Les États-Unis attaquent cinq bases du Hezbollah après la mort d’un de leurs ressortissants

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C’est ce qu’a annoncé l’armée américaine ce dimanche 29 décembre : cinq bases situées en Irak et en Syrie ont été visées par des tirs américains, faisant 19 morts. Les cibles appartenaient au Kataeb Hezbollah, un mouvement proche du Hezbollah pro-iranien. Ces frappes ont été effectuées par les États-Unis deux jours après la mort d’un ressortissant américain lors d’une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk. Les tirs « affaibliront les capacités du Kataeb Hezbollah à mener de futures attaques contre les forces de la coalition« , a déclaré Jonathan Hoffman, porte-parole du Pentagone. Et de préciser que trois des bases visées se trouvaient en Irak, pour deux en Syrie.

De son côté, le chef du Pentagone Mark Esper estime que les frappes ont été « un succès« , et n’exclut pas « des actions supplémentaires si nécessaire afin d’agir pour notre autodéfense et pour dissuader des milices ou l’Iran« .

Représailles

Quelques heures après les frappes américaines, quatre roquettes ont été tirées en direction d’une base américaine près de Bagdad, sans faire de victime. En deux mois, il s’agit de la douzième attaque contre une base militaire irakienne où sont postés des soldats ou des diplomates américains.

Mi-décembre, les États-Unis avait appelé le gouvernement irakien à « prendre des mesures » pour faire cesser les attaques en Irak contre des intérêts américains.

Qu’est-ce que le Hezbollah?

Ce mouvement, qualifié par certains de groupe terroriste et par d’autres de parti politique, a été créé en 1980 pour défendre le Liban contre une intervention militaire d’Israël. Il s’agit d’une organisation militaire musulmane chiite, politiquement très puissante au Liban. En partie grâce à lui, les forces israéliennes ont effectivement quitté le Liban en 2000. Le Hezbollah est dirigé par Hassan Nasrallah depuis la mort d’Abbas Moussaoui en 1992. L’organisation assure également la sécurité dans les quartiers chiites du Liban, en plus des autorités nationales.

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Source www.rtbf.be

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