Papa : « Bravo Myriam pour ta tenue ! »

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Autour de la table de Chabbatי, n° 350 Ki Tavo

Au début, notre פaracha traite de la Mitsva des Bikourim, les prémices. C’est une obligation qu’on les propriétaires terriens de la Terre sainte d’amener leurs fruits au Temple de Jérusalem une fois dans l’année. La Mitsva s’effectue sur les 7 fruits dictés dans la Tora : blé, orge, raisins, figues, olives, grenades et dattes. Lorsque les premiers fruits apparaissaient sur l’arbre, l’agriculteur prenait un ruban et le nouait sur le fruit pour le distinguer des autres. Lorsque les fruits étaient mûrs, notre homme les récoltait et les amenait à Jérusalem dans un panier. Le même jour, ils étaient confiés aux Cohanim. Le Cohen prenait le panier dans ses mains et faisait un balancement avec le propriétaire devant l’autel, et le propriétaire récitait (juste avant) à haute voix les versets écrits dans notre paracha. Il disait « Au début nos parents étaient idolâtres et Tu (D’) nous as rapprochés de Ton service… Nous étions esclaves en Egypte, on a prié et Tu nous as délivrés et ramenés en Terre sainte… ». Ce sont les paroles de reconnaissance des grandes bontés qu’Hachem a fait envers Son peuple.

Cette Mitsva, des Bikourim, nous apprend un fondement du judaïsme, la reconnaissance. En effet, l’homme d’une manière générale n’est pas enclin à ce trait de caractère, car reconnaitre les bienfaits reçus de son prochain n’est pas évident pour tous. La Tora vient nous donner un éclairage sur nos vies. Cela commence par être reconnaissant avec ton D’ ! Hachem te donne la vie, l’âme, une famille, des ressources etc… Seulement notre Yétser hara’ (mauvais penchant) fait que l’on n’aime pas se sentir redevable envers qui que ce soit. C’est pourquoi la Tora nous apprend que pour vivre une vie saine et spirituelle, il faut veiller à remercier Hachem pour toutes les bontés qu’Il nous procure. Et si on commence avec son Créateur, on aura peut-être la chance de compléter l’ouvrage avec ses proches et son entourage. Plus encore, le Sefer Ha’hinoukh première Mitsva de la paracha enseigne que reconnaitre les bienfaits de D’ sera le moteur d’autres bontés. C’est l’exemple de l’enfant qui demande pour la première fois une sucrerie à son père… Si notre rejeton dit de sa voix fluette, « Papa, merci beaucoup, beaucoup… » alors il pourra être certain que notre père dévoué réitérera rapidement la même action. Pareillement lehavdil avec Hachem, le remerciement amènera une grande bénédiction dans nos familles.

Un autre point intéressant à souligner de la paracha c’est de voir l’importance des petits faits de la vie. En effet, la Mitsva s’opère avec les premiers fruits de l’arbre alors qu’ils sont encore de jeunes pousses. Le propriétaire descendra dans son verger pour scruter les prémices et mettra un signe pour les différencier. Le rav Gamileil Rabinovitch chlita apprend de là que la Tora accorde une haute valeur dans les petites actions. En effet, D’ n’est pas spécialement intéressé par des actions d’éclats telles que l’homme qui a sauvé la situation grâce notamment à sa bravoure. Car d’une manière générale ses actions sont connues du grand public et elles viennent pour éblouir la communauté et les copains. Or, Hachem désire un service divin dans la simplicité et la pudeur, chose que notre société a complétement oubliée… En effet, le seul élan de bonté que je peux avoir durant la semaine écoulée doit être immédiatement exposé aux mille deux cents cinquante contacts de mon réseau social… C’est la preuve que la Mitsva a été faite pour épater la galerie et avoir quelque chose à dire aux adorateurs du net. (N’est-ce pas mes chers lecteurs ?). Or la Mitsva est l’expression d’un lien très profond qu’on entretien avec D’. Ce lien n’a pas besoin d’être dévoilé à ses connaissances.

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On aura donc appris, cette semaine que l’agriculteur dans la Tora doit descendre dans son verger et chercher les premières pousses… On essayera de faire de même avec notre petit verger… Je sais bien que la majorité de mes lecteurs n’ont pas la chance d’avoir quelques dounam (1000 mètres carrés) en Terre sainte (vu le prix exorbitant de l’immobilier et des terrains)… Mais, mon intention est de dire qu’il existe un verger (à Paris, Lyon et même au Cameroun ou au Congo…), représenté par nos enfants.

La nouvelle année arrive, c’est l’heure de tourner la page et de commencer quelque chose de nouveau (pour certain). Descendre dans son verger (ses enfants), vérifier nos pousses. Voir s’ils reçoivent suffisamment d’amour (à l’image de l’eau) et de soleil (l’éducation). Et tous les progrès de nos chers petites blondes ou brunes, on les notera sur un petit carnet et on ne sera pas avare en mots de reconnaissance. Par exemple on dira : « Kol Hakavod Mikaël pour avoir rangé ta chambre…, ou, « Bravo Myriam pour ta jolie tenue ainsi que ta Tsni’outh pudeur), ou encore « Bravo David pour tes beaux résultats à la Yechiva ! » Avec ces mots et ces mêmes genres de comportement on aura toutes les chances de faire grandir de la meilleure manière, des fruits qui deviendront à leurs tours de beaux arbres fruitiers pour la gloire des parents et pour la gloire d’Hakadoch Baroukh Hou. Car en pratiquant la Tora on augmente les honneurs dus à D’. De plus, si on prend cette direction, on sera certain d’être bien préparé pour Roch Hachana. En effet, en s’occupant de ses enfants, de la bonne manière, dans le chemin de la Tora on fera un grand Kavod à D’ en sanctifiant Son saint Nom.

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Cancre ou enfant prodige ?

Cette semaine la magnifique Table du Chabbath qui est lue jusqu’au fin fond de la République démocratique du Congo, s’intéressera à un petit enfant qui n’est pas de la communauté afin qu’on ne dise pas que « la Table du Chabbath » est sectaire…. Il s’agit d’un jeune enfant de l’Amérique profonde d’il y a 150 ans, il semble qu’à cette époque il y avait encore des cowboys avec des colts à leurs ceintures qui sillonnaient le pays. Notre jeune enfant s’appelait Thomas et avait des problèmes de surdité. Il était scolarisé dans une école de campagne du Michigan. Une fois il revint à la maison avec une lettre du directeur. Le jeune ne savait pas encore bien lire mais il tendit cette missive à sa mère. Semble-t-il qu’il n’avait que sa mère au foyer. La maman ouvrit l’enveloppe et lu le courrier. Elle eut des larmes qui coulèrent sur ses joues… Elle reprit sa respiration et dit : »Thomas je suis si contente de ce qu’a écrit ton directeur ! Il écrit que tu es un enfant génial et que l’école n’a pas les moyens de t’enseigner. Le directeur me demande que je trouves un maître à la maison pour continuer l’enseignement !« 

Le jeune Thomas quitta l’école et commença à prendre des cours privés dans sa ville… Avec le temps le jeune Thomas grandit et commença à vendre des légumes et aussi des sucreries dans les trains de l’époque. Seulement il avait un grand dada pour tout ce qui touchait les nouveautés techniques. En même temps que son travail dans les trains, il faisait d’innombrables expériences dans tous les domaines imaginables. Il avait de nombreux échecs mais à chaque fois il gardait espoir qu’un jour il percerait dans un domaine. Il le savait depuis sa plus tendre enfance, car c’était un génie ! Donc ces échecs ne l’affaiblissaient pas et au contraire il redoublait d’efforts. C’est en 1877 que notre Thomas inventa le premier phonographe de l’histoire universelle et créa une dizaine d’autres inventions qui révolutionnèrent le monde… Et il disait à chaque expérience ratée que ce n’était pas grave et il continuait inlassablement. Sa génération le nommait le magicien du Michigan. C’est seulement à la mort de sa mère qu’il commença à s’intéresser à son passé. En faisant des rangements dans la maison familiale il fit la découverte de la fameuse lettre du directeur qui révolutionnera sa vie, cela remontait déjà à 40 ans… Il l’ouvrit et découvrit la vérité, « Votre fils est un vrai cancre ! Il n’a rien à faire dans mon établissement… » Il était tellement désarçonné par le contenu de ce message qu’il en avait des palpitations… Fin de l’histoire véridique.

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Et certainement que mes lecteurs si éclairés par la culture et l’histoire, auront reconnu le nom de famille de ce jeune américain. Il s’agit de Thomas Edison (notre photo) !

Conclusion de cette histoire : les résultats d’un enfant sont des données. Seulement le plus important est de savoir comment les parents vont arranger « la sauce ». Si la mère d’Edison lui avait flanqué une gifle (…et pour rien ne vous cacher (ndlr), je l’aurais fait aussi…), c’est certain qu’on n’aurait pas eu de sitôt l’invention du téléphone, du phonographe, et il est également l’inventeur de l’ampoule électrique il a démocratisé sur le plan mondial l’utilisation de l’électricité, il est à l’origine de 1093 brevets.

Donc la magnifique table du Chabbath vous propose cette semaine, et les suivantes, de donner un bon appui à nos enfants, les aider et les écouter afin qu’avec l’aide du Tout Puissant on en fasse des Talmidé ‘Hakhamim et/ou des bons Juifs dans la voie de la Tora et des Mitsvoth.

Shabbat Chalom et à la semaine prochaine si D’ le veut

David Gold

Une bénédiction au jeune Noa’h fils de Abraham-David Benhamou et de Gabrielle bath Frima, pour sa coupe de cheveux, Mazel Tov !

Une bénédiction à Israël Gold et à son épouse (Ramat Beth Chemech) dans ce qu’ils entreprennent et en particulier une Berakha pour l’éducation des enfants

Tous ceux qui souhaitent dédicacer le feuillet pour une réussite ou un souvenir, peuvent prendre contact par mail à l’adresse suivante : 9094412g@gmail.com, par téléphone 00 972 55 677 87 47

11 février 1847 : Naissance de Thomas Edison : décès  18 octobre 1931

Thomas Edison, inventeur et industriel américain, est né le 11 février 1847. Il a fondé un des empires industriels mondiaux, General Electric, et est à l’origine de 1093 brevets. On peut citer, parmi ses principales inventions, le téléphone, le phonographe, l’ampoule électrique à filament, la centrale électrique et la pile alcaline. Il a largement contribué à la démocratisation mondiale de l’électricité. Il est décédé à 84 ans alors qu’il travaillait encore sur un projet de gomme synthétique.

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