Lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple…

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« Or, lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, D’ ne les dirigea point par le pays des Philistins, lequel est rapproché parce que D’ disait : « Le peuple pourrait se raviser à la vue de la guerre et retourner en Égypte » » (Chemoth/Exode 13,17).

Le ‘Hafets ‘Hayim rentre dans les détails de cette décision qu’a prise l’Eternel : deux voies étaient possibles. L’une passait par la terre des Philistins, l’autre par le désert. Chacune des deux avait ses qualités, mais aussi ses défauts. Passer par un pays civilisé était facile, car il était alors simple d’obtenir du ravitaillement. D’un autre côté, l’influence des Philistins pouvait être dangereuse, puisque le peuple sortait juste des 49 portes d’impureté d’Egypte Qui pouvait assurer alors qu’il ne reviendrait pas à perdre de nouveau son identité ?

La voie du désert permettait d’éviter ce danger, mais il n’était pas donné d’y trouver de la nourriture, quand parfois, c’était même totalement impossible.

L’Eternel fit le choix de les faire passer par le désert, et d’éviter la terre des Philistins avec toutes ses incitations au mal. La nourriture ? Ce problème fut résolu de manière miraculeuse, par la manne, comme on le sait.

« De là, conclut le ‘Hafets ‘Hayim, on peut apporter une réponse implacable à tous ceux qui se lancent dans un travail étranger au peuple juif et à sa Tora, pour gagner leur vie. Si l’Eternel a pu fournir du ravitaillement à 600.000 personnes, en faisant tomber du pain du ciel, à plus forte raison pourra-t-Il assurer à toute personne qui respecte les mitsvoth et les lois de la Tora sa subsistance, tant qu’elle ne suit pas des voies aberrantes ! »

 

Extrait du Magazine Kountrass 182 / Janvier 2015

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