une mise en condition de l’opinion et une mise en marche à peine voilée, dans la perspective des prochaines élections municipales de mars 2020. Elle a déjà pour objet de créer des divisions, tant au sein des formations politiques que de l’opinion, dans le but de préparer des listes à vocation communautaire qui ne diront pas leur nom évidemment. Comme on ne se sait pas légalement définir ce que serait une liste communautaire, alors on s’attaque aux attributs de la laïcité républicaine pour en neutraliser les effets en utilisant le mot «liberticide» qui est un détournement de sens flagrant ! Ce qui permettrait éventuellement, d’afficher une profession de foi, qui ne laisserait aucun doute sur la finalité de ladite liste. Nos autorités savent à quoi s’attendre et devront donc se montrer très vigilants sur l’affichage et interdire ces listes, si leur contenu s’avérait contraire aux lois. À suivre.

 

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