Négationnisme polonais: la crise diplomatique s’aggrave entre Jérusalem et Varsovie

0
238

Le gouvernement polonais actuel n’aime pas que l’on remue trop le passé historique de son pays concernant la Shoah, surtout après l’adoption de la Loi sur la Shoah qui réécrit officiellement l’histoire de cette sombre période. d’un point de vue polonais. Mais voilà, la vérité historique est une et elle est implacable: énormément de Polonais ont collaboré avec les nazis et ce n’est pas sans raisons que ces derniers avaient décidé d’établir la plupart des camps de concentration et d’extermination sur cette terre imbibée d’antisémitisme.

Après les propos du Premier ministre Binyamin Netanyahou à Varsovie, sur la participation de Polonais (et non DES Polonais) à l’entreprise d’extermination des Juifs, le nouveau ministre des Affaires étrangères Israël Katz a attisé la colère des dirigeants polonais en déclarant lundi matin que “comme l’avait dit à l’époque Itshak Shamir, les Polonais avaient bu l’antisémitisme au sein de leur mère” et que “la nécessité d’une alliance stratégique entre Israël et la Pologne ne pouvait se faire au détriment de la vérité historique”. Ce qui est parfaitement exact mais a entraîné une réaction de l’ambassadeur polonais en Israël Marek Magierowski qui a dénoncé “des propos honteux, racistes et inacceptables”.

Suite à cela, après avoir annoncé dimanche qu’il ne viendra pas en Israël mardi pour assister au sommet de Vishograd et qu’il se fera remplacer par son ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre polonais Tadeusz Mazowiecki a carrément menacé lundi d’annuler la participation polonaise et a même évoqué l’hypothèse d’une rupture des relations diplomatiques avec Israël! Le porte-parole du gouvernement polonais a exigé des “éclaircissements précis de la part des autorités israéliennes après les propos du ministre des Affaires étrangères”.

LIRE  Pétrole, eau, islamisme et antisionisme en évolution

De son côté, le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Bartosz Cichocki a déclaré: “La Pologne est fière de prendre part aux efforts pour promouvoir la paix et la démocratie au Proche-Orient ainsi que de soutenir le droit d’Israël à la sécurité. Mais nous ne laisserons pas passer ces propos de racisme anti-polonais”.

Lors de son interview sur Israël Hayom, le ministre Israël Katz s’est toutefois dit convaincu que les intérêts supérieurs des deux pays finiront par prendre le dessus et que la crise sera résolue. “Mais en tant que fils de rescapés de la Shoah, je resterai intraitable sur le souvenir de cette période”, a rajouté le ministre.

A propos de cette crise, le ministre de l’Education Naftali Benett a déclaré: “Durant la Shoah et même après la Shoah, de nombreux Polonais ont participé à des actes antisémites. De l’autre côté, il y a eu des Polonais qui ont été des Justes des Nations en sauvant des Juifs. Il est interdit de falsifier l’Histoire dans le but de ne pas froisser les relations diplomatiques”.

Plus ferme encore, Ayelet Shaked a dit: “Ce n’est pas nous qui sommes responsables de cette crise. Nous nous devons de nous en tenir à la vérité historique. Naftali Benett et moi-même nous étions opposés à la signature de la déclaration commune israélo-polonaise. Nous ne baisserons pas la tête face aux tentatives de réécrire l’Histoire de la part des autorités polonaises. Les relations avec la Pologne sont importantes mais nous privilégions la vérité historique même si c’est au prix d’une annulation de l’arrivée de la délégation polonaise en Israël”.

LIRE  Sondages de fin de semaine: légère avance pour Bleu-Blanc mais le bloc de droite augmente

Source lphinfo.com

Aucun commentaires

Laisser un commentaire