Le parti de Macron enterre le rapport Sarah Halimi !

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Le parti de Macron enterre le rapport Sarah Halimi : silence assourdissant du CRIF et du Grand rabbin de France

C’est avec un profond sentiment d’injustice et d’amertume que le député Meyer Habib, président de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Sarah Halimi, s’est présenté aux journalistes lors d’une conférence de presse aux côtés des députés Constance Le Grip et François Pupponi.

Les trois députés ont refusé de voter en faveur du rapport final de cette instance dans laquelle ils ont siégé durant plusieurs mois. Le rapport a été enterré par les députés de La République En Marche, le parti du président Macron.

« Je n’ai pas voté ce rapport parce que c’est un scandale. Je suis en colère. Ce n’est pas une affaire politique. On a tué une femme française parce qu’elle était juive. Les représentants de la Nation ont refusé d’écrire la vérité, ont refusé de venir avec nous sur place, se mettre dans les conditions pour savoir si oui ou non la dizaine de policiers qui nous disent qu’ils n’ont pas entendu un seul cri d’une femme massacrée à mort pendant 14 minutes dont tous les voisons sont réveillés mentent ou pas. Et oui ils mentent », a affirmé l’élu chez nos confrères de Radio J.

« Ils n’ont pas mis le témoignage des témoins dans le rapport, des témoins, des témoins qui ont tout vu, qui ont été eux mêmes à la police », a-t-il accusé.

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« Comment vous imaginez que tous les députés hors LREM ne l’aient pas voté, je ne parle même pas du fait que la gauche n’ait jamais venu même une journée. Jaurès se retournerait dans sa tombe. Où sont les Socialistes ? On tue une Juive à Paris, ce n’est pas grave on passe à l’affaire suivante ? Parce que si c’était quelqu’un d’origine musulmane, d’origine africaine qui a tué, massacré une juive. Mais c’est quoi ce scandale ? Mais de grâce, aujourd’hui je parle de faits, je ne parle pas d’Israël, de Netanyahu, de Judée-Samarie, je parle d’une femme qui a été tuée. Les gens voient Meyer Habib et donc Israël. Les policiers ont tous été briefés avant de venir. J’ai les témoignages audios de policiers qui nous ont dit qu’ils ont eu beaucoup de mal avec notre commission d’enquête. Je n’ai pas pu faire 30% des auditions que je voulais faire. Une fois que le rapporteur était parti, j’ai pu commencer à en faire », a-t-il expliqué.

« C’est une affaire dramatique. C’est une seconde affaire Dreyfus, c’est un déni, c’est une honte. Il n’y a pas eu de procès. L’assassin est en train de sortir, il est sorti 2 semaines sur place. La policière musulmane l’a mis à témoigner devant la commission d’enquête, elle a eu tellement de mal à venir. Elle le connaît depuis qu’il est né et elle nous a dit que bien évidemment il n’est pas fou, chacun le sait. Il a peut-être eu une bouffée délirante comme tout assassin lorsqu’il commet ce crime, après il redevient normal. Est-ce qu’il doit aller en prison ? Il doit aller en prison toute sa vie », a martelé le député.

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« Ça suffit. Aujourd’hui je peux me lâcher, c’est une des premières fois que je me lâche, je ne l’ai même pas fait en conférence de presse hier (mercredi) en commission, j’essaye d’avoir mon rôle de président, me taire et prendre sur moi. Ça fait des mois que je me tais, aujourd’hui je n’en peux plus. C’est une seconde affaire Dreyfus, cette affaire Sarah Halimi. Sa famille ne peut pas faire son deuil. J’étais sur sa tombe avec William Attal, avec les enfants, avec Jonathan, c’était une femme tellement extraordinaire », a-t-il fustigé.

« Je suis déçu de ce pouvoir, je suis déçu d’Emmanuel Macron, je suis déçu de ces députés et de la façon dont ils se sont comportés dans cette affaire. Le président à Jérusalem avait pourtant émis un espoir. L’affaire n’est pas terminée. La suite à présent ? Moi, je ne lâcherai pas tant que justice ne sera pas faite », a-t-il conclu.

La Rédaction Le Monde Juif .info | Photo : DR

1 Commentaire

  1. Le problème est connu depuis le début et c’est la seconde fois qu’il y a donc une tentative d’étouffer le dossier : reconnaître la vérité serait se mettre toute la police à dos, et le gouvernement ne peut pas, surtout que derrière une police inefficace il y a la politique sécuritaire, enjeu des élections à venir…

    Les flics ont eu peur ! Ils ont appelé la brigade anti-terroriste et n’ont rien fait.

    La justice a tenté d’enterrer le dossier (ce qui était aussi l’objet de l’enquête parlementaire), mais sans faute professionnelle, tout dans l’hypocrisie procédurière légale… Une autre rapporteuse a précisé les limites de la mission parlementaires : y-a-t-il eu des dysfonctionnements : non, les juges avaient le droit de faire le minimum et le flics ont le droit d’appeler la brigade anti-terroriste… surtout quand ils ne savaient pas que c’était un acte terroriste comme ici…

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