Israël et le Hamas « ont accepté les conditions préliminaires d’une trêve » (média)

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Après des négociations avec l’Egypte, le Hamas et Israël se seraient accordés sur les conditions d’une trêve dans la nuit de vendredi après « un des vendredis les plus calmes » depuis le 30 mars dernier, selon un rapport du jounral palestinien Al-Quds.

Vendredi, sept émeutiers palestiniens ont été blessés lors d’affrontements avec les soldats israéliens, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Selon des informations diffusées jeudi, l’Egypte serait parvenue à un conclure un accord aux termes duquel le Hamas consentirait à oeuvrer à mettre fin aux manifestations à la frontière en échange d’un « allègement du blocus ».

Aucune confirmation officielle n’a pu cependant être obtenue par les parties impliquées dans l’accord dont l’Egypte qui sert de médiateur.

Selon les médias israéliens, l’arrangement permettrait notamment le financement par le Qatar de la fourniture de fioul pour la production d’électricité à Gaza et le paiement des employés de l’administration mise en place par le Hamas en échange d’une accalmie.

SAID KHATIB (AFP/Archives)Israël a rouvert partiellement le 24 juillet 2018 le point de passage de vers la bande de Gaza de Kerem Shalom, fermé depuis deux semaines
SAID KHATIB (AFP/Archives)

Un haut responsable du Hamas Khalil al-Hayya a affirmé que les efforts égyptiens étaient proches d’un succès. « Ces efforts vont réussir bientôt, grâce à la détermination que notre peuple », a-t-il proclamé vendredi aux manifestants.

Lors d’une de ces émeutes dans l’est de la bande de Gaza, des membres des services de sécurité du Hamas ont été vus empêchant des manifestants de s’approcher de trop près de la barrière.

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Contrairement aux manifestations précédentes des semaines précédentes, les émeutiers n’ont pas lancé de cerf-volants incendiaires vers le territoire israélien.

MAHMUD HAMS (AFP)Des manifestants palestiniens face à du gaz lacrymogène tiré par l’armée israélienne près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 2 novembre 2018
MAHMUD HAMS (AFP)

 

Cette visite était la première visite annoncée du genre qu’effectuent des responsables des services de sécurité égyptiens. Les membres de la délégation ont assisté brièvement à des manifestations dans le nord de la bande de Gaza, selon un communiqué du comité organisateur de ce mouvement de protestation.

Selon des témoins, une voiture avec à son bord des membres de la délégation égyptienne s’est rendue brièvement sur un des sites de manifestations, à quelques centaines de mètres de la barrière israélienne avant de rebrousser chemin.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait assuré mardi qu’Israël agissait « pour empêcher une crise humanitaire » à Gaza. « C’est pourquoi nous acceptons les efforts de médiation égyptienne et de l’ONU afin que le calme règne et que les questions d’électricité soient réglées », avait-il ajouté.

Depuis le 30 mars, les abords de la barrière entre la bande de Gaza et Israël sont le théâtre de vastes émeutes.

Au moins 218 émeutiers palestiniens, dont de nombreux membres d’organisations terroristes, ont été tués lors d’affrontements avec l’armée israélienne.

Un soldat israélien a également été tué par un sniper palestinien.

L’Etat hébreu et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu régulièrement remis en cause depuis le conflit de 2014.

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