L’« affaire Mandelblit »

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C’est lancé ! Malgré les efforts des personnes impliquées, et des media, l' »affaire Mandelblit » semble lancée ! Le ministre de la Justice, O’hana : « Ceci aurait du provoquer un tremblement de terre réel. Si ce qu’a fait Mandelblit n’avait pas desservi le groupe « Tout, sauf Bibi », je n’ai aucun doute que la presse aurait fait de cela le scandale le plus lourd qu’Israël n’a jamais connu ! »

Eli Zippori : « Mandelblit a apparemment été victime de chantage de la part de Shai Nitzan après avoir détenu des enregistrements secrets très graves qui auraient du faire l’objet d’une enquête. Il s’agit du plus grand cas de corruption du pays. Mais le silence sur cette affaire est pour l’instant encore bien gardé. »

L’ancien député Ariel Kellner : « Les publications sur Mandelblit sont un véritable tremblement de terre. Je pensais que l’acte d’accusation qu’il avait déposé contre Netanyahou était de mauvaise foi, mais je ne pensais pas que ses motifs étaient si graves. Quiconque est inquiet pour le pays devrait pousser des hauts cris contre ce qui se passe ici. »

• Le commentateur communautaire Yitzhak Feldman : « S’il s’agissait d’une autre personne et non de Mandelblit, son histoire bouleverserait l’État tout entier ».

Il n’est pas sans intérêt de voir à présent si les media sont capables de se reprendre, ou s’ils vont continuer à noyer le poisson… Idem du reste pour l’appareillage juridique, qui risque de sortir de cette affaire avec une nouvelle perte de confiance de la part du public.

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1 Commentaire

  1. Enfin, ce n’est pas trop tôt. A moins que…
    Toujours est-il qu’il est difficile d’être d’accord avec Netanyahou dans sa position vis-à-vis des médias. Il n’y a pas longtemps encore, il s’est écrié que les médias faisaient tout pour le discréditer et le faire tomber.
    Un langage plus précis serait bénéfique pour tout le monde et apporterait une solution à un faux paradoxe ridicule.
    Les « médias » agiraient contre lui? Non. Les médias, ce sont des appareils qui permettent de diffuser des sons et des images. Ce sont des outils. Par contre, les personnes qui les phagocytent cherchent effectivement noise au Premier ministre.
    Or, ces systèmes sont à la disposition de l’Etat, donc des élus. Il se trouve qu’une très ancienne majorité qui se servait des médias publiques n’a pas restitué ce système d’Etat en laissant en poste ses porte-paroles. De fait, une minorité idéologique s’en sert comme d’une radio pirate ou privée, et ce précisément dans un pays où la radio libre n’existe pas.
    Je me souviens assez précisément qu’en France, dès son élection en 81, Mittérand n’a pas attendu pour faire le ménage. Notamment, le directeur de l’information d’une grosse chaîne d’Etat, qui le méprisait ouvertement, a été décollé de son siège. Les journalistes de la majorité ont peut-être été un peu intimidés ou hésitants au départ, mais c’est un métier qui entre vite.

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