Seine-Saint-Denis : la “mosquée Daesch” au coeur de la filière djihadiste

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Comme l’indique Le Parisien, de nombreux Français partis en Syrie fréquentaient la mosquée des Radars de Sevran.

Depuis lundi 6 janvier, la cour d’assises spéciale de Paris s’intéresse à deux filières de recrutement de djihadistes en Seine-Saint-Denis. Parmi les 24 accusés présents, 13 ont fréquenté le même lieu de culte : la mosquée des Radars de Sevran plus connue sous le nom de mosquée « Daesch ». Comme le rappelle Le Parisien, de très nombreux jeunes ayant rejoint les rangs de l’Etat islamique entre 2014 et 2015 y avaient leurs habitudes. « Le sujet de la Syrie était abordé. La souffrance et la détresse du peuple syrien nous ont touchés et on en a souvent parlé, admet Jérôme Bossard. […] Mais à aucun moment nous avons dit qu’il fallait aller là-bas pour sauver le peuple syrien », assure Jérôme Bossard, président de l’association qui a repris cette mosquée aujourd’hui fermée.

Un constat partagé par Habib Taïeb qui a assuré quelques prêches au début de l’année 2015. « Faut pas penser que l’imam va parler de partir en Syrie devant tout le monde le vendredi. Si quelqu’un le fait, le lendemain il est arrêté. Il faudrait être stupide », souligne-t-il dans des propos relayés par Le Parisien. Convertis à l’islam radical, séduits par la propagande djihadiste, ils ont pour certains été portés par une dynamique de groupe renforcée par la proclamation du « califat » en juin 2014. Les réquisitions sont prévues jeudi 16 janvier et le verdict attendu le 17 dans la soirée.

Source www.valeursactuelles.com

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