L’ex-premier ministre néerlandais compare les arrestations de terroristes palestiniens aux pratiques nazies

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Un leader juif hollandais a critiqué un ancien premier ministre des Pays-Bas pour avoir utilisé un mot largement associé à l’Holocauste pour décrire les arrestations de palestiniens par Israël.

Dries van Agt, un activiste pro-palestinien qui a déclaré en 2012 que les Juifs auraient dû obtenir une terre en Allemagne » au lieu d’Israël parce que la « Seconde Guerre mondiale n’avait rien à voir avec le Moyen Orient », a utilisé le mot « razzia » sur Twitter pour décrire les arrestations de terroristes présumés la semaine dernière.

Personne n’est mort lors des arrestations.

Originaire de l’arabe, le mot signifie invasion ou raid. Mais selon Ronnie Eisenmann, ancien dirigeant de la communauté juive d’Amsterdam et actuel président du centre d’information et de documentation sur Israël, « il est surtout utilisé dans le contexte nazi » en néerlandais.

Selon l’encyclopédie néerlandaise ENSIE, « le mot ‘razzia’ aux Pays-Bas est principalement utilisé en relation avec l’époque de l’occupation allemande. »

Eisenmann a appelé l’utilisation par Van Agt du terme « inacceptable et inapproprié », ajoutant que les Juifs hollandais « sont maintenant habitués à cela de Van Agt ».

Bart Vink, un représentant du parti de gauche D66, qui est relativement critique envers Israël, a également condamné l’utilisation du mot par Van Agt. « Votre langage, vos préjugés et votre unilatéralité sont répréhensibles », a écrit Vink à Van Agt sur Twitter. « Encore une fois, vous nuisez à la cause palestinienne. Dommage, eux aussi méritent mieux. »

Van Agt a servi comme premier ministre au début des années 1980. En 2008, il a pris la parole lors d’un rassemblement à Rotterdam au cours duquel le chef du groupe terroriste Hamas, Ismail Haniyeh, a prononcé un discours vidéo retransmis par satellite.

Van Agt a déclaré qu’il n’accepterait pas la définition du Hamas en tant qu’organisation terroriste, sauf si la même définition s’appliquait à Israël. Il a également appelé à l’arrestation et au procès du premier ministre israéliens Benyamin Netanyahou pour des crimes de guerre présumés.

Van Agt a été accusé d’antisémitisme depuis les années 1970, et a toujours démentis.

En 1972, alors qu’il était ministre de la Justice, Van Agt a déclaré : « Je ne suis qu’un aryen », en parlant à un journaliste de son intention d’obtenir la libération de prisonniers nazis pour des raisons de santé.

Suite à la publication de la déclaration et du scandale qui a suivi, Van Agt a dit qu’il voulait dire que la libération serait difficile pour lui parce que son prédécesseur juif avait, selon Van Agt, essayé et échoué.

L’alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, un organe intergouvernemental composé de 31 pays, dont les Pays-Bas, a adopté l’an dernier une définition de l’antisémitisme qui comprend des comparaisons de la politique israélienne contemporaine avec celle des nazis. Les critiques de cette définition allèguent qu’elle est inexacte et qu’elle limite potentiellement la liberté d’expression sur le sujet d’Israël.

Source www.juif.org

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