Quelle est la capacité d’Israël à affronter l’Iran militairement ?

Quelle est la capacité d’Israël à affronter l’Iran militairement ?

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L’ancien chef du Mossad évalue la capacité d’Israël à affronter l’Iran militairement.

Tamir Pardo (notre photo), a participé à une rencontre portant sur « La menace iranienne – La stratégie la plus efficace » à l’Université Reichman. Il a abordé le risque sécuritaire lié à l’attaque contre les installations nucléaires : « L’Iran ce n’est pas la même affaire, c’est un pays du troisième cercle ».

L’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a participé aujourd’hui à une rencontre portant sur  « La menace iranienne – La stratégie la plus efficace », dans le cadre de la conférence de l’Institut de politique et de stratégie (IPS) de l’Université Reichman. Dans son allocution d’ouverture, Pardo a évoqué les risques pour la sécurité d’une opération militaire contre le programme nucléaire iranien : « L’armée israélienne et le Commandement de la défense savent comment faire un travail formidable sur le réacteur en Syrie, ils savent aussi comment mener à bien une opération de type Entebbe. Pardo a ajouté : « L’Iran n’est pas la même affaire, c’est un pays du troisième cercle. Si vous ne pouvez pas maîtriser cette affaire sur le champ d’opération, réfléchissez-y à deux fois. » L’ancien chef du Mossad a évoqué l’accord nucléaire qui sera renouvelé à la fin du mois : « Ce qui s’est passé en 2018 est une catastrophe qui n’a plus de solution. Les États-Unis bégayent aujourd’hui et l’Iran le voit dans l’histoire de Taïwan et de la Biélorussie la faiblesse américaine. »

Ce faisant, l’ancien chef du renseignement militaire Amos Yedlin a également participé au groupe d’experts et a critiqué la politique du gouvernement précédent sur la question de la menace iranienne : « La question iranienne a été privatisée à un seul homme, les discussions stratégiques n’ont pas eu lieu. » « Ce qui a retardé les progrès iraniens vers la bombe, ce ne sont pas les actions glorieuses des autres pays, mais l’accord nucléaire. L’erreur n’est pas en 2015, mais en 2018, lorsque l’accord a été conclu durant ces bonnes années. Les Iraniens sont intelligents et sophistiqués et comprennent la stratégie, ils comprennent tous les détails. Ils ne doivent pas être sous-estimés. Ils n’ont pas quitté l’accord parce qu’ils voulaient arriver à leur fin, mais parce que l’accord était excellent pour eux. » « Les Iraniens reprennent les négociations et reviennent en force face à un adversaire désireux de revenir à l’accord de 2015. Ils voient la situation et demandent un engagement que le prochain président ne se retire pas de l’accord. J’estime que 2015, nous n’y reviendrons pas, parce que les Américains et les Iraniens sont en train de négocier depuis longtemps, et les Iraniens resteront là où ils sont, c’est-à-dire le plus près d’une bombe nucléaire. Depuis que nous traitons avec eux, ils se sont rapprochés plus qu’ils n’y ont jamais été, et cela en raison de la mauvaise politique de l’État d’Israël – la question iranienne a été privatisée à un seul homme, les discussions stratégiques n’ont pas eu lieu, a-t-il conclu. L’Iran est la priorité absolue. »

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Au début de son intervention, Amikam Norkin a évoqué l’importance de l’Armée de l’air et de Tsahal dans la diplomatie régionale : « La force aérienne au-delà de la dissuasion est une composante importante, c’est aussi un moyen d’action qui utilise des éléments importants d’une unité de renseignement dans l’intérêt de l’État d’Israël sans nous entraîner dans une guerre. En fin de compte, un pays qui a une forte puissance économique et une forte puissance militaire est un pays qui est un acteur régional et mondial avec un fort impact. Ce n’est pas n’importe quel État qui est venu ici avec le drapeau bleu blanc. Les Britanniques sont revenus après de nombreuses années, parce qu’ils ont réalisé qu’ils voulaient faire partie du jeu. C’est de la diplomatie aérienne. » Norkin a ajouté sur le même sujet : « L’Allemagne tire des avancées militaires de nos exercices, et nous apprenons les uns des autres et ils nous légitiment dans le monde et ils nous permettent de nous impliquer dans leurs pays. Cela aide aussi la technologie israélienne. Quand j’étais à Dubaï, il y avait des commandants du monde entier, et je n’arrêtais de serrer des mains, alors je pense que c’est une bonne occasion que ces rencontres internationales. Dans 10 jours, je me rendrai pour la première fois au Japon, pendant 48 heures; je pense que c’est la première fois qu’un général israélien s’y rend. Cela fait partie de la stratégie de développement des relations, des espaces de légitimité, et c’est pour nous une occasion extraordinaire. Je m’attends à ce que nous fassions bientôt des exercices avec les EAU. L’année prochaine, nous volerons ensemble avec les Émirats arabes unis en Grèce pour un exercice conjoint. »

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En ce qui concerne l’option militaire contre la menace iranienne, Norkin a déclaré : « Les conseils du chef d’état-major placent l’Iran en premier lieu et il prend en considération la combinaison des ressources et d’entrainement afin de se concentrer sur l’amélioration de nos capacités d’action. Je suppose que nous devons accélérer certains des programmes d’approvisionnement et créer des capacités de ravitaillement à longue portée, et sur le plan stratégique ce sera certainement compatible avec nos objectifs. Je suppose que tout le monde est d’accord pour dire qu’il devrait y avoir une alternative militaire sur la table. Et notre responsabilité est de faire quelque chose de cette nature. L’armée élabore le plan de façon coordonnée avec les dirigeants politiques, et nous nous y préparerons. »

Le commandant de l’Air Force a également évoqué les futurs combats : « La menace iranienne est une tendance lourde qui se poursuivra au cours des prochaines années, et donc certaines options sont considérées comme secondaires comme des unités d’infanteries attaquant Israël. Par contre il y aura plus de roquettes et de missiles essayant de toucher Israël. Même pendant l’opération Gardien de la muraille les obus de mortier iranien qui ont tenté de pénétrer dans le nord et à Gaza n’étaient qu’un cinquième de l’arsenal et le Hamas tente également de se doter de ces armes. »

JForum – Maariv

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