Quand Sarkozy monte en selle…

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Nicolas Sarkozy aura donc profité de la vague d’attentats qui a frappé la France cet été pour monter aux créneaux en se déclarant candidat à la primaire des Républicains pour la présidence française. De la sécurité à l’identité française, ses sujets favoris ne manquent pas en ce moment, comme Sarkozy l’a montré lors de son discours du Touquet, ce samedi, où il a dénoncé «l’islam politique» tout en se présentant en «porte-parole du peuple de France».

Mais là où l’ancien président se montre cavalier, c’est lorsqu’il ajoute : «Ce qui me pose un problème c’est l’Islam politique. Je veux qu’on puisse être un juif de France sans avoir peur».

On se souviendra qu’à la mi-janvier, Nicolas Sarkozy s’est vu décerner un prix par la conférence des rabbins d’Europe «pour son rôle dans la protection de la communauté juive en France, sous sa présidence et en tant que ministre de l’Intérieur». Mais l’exploitation de la référence juive au sein du discours politique ne devrait pas forcément nous réjouir. Si la France est ébranlée à cause de «l’islam politique» qu’elle a laissé se développer dans ses frontières pendant toutes ces années, qu’est-ce que les Juifs viennent faire là-dedans ?

Comme l’avait déclaré un autre homme politique il y a une dizaine d’années : « Vous savez pourquoi je ne suis pas antisémite ? Parce que je ne suis pas philosémite ».

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