Philippe, Wauquiez, Hollande… Qui se rendra au rassemblement contre l’antisémitisme?

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De Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Dupont-Aignan, une vingtaine de chefs de partis ont prévu de participer au rassemblement contre l’antisémitisme, organisé à l’appel de 53 partis, syndicats et associations. Le premier ministre sera aussi présent.

Comme un air de concorde nationale. Le rassemblement contre l’antisémitisme, organisé mardi soir place de la République, à Paris, comme dans 58 autres départements, verra se croiser des personnalités politiques de tous bords. François Hollande, François Bayrou (Modem), ou encore Laurent Wauquiez (LR) ont prévu de se rendre à cette manifestation, lancée à l’appel de 22 partis politiques et 31 associations et syndicats pour condamner la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018 par rapport à l’année précédente). Marine Le Pen rendra pour sa part un hommage séparé «aux victimes des actes antisémites». Passage en revue des présents et des absents.

● De Mélenchon à Wauquiez, les chefs des partis signataires de l’appel annoncés

Initiateur de l’appel au rassemblement, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, sera présent. «J’ai voulu cette initiative parce que l’antisémitisme est un combat que doivent porter tous les Français», a expliqué le député socialiste, lundi sur RTL. Il devrait être rejoint par les autres leaders de partis signataires: le patron de La République en marche (LREM) Stanislas Guerini et son allié du Modem, François Bayrou, le leader d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) David Cormand, ou encore le chef de file de Génération.s, Benoît Hamon. Le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, sera accompagné de sa tête de liste aux européennes, François-Xavier Bellamy, et du président du Sénat, Gérard Larcher. Signataire tardif de l’appel contre l’antisémitisme, après une controverse avec le PSJean-Luc Mélenchon «sera présent à l’un des rassemblements prévus sur le territoire», explique son entourage. Sans préciser où, «pour des raisons de sécurité», alors que le chef de file de La France insoumise (LFI) avait été hué et bousculé lors de la marche blanche qui avait suivi le meurtre à caractère antisémite de l’octogénaire Mireille Knoll, en mars 2018 à Paris.

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Poussé par le premier secrétaire du PS à participer à la manifestation à Paris, Emmanuel Macron ne s’y rendra pas. Mais il devrait revenir sur la lutte contre l’antisémitisme mercredi soir, lors du traditionnel Dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Son premier ministre, Édouard Philippe, sera toutefois présent, au côté d’une vingtaine de membres du gouvernement – sur les 35 personnalités qui le composent. Parmi eux, le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, ou encore Jean-Michel Blanquer. «Nous ne devons pas vouloir la peur, mais montrer que la République est toujours solide, c’est pour cela que je serai demain soir à la manifestation», a déclaré le ministre de l’Éducation nationale, lundi sur France info.

● Hollande et son ancien premier ministre Cazeneuve

François Hollande sera présent, dans un moment d’union des responsables politiques qui devrait lui rappeler la marche du 11 janvier 2015, après la tuerie de Charlie Hebdo. L’ex-président socialiste pourra retrouver dans la foule son ancien premier ministre, Bernard Cazeneuve, également annoncé.

● Le Pen rendra un hommage distinct de cette «manifestation-instrumentalisation»

Les deux anciens alliés du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, n’ont pas été invités par le PS à signer l’appel contre l’antisémitisme. Le souverainiste, président de Debout la France (DLF), a indiqué qu’il sera quand même présent au rassemblement. La présidente du Rassemblement national (RN) rendra pour sa part un hommage séparé «aux victimes des actes antisémites», et boycottera ce qu’elle dénonce comme une «manifestation-instrumentalisation». «Le RN n’entend pas défiler aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui soit n’ont rien fait depuis trente ans contre l’implantation des réseaux islamistes dans les quartiers, soit les ont encouragés, soit même entretiennent à leur égard un double langage irresponsable et criminel», peut-on lire dans un communiqué du parti.

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● Des présidents de région font le déplacement jusqu’à Paris

Les présidents LR des régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Valérie Pécresse et Renaud Muselier, seront présents à Paris. «Quand les symboles les plus graves de l’antisémitisme du XXe siècle ressurgissent, l’heure n’est plus à la demi-mesure», explique l’élu de Marseille. Le patron des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et Hervé Morin, président de la Normandie et du parti Les Centristes, se joindront également au rassemblement parisien.


Les 22 partis signataires de l’appel à manifester

À l’initiative du PS, 53 formations appellent «l’ensemble des Français à se réunir dans toutes les villes de France pour dire ensemble: non, l’antisémitisme, ce n’est pas la France!». Parmi eux figurent 22 partis politiques (Debout la France et le Rassemblement national n’ont pas été invités à signer):

• Parti Communiste Français (PCF)

• Gauche Républicaine et Socialiste

• La République en Marche (LREM)

• Europe Écologie Les Verts (EELV)

• La France insoumise (LFI)

• Les Républicains (LR)

• Parti Radical de Gauche (PRG)

• Mouvement des Citoyens

• Mouvement Démocrate (Modem)

• Union des Démocrates et des Écologistes (UDE)

• Les Centristes

• Parti socialiste (PS)

• Union des Démocrates et Indépendants (UDI)

• CAP 21

• Mouvement Radical

• Agir

• Les Radicaux de Gauche

• Génération.s

• Alliance Centriste

• République & Socialisme

• Mouvement des Progressistes

• Place publique

Source www.lefigaro.fr

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