Palmarès 2019 des lycées parisiens : Heikhal Menahem Sinaï en tête suivi de l’école Sinai

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Paris XVIIIe, hier. Joseph Pevzner est le directeur général des Institutions Sinaï

Voici notre tableau des 108 lycées de la capitale classés selon la « valeur ajoutée » apportée aux élèves. Le lycée privé Heikhal Menahem Sinaï (XXe) arrive en tête.

L’année 2018 a encore été un très bon cru pour le baccalauréat dans la capitale. Sur les 108 lycées parisiens publics et privés parisiens, 39 décrochent le très recherché 100 % de réussite, à une longueur du record de 2016. Ils sont même 81 établissements à dépasser les 95 % de bacheliers. Mais comme chaque année, notre classement privilégie « la valeur ajoutée » du lycée, un indice qui prend notamment en compte la capacité à faire progresser les élèves.

Un critère qui n’empêche pas les lycées privés de truster les premières places : ils sont 18 à se classer dans le top 30. Ce sont néanmoins les lycées publics qui opèrent les remontées les plus spectaculaires sur un an. La palme de la remontada revient au lycée Paul-Bert (XIVe) qui gagne… 62 places par rapport à l’an dernier. A noter également les belles performances des lycées Racine (+ 56), Turgot (+ 53), Jean-Drouant (+ 46), Maximilien-Vox-Art-Dessin (+ 39), Rabelais (+ 37) ou encore Diderot (+ 36), Chaptal (+ 35) et Buffon (+ 32).

A l’inverse, plusieurs établissements privés enregistrent des dégringolades impressionnantes par rapport à 2017 comme le lycée Jules-Richard Microtechniques (XIXe) qui perd 68 places, le lycée Albert-de-Mun (VIIe) qui recule de 48 cases, le lycée Carcado-Saisseval (VIe) qui décroche du haut du classement ou l’Ecole Napoléon (XIIe), qui en perd 32. Toujours dans le privé, on doit les plus fortes remontées à l’Ecole technique supérieure du laboratoire (+ 52) et au lycée Ozar-Hatorah (+ 34).

A Sinaï et Heikhal Menahem, on donne confiance aux élèves

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Paris, mardi 19 mars. Joseph Pevzner est le directeur général des Institutions Sinaï. LP/Nicolas Guyard

« C’est un des endroits les mieux gardés de France. On se croirait dans une banque », plaisante le directeur général des Institutions Sinaï, Joseph Pevzner. Il est vrai que devant l’établissement Heikhal Menahem, dans le XXe arrondissement, et Sinaï, dans le XVIIIe arrondissement, des vigiles en faction vous contrôlent avant de vous laisser pénétrer dans un sas à double ouverture. Ces deux lieux sont ouverts à toutes les confessions même si les élèves inscrits sont tous israélites tant les demandes sont fortes.

Qu’ont-ils donc de si précieux à protéger ? Les deux établissements sont arrivés premiers de notre classement des meilleurs lycées parisiens, avec chacun 100 % de réussite au baccalauréat, avec un taux de mention de 65 % et 67 % et un taux d’accès seconde-bac de 67 % et 87 %. Et ce n’est pas nouveau : le lycée Sinaï était déjà arrivé en tête de notre classement l’an dernier.

Comment l’institution, créée en 1965 à la demande du célèbre Rabbi de Loubavitch, figure emblématique de l’éducation aux Etats-Unis, décédé en 1994 à New York, est-elle parvenue à un tel niveau d’excellence ?

« Il faut croire en la capacité de chaque élève, lui inculquer des savoirs, mais aussi des valeurs morales », explique Joseph Pevzner. Comme c’était déjà le cas quand Hilel Pevzner, son père, dirigeait l’institution, le leitmotiv est de refuser toute forme de sélection à l’entrée et de ne laisser aucun enfant sur le bord du trottoir, spécialement entre la seconde et la terminale. C’est les raisons pour lesquelles ils sont en tête de notre classement. Avec 84 et 49 points de valeur ajoutée, ils explosent les valeurs attendues selon les critères de l’Education nationale (âge des élèves, profil social…).

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Dans ces deux établissements, qui accueillent 1750 élèves de la crèche à la terminale, toute l’équipe pédagogique se mobilise pour donner confiance à l’élève, en instaurant un accompagnement personnalisé, des stages de soutien pendant les vacances scolaires. Dans cette ambiance stimulante, l’élève se mobilise. L’absentéisme est très faible. Mais l’excellence a un coût : en moyenne 315 € par mois, cantine comprise.

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