Peut-on appeler une rue « re’hov harav Steinmann » ? Pas à ‘Hadéra…

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Ill : ‘Hadéra a déjà, depuis deux ans, un axe important portant le nom du rav Ovadia Yossef zatsal.

 

C’est en tout cas ce qu’a exigé un homme politique local lié au parti de Yaïr Lapid, Yech ‘atid ! En effet, divers représentants religieux ont présenté une telle demande aux responsables municipaux de ce domaine : accorder à l’une des rues de la ville le nom du rav zatsal, décédé voici peu. Cette proposition émanant de Malkiel Elbaz et de Ben Tsion Norman a entrainé Chaï Berakha à faire part d’une opposition très forte, en tout cas s’il s’agissait d’accorder ce nom à une rue où habitent des gens non religieux… « Cela peut froisser leurs sentiments »…

Même les délégués non religieux se sont élevés contre une telle position : comment peut-on dire qu’accorder le nom d’un rav à une rue va choquer des résidents non pratiquants ? L’une des personnes présentes, justement non religieuse, a soutenu que divers noms de rue de la ville de ‘Hadéra portent le nom de grands rabbanim, sans que jamais personne n’ait exprimé un tel sentiment.

Ben Tsion Norman, l’un des représentants orthodoxes, a rappelé la visite historique du rav Steinmann zatsal dans leur ville, quand l’ensemble de la population a rendu honneur à cette haute personnalité de la communauté orthodoxe ! « Tous ont vu en lui le dirigeant dépassant l’ensemble du peuple, qui a eu sur ses épaules la responsabilité du peuple juif durant des décennies entières », a-t-il ajouté.

Après une heure de discussion, la municipalité a admis le principe de donc donner son nom à l’une des rues de la ville, malgré cette opposition, considérée par tous comme maladroite.

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En tout cas, une bonne leçon pour quiconque a encore besoin de découvrir les valeurs de Yech ‘atid…

 

 

2 Commentaires

    • Exact.
      Mais le fait est que les journaux orthodoxes ont parlé de lui durant plus d’un mois, en long et en large, sans parler des jours eux-mêmes de sa disparition. Cela, sur les instructions de rav Kanievski : l’aspect « Kiddouch Hachem » a prit le dessus, l’influence positive que peut avoir le fait que l’on explique au public la particularité du rav, et son immense degré de sainteté et de travail sur soi.
      Dès lors, le fait d’accorder le nom d’une rue à ‘Hadéra n’est pas hors norme…

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