Le rabbi de Kalov sur la parachath Bo : déceler l’intervention de la Providence divine

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Parachath Bo : déceler l’intervention de la Providence divine

« Et afin que tu racontes à ton fils, à ton petit-fils, ce que J’ai fait aux Égyptiens et les merveilles que J’ai opérées contre eux ; vous reconnaîtrez ainsi que Je suis l’Éternel » (Chemoth 10,2).

Autrefois, les Sages des nations cherchaient à découvrir une explication à la propagation des maladies contagieuses, mais ne parvinrent pas à découvrir comment une maladie se transmet d’une personne à l’autre.

La réponse à cette question a été éclaircie par nos Sages dans la Guemara (Berakhoth 6a) et le Midrach (Tan’houma Michpatim 19). Dans l’air, circulent de petites créatures invisibles à l’œil nu, surnommées des esprits malfaisants ou nuisibles, car ils peuvent porter atteinte à l’homme. D’après les anciens Mekoubalim, les épidémies interviennent par le biais d’êtres nuisibles et dangereux qui s’attachent à l’homme et se transmettent d’un homme à l’autre en période d’épidémie.

Pendant des siècles, la majorité des savants des nations se moquèrent des propos de nos Sages, réfutant l’existence de ces créatures infimes au point d’être invisibles à l’œil nu. Mais depuis ces deux cents dernières années, après l’intervention de la Providence divine qui permit la découverte du microscope grâce auquel il est possible de voir d’infimes choses, ils commencèrent à voir concrètement l’existence, dans l’atmosphère, de virus qui diffusent des maladies et des pandémies. D’après les grands Tsadikim, ces virus font partie du système des êtres nuisibles dont l’existence nous était déjà connue par les sources de la Tora.

Mais il existe une question à laquelle les nations du monde ont du mal à trouver une réponse : si, dans l’air, circulent des virus qui infectent l’homme et se propagent rapidement, quel est le facteur induisant qu’à certaines périodes, ils se répandent dans le monde, tandis qu’à d’autres, ils cessent de se propager ?

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Nous trouvons également une réponse dans les propos de nos Sages, qui nous dévoilent (dans le traité Pessa’him 112b) que ces êtres nuisibles se trouvent généralement dans un lieu inhabité, comme dans le pôle nord ou le pôle sud, où il est impossible de résider en raison du froid. Aussi, lorsque le Saint béni soit-Il désire faire venir une pandémie dans le monde, Il envoie ces êtres nuisibles dans des lieux habités, comme l’indiquent un passage des Pirké Derabbi Eliézer (3) ainsi que le Ramban (Vayikra 17,7).

Toute personne qui médite à ce sujet peut déceler la main du Saint béni soit-Il qui dirige le monde et exerce Sa Providence particulière sur les créatures. Nous apprenons de là que tout est dirigé par D’, même si d’après un regard extérieur, les choses semblent se dérouler naturellement.

Un exemple d’une providence particulière est la plaie des sauterelles : des essaims entiers de criquets, situés dans le désert, se rassemblent et migrent vers une certaine contrée et y ravagent les récoltes. Ce phénomène extraordinaire indique clairement la Providence de Hachem dans le monde, car il n’est pas dans la nature des animaux de quitter sans raison leur lieu de résidence pour se rendre dans un autre pays.

Certains oiseaux migrent en été et en hiver, mais c’est en raison du froid qui s’installe ou de la chaleur, et ils le font chaque année. Mais le phénomène des sauterelles qui migrent parfois subitement au courant de l’année dans un autre pays, est inexplicable.

Cette migration n’est pas motivée par la recherche de nouvelles sources d’alimentation, suite à une famine sur place, en raison d’une présence massive de cette espèce. Les essaims de criquets partent en migration bien avant d’avoir achevé les récoltes de leur propre pays.

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La plaie des sauterelles s’explique uniquement du fait que ces criquets sont les soldats de D’, qui les envoie dans un pays particulier lorsqu’Il désire punir les résidents de ce lieu. Comme l’indique le Midrach (Psikata Zoutrata, Chemoth 10,14) à propos de la plaie des sauterelles : « Regardez comme les actions de D’ sont remarquables, ces sauterelles vivent dans un pays où aucun humain ne les voit. Comme D’ leur prescrit d’aller consommer la récolte d’un pays qui a suscité Sa colère, elles s’empressent de réaliser la mission du Saint béni soit-Il. »

Dans le Midrach Pérek Chira, une sorte de sauterelle, le ‘hassil, entonne un chant à Hachem, récitant un verset dans Yechayahou : « Éternel, tu es mon D’ ! Je veux t’exalter et louer Ton nom, car tu as accompli des merveilles, parfaitement fidèle aux résolutions prises dès longtemps. » Les commentateurs expliquent que ce verset vise le prodige accompli par le Saint béni soit-Il lors de la plaie des sauterelles en Égypte, pour tenter de contrer l’hérésie des Égyptiens, lorsqu’Il envoya la plaie des sauterelles de loin, ce qui entraîna un renforcement de la émouna dans la Providence divine.

Rabbi Aharon Hagadol de Karlin zatsal rentra un jour d’un voyage chez son rav, le Maguid de Mézéritch, et rencontra son beau-père qui était un opposant au ‘Hassidisme. Son beau-père lui demanda ce qu’il avait étudié chez son rav et celui-ci répondit qu’il avait appris l’existence du Créateur du monde. Son beau-père appela un enfant et lui demanda qui avait créé le monde, et l’enfant répondit que Hachem, loué soit-Il, a créé le monde. Le beau-père lui rétorqua alors : « Tu vois, même un enfant le sait ! » Rabbi Aharon répondit alors : « Il le dit – et je le sais. » L’idée est qu’il ne ressemble pas à un enfant à qui, lorsqu’on pose la question, se souvient de la réponse et répond que Hachem a créé le monde. Il a, pour sa part, accédé au niveau où il sait que Hachem, loué soit-Il, fait vivre le monde et le dirige à tout moment, il s’agit d’une connaissance ancrée constamment dans la pensée de l’homme.

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C’est pourquoi nous pouvons affirmer à propos de la plaie des sauterelles qui renforça la émouna dans la Providence constante du Créateur : « Et afin que tu racontes à ton fils, à ton petit-fils, ce que J’ai fait aux Égyptiens et les merveilles que J’ai opérées contre eux » : il faut toujours enseigner aux enfants à observer les événements dirigés par la Main divine, car par ce biais, on mérite de parvenir à ce niveau : «vous reconnaîtrez ainsi que Je suis l’Éternel » : vivre avec la émouna dans la Providence du Créateur.

Chabbath Chalom !

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