Oui ou non un gouvernement ?

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C’est la question qu’on peut se poser en ce vendredi, veille de Chabbath Be’houkotaï !

La réponse, ou plutôt la clé est entre les mains du sieur Liebermann, dirigeant du groupe (qui est parvenu à se hisser à la Knesseth en dernière minute) Israël Béténou, représentant les Russes en Israël. Les Russes arrivés lors des grandes ‘alioth modernes, bien entendu, non point avant la déclaration d’indépendance, donc des Russes « juifs », en tout cas, pour 25% d’entre eux, pas plus.

Or Liebermann sait très bien vendre sa marchandise : il fait tout pour repousser les partis religieux et leurs exigences, en particulier dans le domaine de la loi concernant le service militaire, et donc pour se montrer opposé à tout ce qui est religion, conduite qui a tout pour plaire aux Russes, fort anti-cléricaux par éducation.

Et pour obtenir un maximum de postes, en particulier, pour lui-même, pour revenir au poste de ministre de la Défense, où il a du reste lamentablement échoué, promettant de régler le problème de la Bande de Gaza en 48 h, mais on est longtemps après, et l’épine reste dans le pied…

Le problème avec Lieberman est qu’il sait marchander, et il a les nerfs solides. Du reste, parfois il échoue, lamentablement, car son jeu était périlleux, et il a manqué son but. Là, il se peut que cela va reprendre : Netaniahou perd patience (il ne reste que quelques jours pour présenter le gouvernement, et sinon, le président devra proposer ce job à d’autres, ou décider de nouvelles élections). Il propose de former un gouvernement avec 60 membres, donc juste 50% des députés, ce qui est fortement décommandé, car il suffit d’un député malade ou à l’étranger pour mettre le gouvernement en danger.

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Sans doute Netaniahou espère-t-il acheter quelques députés de Kakhol Lavan, ou autre, à l’aide d’un bon poste ministériel. Que ne ferait-on pas pour accéder à cela ?

Ou que Lieberman soit obligé de venir à quatre pattes pour glaner ce qu’on sera prêt à lui donner.

D’une manière ou d’une autre, l’image qui ressort de tout est de fort piètre niveau : elle prouve à quel point certains sont prêts à s’abaisser, pour avoir la gloire, ou la direction des affaires. Il se trouve que, pour 25% des gens, les questions religieuses sont importantes, et très certainement leur importent plus qu’à ces Olim non-juifs venus de Russie ! Mais pour M. Lieberman (ancien surveillant de boites de nuit, ce n’est pas beau de le rappeler, mais…), puisque se montrer intransigeant dans ce domaine lui apporte des voix, peu lui importe les autres.

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