L’homme de la sécurité…

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La fin du mandat de Moché Ya’alon en tant que ministre de la défense est vécue par le monde arabe, et en particulier par les dirigeants palestiniens, comme un coup porté à l’équilibre sécuritaire de la région. Rappelons en effet que depuis mars 2013, où il occupe ce poste, Moché Ya’alon a eu le temps de tisser un certain nombre de liens stratégiques importants, notamment avec Abdel Fatah Al Sissi, président de la République arabe d’Egypte depuis 2014, mais aussi avec la capitale jordanienne, Aman, où il s’est rendu secrètement à de nombreuses reprises.

Pourtant, Ya’alon était également parvenu à créer un climat de confiance avec les Palestiniens, estimant en retour qu’il était possible de faire confiance à l’équilibre politique tel qu’il l’a édifié pendant 3 ans. C’est en effet au ministre de la défense sortant que l’on doit la stabilité sécuritaire dans les territoires, à l’image, par exemple, de l’amélioration des conditions des Palestiniens lors de leur contrôle aux check-points de Yehouda et Chomron. Comme le rappelle Yohav Mordekhaï, l’un des responsables des actions gouvernementales dans les territoires, il est fondamental de continuer à faire une distinction entre l’attitude adoptée face à des terroristes  isolés, et le comportement à avoir envers toute une population.

Grâce à Ya’alon en effet, même pendant les heures noires de la dernière Intifada, la coopération avec l’Autorité palestinienne n’a jamais cessé. Les Palestiniens ont aussi arrêté des dizaines de terroristes, tout comme ils ont livré à Israël des informations de la toute première importance sur les différents réseaux terroristes du pays, ou sur des actions qui se préparaient sur le terrain contre les intérêts d’Israël.

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Au sein du ministère des affaires étrangères de Ramallah, on voit donc d’un très mauvais œil la nomination de Liebermann à la défense.

« Ce choix de Netanyahou est clairement une réponse à la tentative française de revenir à la table des négociations. Son message est sans équivoque : il préfère jouer le jeu des extrêmes plutôt que de chercher à s’engager sur des chemins ayant une chance de conduire à une paix durable. […] En agissant de la sorte, Netanyahou risque de faire de son gouvernement le plus extrémiste qu’Israël ait jamais connu… »

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