Réaction du rav Ben Tsion Mutsafi face à l’incendie à Paris

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Rabbi Moutsafi s’est exprimé à propos de l’incendie à Paris : « Voici donc qu’est rendu ce qui a été fait en son temps… »

Rabbi Ben Tsion Moutzafi est l’une des plus grandes autorités halakhique séfarade de notre temps. Il a adressé à ses étudiants une réponse détaillée quant l’incendie qui s’est déclaré à la cathédrale de Paris : « Des milliers d’exemplaires du Talmud ont été brûlés en son temps à partir de cet édifice ».

Le monde entier s’est senti concerné par l’immense incendie qui s’est déclaré ces derniers jours dans la cathédrale de Paris. Cela est vrai aussi pour de nombreux Juifs dans le monde et certainement des médias en Israël. Mais le Gaon rabbi Ben Tsion Moutzafi a exprimé une position totalement différente, qui, peut-être, ne plaira pas au grand public, mais livrons-là :

« La source de l’idolâtrie dans le monde, la grande église qui a été brûlée la nuit dernière était nommée d’après la mère de cet homme – et je ne mentionne pas ces noms, car nous  sommes tenus de ne pas prononcer les noms d’autres dieux.

« Le nom de ce lieu est celui de la plus grande impureté, où, il y a 890 ans, à l’époque du maléfique Louis IX de France, s’est tenu à Paris un procès des Juifs, impliquant rabbi Ye’hiel de Paris et rabbi Moché de Coucy. Ils furent inculpés et des milliers d’exemplaires manuscrits du Talmud et de ses commentateurs ont été brûlées. « 

Rav Moutsafi a rapporté encore : « Le saint rabbi Meir de Rothenburg, le chef des rabbanim ashkénazes qui vivaient en Allemagne, a écrit une complainte : »Interviens, brûlée par le feu, en faveur de ceux qui prennent le deuil envers toi… Béni soit celui qui prendra ta vengeance… « 

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« C’était le sixième jour de la parachath ‘Houkath », a ajouté le rav dans sa réponse: « Ce jour a été consacré comme jour de jeûne pour toutes les générations, et vous pourrez voir le Magen Avraham (O. H. § 580) qui rapporte le Séfer Tania de rabbi Ye’hiel ben Yekoutiel ben Biniamin haRofé, « Le sixième jour de ‘Houkath, certains avaient l’habitude de jeûner parce qu’en ce jour des dizaines de chariots remplis de livres saints en France ce jour-là. Ils ne l’ont pas fixé en fonction du jour du mois, car ils avaient appris par voie de rêve que c’est le jour d’avant la lecture de cette section de la Tora qui avait entrainé cette catastrophe, ‘le décret de la Tora’, ainsi que le traduit le Targoum.

« Le Chibolé haLéket écrit de même : « Puisque nous parlons des lois des jeûnes et du brûlement du Talmud, j’en parle, en souvenir de ce qui s’est passé de par nos grandes fautes qui ont eu cette incidence, à savoir que la sainte Tora a été brûlée en l’an 5400 de la Création du monde, le vendredi de la paracha Zoth ‘Houkath haTora, quand 24 chariots plains d’exemplaires du Talmud, des lois et de textes de Aggada ont été brûlés en France, comme nous l’avons entendu, et comme les rabbanim vivant sur place l’ont perçu, présentant une question en Haut lieu pour savoir si cette décision était d’inspiration divine, et la réponse a été : « C’est la décision de la Tora » ! A partir de là a été fixé un jour de jeûne et de repentir en veille de parachath ‘Houkath. »

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« Rabbi ‘Hayim Faladgi écrit : « Et en notre ville Izmir je me souviens que, quand j’étais jeune, on trouvait divers commerçants qui évitaient de sortir au travail en veille de parachath ‘Houkath. Ce qu’ils devaient faire en cette veille du Chabbath, ils le faisaient le jeudi. Jusqu’à ce jour on évite de quitter la ville et d’aller en campagne. » Il conclut : « que l’Eternel, Qui assure la garde de Son peuple, partout et en tout temps, veille à ce que rien n’arrive de plus ». »

Le rav Moutsafi conclut : « Mon père jeûnait en ce jour-là, et la veille il disait le Tikoun ‘hatsoth en pleurant abondement et étudiant toute la nuit. »

Pour le rav, donc, l’Eglise devrait réfléchir au passé et à sa conduite inadmissible et coupable face au Judaïsme et à ses sources principales, le Talmud et ses commentaires, quand il lui arrive, là, que l’édifice pratiquement le plus célèbre de son culte a subi un tel sort. Pour notre part, en tout cas, c’est là la position dont nous devons faire part, et non point faire des courbettes qui n’ont pas leur place en cette occurrence.

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