Jour de jeûne du 17 Tamouz

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Le siège et la destruction de Jérusalem par les Romains sous le commandement de Titus. Oeuvre du peintre David Roberts.

Aujourd’hui, c’est le 17 Tamouz, l’un des quatre jours de jeûne du peuple juif instaurés par les prophètes (Zacharie) et nos Sages, marquant le départ des trois semaines de deuil consacrées à la destruction des Temples.

Le jour du 17 Tamouz correspond à plusieurs drames :

  • La faute du veau d’or et le bris des premières tables de la Loi ;
  • l’interruption du korban tamid (offrande perpétuelle) lors du siège babylonien de Jérusalem, pour la première fois dans l’histoire ;

  • la crémation d’un rouleau de la Tora par le chef militaire romain Apostamos.

Le jeûne est en vigueur de l’aube au crépuscule, sans restrictions d’activité. Il est permis de manger la nuit, qui précède, mais il faut cesser une demie heure avant l’aube.

Les femmes enceintes ou allaitantes et les malades en sont dispensés. Cette année-ci, avec la menace de l’épidémie, il est plus encore recommandé de demander aux décisionnaires face à tout doute s’il est bon de jeûner, étant entendu que le jeûne affaiblit la personne et peut la mettre en danger.

Le jeûne du 17 tamouz étant public, il donne lieu à une bénédiction particulière aux jours de jeûne, ‘Anénou (« réponds-nous »), intercalée dans la Chemoné ‘Essré lors des offices de prière du matin et de l’après-midi. Dans la prière individuelle, les fidèles l’incluent dans Chomé’a tefila (sans ‘hatima). Au cours de la répétition de la prière par l’officiant, celui-ci la récite après la bénédiction Goël Israël (avec ‘hatima).

LIRE  Parachath Vayikra

Dans les Tahanounim du matin on inclut des seli’hot implorant le pardon divin (les rites ashkenaze et sfard ajoutent en outre la récitation de l’Avinou Malkénou). Trois hommes sont appelés pour la lecture de la Tora dans Vaye’hal Moché (Exode 32:11-14 et 34:1-10), dans laquelle Moché intercède en faveur de son peuple après la faute du Veau d’or.

Lors de l’office de l’après-midi, les rites ashkenaze et sfard font suivre cette lecture de la haftara (section de lecture dans les Livres prophétiques) Dirshou Hashem (Isaïe 55:7 – 56:8).

Durant la période des Trois semaines qui s’ouvrent là, diverses restrictions ont court, toutes dans le but de marquer le deuil face à la destruction des Temples, en particulier par le fait que l’on n’effectue pas de mariages.

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