Pharaon et les monuments aux morts français…

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Autour de la table de Chabbath, n°312 Chemoth

Ces paroles de Tora seront lues et étudiées Lé’ilyouï Nichmath de Mordéchaï Ben Yossef et Fré’ha ainsi que de Sim’ha Julie Bat Myriam תנצבה (famille Benguigui/ Maroc)

Pharaon et les monuments aux morts français…

Notre paracha marque le début de l’esclavage en Égypte. On le sait, les fils de Ya’akov s’installèrent à Goshen. C’était un territoire soigneusement préparé par sa majesté afin que les Hébreux ne se mélangent pas avec la population autochtone, déjà la présence juive n’était pas désirable (voir le verset 43.32). Avec le temps, les fils de Ya’akov rendirent leurs âmes et petit à petit l’asservissement s’amplifia. Au début, c’était en douceur mais à la fin cela est devenu insupportable…

Le verset dit : »Un nouveau Pharaon se leva en Égypte qui ne connaissait pas Yossefet dit : « Allons et complotons contre ce peuple de peur qu’ils nous dépassent ». La Guemara dans Sota 11 (rapporté dans Rachi) enseigne que ce roi a fait comme s’il ne connaissait pas Yossef. On le sait, Yossef avait sauvé toute la nation égyptienne d’un cataclysme inévitable (famine), quelques décennies auparavant. Il avait aussi considérablement enrichi les caisses de l’État durant la période de la disette. De plus, il est enseigné que durant les 17 années que Ya’akov a vécu en Egypte, le Nil sortait de ses berges et allait à la rencontre de notre saint patriarche (et en cela, la famine qui était programmée dans le ciel pour durer 7 ans, se réduisit à deux années, jusqu’à la venue de Ya’akov en terre d’Égypte). Grâce à cela le Nil abreuvait toutes les terres arides du pays du Sphinx. En un mot, la famille de Ya’akov avinou était le moteur de toute la richesse du pays des pyramides. Et pourtant le monarque au caractère antisémite notoire « oublia » tous les bienfaits et annula toute dette de reconnaissance vis à vis du peuple hébreu naissant… Comme on le dit bien :  il n’y a rien de nouveau sous le soleil… Un peu comme tous ces monuments aux morts qui parsèment le sol de la douce France où est indiqué en gros caractères : « mort Pour la France »  et on peut lire une longue liste de noms à consonnance israélite (n’est-ce pas…) hommes, femmes, enfants, bébés mort à Auschwitz ! Or, si l’État français veut cesser de prendre exemple sur le Pharaon des temps antiques, il serait temps de graver sur la pierre de marbre « mort PAR la France ». Très intéressante réflexion entendue de ma mère, que Hachem la protège, qui, semaines après semaine, vous envoie mon feuillet.

Dans la suite des versets (2.23), il est dit : « Ils ont crié, et leurs plaintes sont arrivées jusqu’à D’ depuis leur labeur… ». Il s’agit de l’asservissement qui s’est accentué au point que le peuple cria au plus profond de sa misère. La suite sera que Hachem entendit ces lamentations et se souvint de l’alliance qu’Il a conclue avec Avraham, Yits’hak et Ya’akov ».

Le Or Ha’haim explique ce passage d’après un verset dans les Tehilim : « Depuis l’étroitesse je T’ai appelé, et Tu m’as répondu dans Ta grande largesse…« . Il explique qu’il existe plusieurs manières de s’adresser à D’. Parmi elles, il existe la prière qui provient d’un cœur plein d’allégresse ou encore d’un sentiment de reconnaissance. Cependant, notre passage nous apprend qu’il existe une prière, la Tefila, qui monte depuis la dureté de l’asservissement. Cette supplique était l’expression du travail obligatoire exténuant. Ce même phénomène on le retrouve lorsque le prophète Jonas a été englouti dans par le poisson (Haftara qu’on lit à Yom Kippour). Au départ, Jonas n’a pas ressenti l’étroitesse. Hachem, a fait en sorte, qu’il soit expulsé vers un second poisson, une femelle, dont les entrailles étaient remplies d’œufs. Jonas était beaucoup plus à l’étroit. A ce moment, le prophète fit une Tefila à D’ très sincère. Au final c’est cette dernière prière qui monta au Ciel et le sauva.

LIRE  Parachath Vayikra

On apprendra donc du saint Or Ha’haim qu’Hachem place des fois l’homme dans des situations difficiles afin qu’il ouvre sa bouche (par la prière) et se tourne vers son Créateur.

Ce passage nous apportera un nouvel éclairage dans nos vies. Il se peut, au grand jamais, que la vie ne suive pas un cours d’eau tranquille. Des fois les difficultés, sont au niveau de la subsistance, du Chalom Baït ou de la santé (bar minan), et peuvent placer l’homme dans des situations extrêmes. Une des raisons de toutes ces grandes épreuves, c’est afin que l’homme se tourne vers D’ et l’appelle du fond de sa détresse. Hachem attend cette prière sincère pour lui venir en aide.

Dans le même esprit, le Targoum Yonathan nous enseigne quelque chose de formidable. Au début de la paracha est enseigné que Pharaon apprendra de ses astrologues que le délivreur du Clall Israël devait naître. Pharaon décréta, d’une manière des plus abjectes, la mort de tous les bébés mâles. Il demanda aux sages-femmes juives de faire cette cruelle besogne. Or les deux sages-femmes, Chiffra et Poua (qui étaient la mère de Moché Rabénou et sa sœur) feront un compte rendu très intéressant en disant : « Les femmes juives ne sont pas comme les égyptiennes. Avant même qu’on arrive sur le lieu de l’accouchement, elles ont déjà mis au monde leur enfant« . Le Targoum traduit : « Ces femmes juives sont intelligentes, avant que n’arrive les sages-femmes elles lèvent leurs yeux au Ciel et par la prière, elles demandent la grâce et la miséricorde à leur Père qui est aux Cieux. Hachem écoute leur supplique et leur répond en les faisant accoucher dans la tranquillité, la paix et l’assurance… »

C’est donc cette prière qui provient d’une grande angoisse (l’accouchement, alors que les patrouilles égyptiennes sillonnent le pays à la recherche des nouveau-nés) qui sera couronnée d’une très grande aide divine (grâce à la prière de ces femmes valeureuses). Finalement, elles donneront naissance à des sextuplés ! Alors que Pharaon avait dit dans son orgueil monstrueux : « Nous manigancerons contre le peuple juif afin qu’ils ne grandissent pas (en nombre)… » Résultat, ce sera une démographie exponentielle qui sortira de tout ce sombre épisode. Pour nous apprendre que la clef de la situation est dans nos mains ou plus tôt dans notre bouche. Une prière très sincère pourra résoudre des situations même les plus insolubles…

LIRE  Finir par comprendre

Prière et sauvetage

Cette semaine je vous rapporterai une histoire vraie qui s’est déroulée il y a 80 ans (durant la guerre) dans une des synagogues de New York, le jour de Simhat Tora. C’était le Beth Hamidrach de l’Admour de Kopishinitz zatsal. La joie et l’allégresse était très grande et le rav dansait de toutes ses forces. Alors, est arrivé dans la synagogue un Juif à la mine triste qui s’est assis au fond de l’endroit. Le rabbi vit la grande tristesse de l’inconnu et lui demanda de venir danser. L’homme refusa car sa peine ne lui permettait pas de participer aux danses de la fête. L’Admour fit alors signe à notre hôte de venir dans son bureau afin de parler. L’homme acquiesça et suivit le rav. Tous les deux s’installèrent et la grande chaleur qui émanait du rabbi fit rapidement fondre la froideur de notre étranger. Il commença à sangloter et dit : « Rabbi, je viens d’arriver en Amérique il y a juste deux mois. Seulement j’ai laissé en Europe ma femme et mes enfants et je n’ai plus aucune nouvelle. Depuis lors, je n’ai plus goût à rien, je ne sors plus de chez moi, je ne prie plus ni même à Roch Hachana et Yom Kippour ! J’ai une grande peur de ce qui se passe en Europe. » La peine de cet étranger déchira le cœur du Tsadik. L’Admour ferma les yeux et après quelques temps les rouvrit et dit en tapotant sur l’épaule de notre homme : « Je te garantis que toute ta famille arrivera en Amérique saine et sauve ! Donc réjouis-toi avec nous car il n’y a pas lieu de t’angoisser ! Jusqu’à Hanoucca à venir (d’ici deux mois) tu retrouveras tous les tiens en bonne santé ». Quand il entendit ces paroles, un brin d’espoir traversa les yeux de notre hôte. Seulement il n’était pas entièrement rassuré il continua : « Je n’ai pas de doute quant au désir du rabbi que je revoie ma famille. Cependant la chose ne dépend pas de moi ni du rabbi. Qui se porte garant de la promesse du rav ? » L’Admour voyant notre homme douter, lui dit : « C’est mon monde futur qui est le garant ! Je te garantis que si ta famille n’arrive pas jusqu’à Hanoucca en Amérique, je perds tout mon monde futur ! » Voici que le Tsadik est prêt à mettre en jeu son monde à venir comme assurance du sauvetage de sa famille ! A ce moment il comprit que la parole du rabbi était bien réelle ! Une lourde pierre se dégagea de son cœur attristé et il pouvait participer maintenant à la joie de Simhat Tora !

Les semaines passèrent et notre homme attendait avec grande anxiété toute nouvelle provenant du lointain continent européen plongé dans le feu et le sang. Son cœur était partagé entre la confiance et les sentiments de peur, car c’était rarissime que des gens puissent quitter le vieux continent !

Près de deux mois de tensions passèrent et quelques jours avant Hanoucca, on lui annonça que sa famille avait réussi à fuir l’Europe. Et l’incroyable se réalisa : quelques heures avant l’allumage de la première bougie, on entend frapper à sa porte ! Il ouvre et voit devant lui ses enfants et toute sa famille saine et sauve ! L’émotion l’étreint, les pleurs des retrouvailles sont grands… La mère de famille raconta que cela faisait longtemps qu’elle faisait des pieds et des mains pour trouver des certificats lui donnant droit de prendre le bateau pour l’Amérique. C’est seulement il y a deux mois date depuis laquelle le rabbi priait pour la famille, que miraculeusement un passeur lui remit ces précieux papiers (sous une fausse identité) pour son sauvetage ainsi que ses enfants…

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Rapidement notre homme décida d’aller voir l’Admour pour lui annoncer la magnifique nouvelle ! Le rav reçu toute la famille et dit : « Sachez que lorsque j’ai dit que je garantissais ma parole par mon ‘Olam haba, j’ai pris un vrai risque ! Je ne suis pas prophète pour savoir que vous alliez revenir sain et sauf ! J’ai mis mon Olam haba en jeu. Si vous ne reveniez pas je le perdais ! » Le père de famille n’en revenait pas car il était convaincu que le rabbi avait eu un dévoilement du futur ! Le rav continua : « Non, pas du tout, j’ai pris ce grand risque car j’ai vu ta grande détresse… » Le rav dira à ses proches, que depuis le moment où cet homme l’avait quitté, il n’avait pas cessé de faire des prières à D’ pour le sauvetage de cette famille, (et que l’on ne vienne pas à dire que la parole d’un rav d’Israël est contredite) !

Ce sippour véridique a été rapporté par l’Admour de Gour (Beth Israël) lorsqu’il est venu pèlériner le tombeau du rav de Koppishitz à Tibériade, que son mérite nous protège !

Coin Halakha : Netilat Yadaim pour le repas : on fera attention de verser un volume minimal de 15 cl sur chaque main. On versera l’eau par deux fois, sur chaque main, à partir d’un ustensile qui contient ce volume. Le premier versement purifie les mains et le second, purifiera, les eaux qui sont restées sur la main (160.13). Si on a très peu d’eau, il suffira de verser en une seule fois le Riviit sur les deux mains en une seule fois, à l’aide d’un ami.

Il est mentionné que celui qui rajoute à ce volume, qui verse à profusion, méritera une bénédiction en abondance.

Shabbat Chalom et à la semaine prochaine si D’ le veut  

David Gold

Je vous propose de belles Mezouzoth (15 cm) écriture Beth Yossef, Birkat Abaït, tephillin, Megilat Esther.

Prendre contact au 00 972 55 677 87 47 ou à l’adresse mail 9094412g@gmail.com

Une bénédiction à Laurent Benhamou (Avraham David Ben Aharon) et son épouse à l’occasion de la naissance de leur garçon Lyam Yaacov Néro Yaïr.    Qu’ils aient le mérite de le voir grandir dans la Thora, les Mitsvots et à son mariage

Une bénédiction de réussite et de santé à la famille Melloul (Raanana) et en particulier au docteur-stomatologue Alain Melloul qui vient d’ouvrir une clinique de soins dentaires à Raanana (quartier des affaires) et se tient à disposition de tout le public francophone de la ville pour faire d’excellents soins.

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