Quand Hollywood prouve que la Tora est vraie !

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Autour de la table de Chabbath n° 313 Vaéra

Notre paracha commence par le récit des plaies d’Égypte. On le sait, pour faire sortir le Clall Israël de l’impureté égyptienne, il a fallu employer la manière forte. Les deux émissaires que D’ choisit pour prévenir Pharaon de l’imminence des plaies sont Moché et Aharon, son frère. Il est intéressant de noter que Moché refuse au début (lors de la révélation du Buisson ardent) cette très honorable fonction en évoquant qu’il a une difficulté au niveau de sa diction. (Pour tous ceux qui n’ont pas vu le film anthologique, je leur ferais un petit rappel : lorsqu’il était encore petit, Pharaon le mit à l’épreuve en le testant pour voir s’il avait projeté de prendre sa place de roi. Il place devant le petit Moché la couronne royale et des braises… L’ange dirigea la main de l’enfant Moché vers les braises, qu’il mit dans sa bouche, et laissa la couronne royale. Grâce à cela, il eut la vie sauve, mais depuis il avait des difficultés à bien parler…). Il ne pouvait donc pas être l’homme de la situation. Hachem lui répondit : « Qui place la parole chez l’homme ? C’est Moi qui crée l’homme muet ou aveugle, c’est Moi qui crée l’homme intègre, avec toutes ses capacités. A plus forte raison ‘Je peux te guérir’. Seulement le Midrach explique la raison pour laquelle D’ n’a pas guéri Moché Rabénou, c’était afin de faire grandir le miracle auprès de Pharaon : voir un homme qui a toutes les difficultés à parler (en dehors du palais) et lorsqu’il s’adresse à Pharaon, pour délivrer le peuple, prodigieusement, Moché parle d’une manière limpide, claire et à haute voix, afin de montrer la grandeur de la mission de Moché et du Saint Créateur (Midrach 4,10,12).

Le commentateur le Ran explique d’une autre manière la raison pour laquelle Hachem n’a pas guéri Moché Rabénou. D’ voulait prouver au peuple juif, des générations à venir, que ce n’est pas la force de persuasion d’un homme qui a un grand charisme et qui prononce des belles paroles qui a créé cette révolution qu’est la sortie d’Egypte (à l’image d’un « Ben Hur », version hollywoodienne). De plus, il semble bien que dans le film « les 10 Commandements », l’acteur qui interprète le rôle de Moché, Charlton Heston, ne bégayait pas. C’est la preuve (inverse) par A plus B que, Lehavdil, le message de la Tora ne cherche pas à faire dans le beau et l’artistique. La Tora touche le sens profond des choses et des événements, le contraire de ce qui se passe à Hollywood. Moché Rabénou ne ressemble donc en rien aux beaux prédicateurs et aux révolutionnaires qu’a pu connaître l’histoire universelle. C’est uniquement la véracité de la Tora qui a amené le peuple hébreu à adhérer à son message éternel.

La première des plaies qu’a connue l’Egypte est celle du sang (Dam), afin de faire accepter à Pharaon l’inévitable sortie des enfants d’Israël. D’ dit à Moché et à Aharon de frapper le Nil afin qu’il se transforme en sang. Aharon prend le bâton de Moche, frappe le majestueux fleuve qui prend la couleur rouge et l’odeur nauséabonde. Toute la prospérité du pays prend fin : il n’y avait plus d’eau à boire pour les Egyptiens et leurs animaux. Les versets indiquent aussi que toutes les eaux des ruisseaux et rigoles provenant du Nil se transformèrent en sang.

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Le Midrach explique la raison pour laquelle les 10 plaies commencent par celle-ci. D’ frappe le Nil car il s’agit de la grande idole d’Égypte (à l’époque, les populations le servaient, comme de nos jours d’autres populations vouent un culte aux IPhone ou Smartphone). Par cette plaie, Hachem démontra à tous qu’Il est Le véritable dirigeant du monde. Rachi rapporte un autre Midrach dans lequel est enseigné que non seulement les rivières se transformèrent en sang mais aussi les eaux stockées dans des récipients dans les maisons. De même « les piscines municipales et privées » se remplissent de liquide rouge dégouttant et visqueux (même si cette eau ne provenait pas directement du Nil). Le Midrach explique que D’ S’est comporté mesure pour mesure (mida kenegued mida). En effet, les autorités égyptiennes interdisaient aux femmes juives l’accès au Mikvé (pour se purifier). Mesure pour mesure, les égyptiens ne profitèrent pas d’eau durant une semaine (le temps de la plaie). Les égyptiens ne purent pas boire d’eau fraîche ni de jouir de leur piscine.

Il est intéressant de noter que lors de cette plaie les Bené Israël se sont enrichis. En effet, tout Egyptien qui voulait boire n’avait qu’une seule possibilité : acheter l’eau des Hébreux. Plus encore, le Midrach relève que si un Juif donnait gratuitement de son eau à un « copain de Ramsès », la boisson se transformait inéluctablement en sang ! Il fallait payer pour boire… (Et comme je sais que mon feuillet est envoyé un peu partout, il se peut qu’un de mes lecteurs pense ou dit à haute voix : « Encore un coup où les fils de Ya’akov s’en sortent au détriment des gentils ».  Je leur répondrais avec beaucoup de savoir vivre, par un savant calcul. Combien de temps le peuple égyptien à oppressé le peuple juif par des travaux obligatoires non-rémunérés? 116 ans de servitude. L’exil en Égypte, depuis la descente de Ya’akov, a duré 210 ans. Seulement cette servitude ne commença qu’après la mort de tous les enfants de notre saint Patriarche Ya’akov, Lévy fut le dernier, soit 116 ans avant la sortie d’Égypte. Mais l’esclavage « dur » a débuté à la naissance de Myriam – d’où son nom qui signifie amertume – 86 ans avant la libération). Donc, si l’on considère que le salaire moyen d’une famille est de 3000 euros par mois, la banque National du Caire-City devrait régler une addition salée, cela reviendrait suivant ce rapide calcul à : 120 (ans) fois 12 (mois) fois 600 000 (il y avait à la sortie d’Egypte 600000 hommes âgés entre 20 et 60 ans) fois 3000 (euros) qui représente 2 592 000 000 000 euros sans compter les 120 années au taux de 3%. Merci de ne pas utiliser sa calculette avant la sortie de Chabbath pour vérifier que je ne me suis pas trompé…). Donc dans toute cette histoire : qui est le gentil et le méchant, d’après vous ? Fin de la longue parenthèse).

Si vous avez encore du courage, suivez-moi !

Après cette introduction on rapporte une question d’un Talmid ‘Hakham de Bené Brak, le rav Harrar chlita. Il demande, dans le cas où un esclave hébreu, qui veut attirer la clientèle, fait une promotion de vente comme : « Celui qui m’achète trois bouteilles d’eau reçoit en prime une 4ème gratuite ». Est-ce que cette dernière bouteille se transformera en sang (car cette dernière est assimilée à un cadeau) ou non ? (Question intéressante, n’est-ce pas ?)

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Pour y répondre, je vous propose de vous plonger, un tant soit peu, dans l’étude d’un Avrekh Collel qui a étudié ses derniers temps la Mitsva du Ma’asser Chéni (et par là, j’en profite pour remercier mon Roch Collel, le rav Acher Brakha chlita, qui me permet de persévérer dans l’étude des textes saints, alors que les temps ne sont pas faciles pour les directeurs d’institutions de Tora, dans son Beth Hamidrach de la rue Palma’h (15) à Ra’anana).

On le sait, en Terre Sainte les fruits de la terre (et des arbres) sont astreints à divers prélèvements. Il s’agit de la Terouma (donnée aux Cohen), du Ma’asser Richon (pour les Lévy) et enfin du Ma’asser Chéni. Ce dernier prélèvement (Ma’asser Chéni) devait être amené à Jérusalem (au temps du Temple) afin d’être mangé en toute pureté dans l’enceinte de la ville. Le verset indique que si la quantité était très importante (ce prélèvement obligatoire représente 10% de la récolte), les propriétaires pouvaient racheter la sainteté de ces fruits avec de l’argent (en rajoutant un cinquième de sa valeur). Après avoir opérer ce « rachat » (de la sainteté qui se trouve dans ces fruits), il fallait apporter ces pièces (à la place des fruits et légumes) à Jérusalem. Arrivée à la capitale éternelle du peuple du livre (à l’époque il n’existait pas de réformés qui profanaient l’entrée du Kotel) il fallait obligatoirement, avec ces pièces, acheter de la nourriture (au super du quartier). L’achat (avec cette argent consacré) entraînait automatiquement que toute nourriture prenait le statut du Ma’asser Chéni (la sainteté que contenait ces pièces se « déplaçait » sur la nourriture). On ne pouvait pas faire une utilisation profane de cet argent : il servait uniquement à acheter de la nourriture (ou des sacrifices qui étaient mangés au Temple). Par exemple il était interdit de payer avec cet argent sa location de voiture Hertz ou son hôtel à Jérusalem ou pourquoi pas acheter un bijou à sa femme à l’occasion de l’anniversaire de son mariage…. Cet argent était SACRE. Il existait de nombreuses autres lois (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il existe des Collelim qui étudient ces règles, car on a l’espérance que très bientôt sera reconstruit le 3ème Temple de Jérusalem. A ce moment, il faudra que des Talmidé ‘Hakhamim répondent immédiatement aux questions des pèlerins). Par exemple on ne pouvait pas manger ces aliments dans l’impureté ou encore on n’avait pas le droit de les sortir en dehors de l’enceinte de Jérusalem.

Cependant la Guemara (‘Erouvin début du 3ème Ch.) enseigne, à partir d’un verset, qu’on pouvait acheter des fûts de vin avec cet argent. Or, le prix du vin incluait le prix du tonneau (une cinquantaine d’euros). Seulement comme je vous l’ai déjà expliqué on n’avait pas le droit de dépenser son argent sur autre chose que de la nourriture ou la boisson. Donc comment la Tora permet de dépenser (en parti) son Ma’asser sur un tonneau fait de bois (matière non-mangeable) ? Réponse : le Talmud apprend que la Tora permet de faire une « havlaa »/englober. C’est-à-dire que l’acte d’achat inclus le prix du tonneau bien qu’il ne soit pas monnayable (par l’agent du Ma’asser).

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Les commentateurs (Rabénou ‘Hannanel) expliquent que le prix du fût est perçu par la Tora comme un don gratuit. L’argent du Ma’asser a servi à acheter uniquement le vin (plus cher) et non le fût. Suivant cet enseignement, on pourra extrapoler pour notre promotion des bouteilles d’eau. La 4ème bouteille est incluse dans l’achat mais sera considérée comme un cadeau à l’image de ce fût (de vin de Ma’asser) qui est assimilé à un don gratuit. Nécessairement cette 4ème bouteille se transformera en sang visqueux…

Seulement les Talmidé ‘Hakhamim repousseront cette preuve avec une simple question. Quel est le cas où, après avoir acheté son lot de 3 avec en plus la promotion, il se trouve que la 4ème bouteille a mauvais goût ? Est-ce que l’acheteur pourra revendiquer un vice de forme sur TOUT son achat ? Il semble bien qu’au niveau du ‘Hochen Michpat (loi de l’argent) l’acheteur peut réclamer l’annulation de la vente (car toutes les bouteilles font parties de l’achat). D’après cela, la 4ème bouteille n’est pas un « cadeau » de la part du vendeur mais un produit qui fait partie de la vente (si c’était véritablement un cadeau, la revendication de l’acheteur (d’annuler la vente) ne serait pas recevable).

Donc d’après ce dernier point, cette 4ème bouteille sera d’un goût exquis et limpide. Le client de Ramsès pourra donc siroter tranquillement sa menthe à l’eau sur les bords du Nil… dans l’attente des autres plaies imminentes et terrifiantes… (On attendra la venue du Machia’h et celle du prophète Eliyahou, pour nous apprendre si effectivement cette bouteille avait véritablement l’aspect d’eau à Ramsès il y a près de 3400 ans). Et bravo aux lecteurs qui m’ont suivi jusqu’au bout.

Coin Halakha : On devra faire Netilath Yadaïm avant de manger du pain. Une personne en déplacement devra chercher un point d’eau avant de manger. Si elle se trouve en chemin et qu’elle n’a pas d’eau à proximité elle devra continuer sa recherche si elle pense pouvoir trouver de l’eau dans les 4.8 km. Si le point d’eau, éventuel, se trouve en arrière, il faudra retourner sur ses pas jusqu’à une distance de 1.2 km. Dans le cas où on estime que même, à ces distances il n’y a pas d’eau, on pourra manger son pain en recouvrant ses mains avec une nappe ou des gants (on n’aura pas le droit de toucher le pain sans faire Netilat).

Lorsqu’un homme se trouve chez lui et que par exemple il y a une coupure d’eau (cela peut arriver même lors d’un hiver pluvieux…) on devra chercher un point d’eau jusqu’à 1.2 km à la ronde. Choul’han ‘Aroukh 163.

Chabbat Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut     

David Gold

Je vous propose de belles Mézouzoth (15 cm) écriture Beth Yossef, Birkat habaït, tephillin, Megilat Esther.

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Une Béraha de réussite et d’un bon Zivoug pour Yossef Ben Dina

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