Même Beilin veut un gendre juif !

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Pour quelle raison Yossi Beilin, l’un des chefs de file de la gauche israélienne, ne veut-il pas marier sa fille à un non-juif ?

C’était bien la dernière personne dont on aurait attendu une telle déclaration, et pourtant, l’ancien ministre de la justice et député du parti travailliste Meretz, l’un des chefs de file de la gauche israélienne a bien tenu les propos suivants :  « Le judaïsme passe pour moi avant tout, même avant l’Etat d’Israël ».

Lors du petit film en l’honneur du rav Eliachiv, « Torato oumanouto », Yossi Beilin fait des révélations surprenantes, expliquant par exemple ses préférences personnelles pour le mariage de ses enfants et la personne avec laquelle ils décideront de se marier.

« Je m’identifie avec cette fratrie, avec ce peuple et cette nation, plus qu’avec toute autre chose », a encore déclaré Yossi Beilin. « Israël est une merveilleuse garantie pour la sécurité et la survie du judaïsme. J’estime qu’il n’y a qu’en Israël que des Juifs laïcs inconditionnels comme moi peuvent avoir la certitude de préserver leur judaïsme, alors que dans de nombreux endroits du monde, ce qui les attend c’est tout simplement l’assimilation »

Dans cette vidéo, on voit alors Beilin se tourner vers la caméra, vraiment ému : « Je ne veux pas me retrouver un jour devant mes enfants pour leur dire : « Ne vous mariez pas avec des non-juifs. Parce qu’en tant que libéral, la chose m’est impossible. Mais je ne veux pas qu’ils se marient avec des non-juifs. Et la seule chose qui me permet encore de l’espérer, c’est le fait que mes enfants vivent ici, en Israël ».

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S’expliquant devant la presse, l’ancien ministre a ajouté : « …Si nos enfants se marient avec non-Juifs, la chaîne des générations sera brisée. »

Puis répondant à la question de savoir comment de telles affirmations étaient possibles de la part d’un homme libéral qui adhère à une vision du monde niant la supériorité d’un peuple sur un autre, Beilin a répondu qu’il n’y voyait aucune contradiction : « Le fait de préférer avoir un gendre ou une bru juifs est d’ordre sentimental, cela n’a rien de rationnel. Car du seul point de vue de la raison, je n’ai en effet aucune préférence pour tel ou tel peuple. »

 

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