Le rabbi de Kalov, par. Ki Tavo : Le combat du Juif pour ses valeurs

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« Et tous les peuples de la terre verront que le Nom de l’Éternel est associé au tien, et ils Te redouteront » (Devarim 28,10).

On relate que le ‘Hafets ‘Haïm s’était exprimé une fois sur la folie autour de la dépendance aux matchs de football qui commençait à se développer à son époque. Il y associait le verset suivant : « Et tu tomberas en démence » (Devarim 28,34), car il est tout à fait illogique d’investir tant de temps et de moyens pour une activité dépourvue de but.

Le Maguid de Jérusalem, rabbi Chalom Schwadron, eut l’occasion un jour de participer à un repas dans une ville en dehors d’Erets Israël, et s’aperçut que tous les Juifs présents arboraient un air triste. Lorsqu’il interrogea les personnes présentes, on lui raconta que l’un des héros du sport de ce pays venait de mourir dans un accident, et tout le monde prenait le deuil pour lui et s’apprêtait à participer à son enterrement prévu le jour même. Rabbi Chalom s’exclama alors : « Mes amis, vous voulez assister aux funérailles de cette vedette sportive ? Là où je réside à Cha’aré ‘Hessed, à Jérusalem, vit un chat qui grimpe sur les arbres les plus hauts en l’espace d’un instant, de bas en haut. Il est mort hier, venez à son enterrement…»

Et de poursuivre : « Lorsqu’un homme est doué d’un talent spécial pour le saut ou la course, il n’apporte rien de spécial à l’humanité, et cela n’a rien à voir avec ses qualités humaines. Dans ce domaine, la puissance de l’animal est supérieure à celle de l’homme, et il n’y a aucune raison d’admirer un homme à ce titre. Il nous faut admirer uniquement un homme qui effectue un travail constant sur lui, et qui progresse dans la sagesse et les vertus. Ainsi, il contribue à la société et accomplit sa mission sur terre. »

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Ces propos du Maguid de Jérusalem sont des évidences comprises par toute personne sensée qui réfléchit à ce sujet. Or, les marques de sport investissent beaucoup dans les journaux et autres formes de publicité, pour donner au peuple le sentiment factice que ce sport est absolument indispensable, pour les inciter à regarder les matchs et à y consacrer de nombreuses ressources.

Vingt-deux hommes courent autour d’un ballon, alors que 200 000 personnes les regardent. Si l’un des joueurs parvient à donner un coup de pied puissant, et que le ballon arrive à entrer dans le goal, alors 200 000 personnes se lèvent comme un seul homme et applaudissent, ivres de joie. C’est d’une bêtise absolue.

La dépendance à l’égard des matchs de football symbolise le mode de vie de la majorité des hommes de notre époque ; au lieu de faire appel à leur tête, ils font appel à leurs pieds. S’ils utilisaient à bon escient leurs pensées logées dans la tête, située au haut du corps, dans le but de diriger les autres parties du corps dans la voie du bien, alors on ne gaspillerait pas tant de temps et d’argent pour des matchs de foot. Au lieu d’assujettir les pieds à la tête, ils assujettissent la tête aux pieds.

Ce n’est qu’un exemple de l’illogisme qui règne à notre époque, par le biais d’influences de divers groupes, qui s’efforcent de diffuser dans le monde des théories dans leur propre intérêt, et à cet effet, déploient d’immenses efforts pour les faire apparaître comme des choses indispensables, pour le bien de l’humanité, alors qu’ils n’apportent aucun bienfait, et souvent, développent des désirs néfastes pour l’homme.

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En revanche, les Bené Israël se conduisent selon la sainte Tora qui nous a été donnée par le Créateur loué soit-Il, et ne sont pas attirés par les tendances et les sentiments factices qui se développent dans la rue, mais continuent à faire bon usage de leur esprit qui domine le cœur et les autres organes, pour suivre la voie du bien, à l’image de nos ancêtres il y a plusieurs milliers d’années. Ils ne se laissent pas séduire par un désir de suivre de nouvelles voies qui éloignent l’homme de son but et de sa mission réelle.

Les Juifs vivent ce renforcement de la domination de l’esprit sur le cœur, par le biais de la Mitsva des Tefilinnes de la tête, comme nous le disons avant de mettre les Tefilinnes : il s’agit d’assujettir les désirs et pensées de notre cœur pour les orienter vers le service de Hachem, loué soit-Il. De ce fait, nos Sages (Mena’hoth 43b) ont indiqué que tant que l’homme porte des Tefilinnes sur sa tête et sur son bras, il ne sera pas induit à fauter.

La conduite de ces hommes respectueux de la Tora et des Mitsvoth est une source d’irritation constante pour ceux qui cherchent à imposer dans le monde de nouvelles perspectives qui présentent des nouveautés comme indispensables à la réussite de l’homme. Tant qu’il reste des groupes d’individus qui suivent la voie ancienne, et qui réussissent dans la vie, éprouvent de la satisfaction et de la joie, ils mettent en danger la volonté de ces hommes qui diffusent dans le monde entier ces théories affirmant qu’il est impossible de vivre selon le mode de vie ancestral qui est le nôtre.

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C’est pourquoi, nous constatons, à notre époque, qu’ils cherchent à tout prix à exercer un contrôle sur les programmes scolaires de nos écoles, car ils veulent nous forcer à éduquer nos enfants selon leur vision.

Le roi David, que la paix soit sur lui, l’avait déjà prophétisé (Tehilim, chap.2) : « Les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent ensemble contre l’Eternel et Son oint. « Brisons [disent-ils] leurs liens. Rejetons loin de nous leurs chaînes ! » » Nos Sages, dans le Midrach Tehilim, l’interprètent ainsi : «Brisons leurs liens» – il s’agit des Tefilinnes du bras, «Rejetons loin de nous leurs chaînes » : ce sont les Tefilinnes de la tête. Les nations du monde cherchent à éliminer nos Tefilinnes, pour réduire notre force à zéro. Et de poursuivre : « Celui Qui réside dans les cieux en rit, le Seigneur se raille d’eux » : avec l’aide de D’, ils ne réussiront pas dans leur projet.

Nous pouvons ainsi interpréter le verset de notre paracha : « Et tous les peuples de la terre verront » : lorsque tous les peuples qui souhaitent placer le matériel au-dessus de tout, « que le nom de l’Éternel est associé au tien » : lorsque le Juif porte sur sa tête des Tefilinnes avec le Nom de Hachem, comme l’expliquent nos Sages (Berakhoth 6) : par les Tefilinnes de la tête, l’homme maîtrise son esprit et ensuite : « et ils Te redouteront » : ils craindront les Juifs qui portent atteinte à leurs plans.

Chabbath Chalom !

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