Session importante du Comité rabbinique européen à Riga

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A son habitude, le Comité rabbinique européen a tenu une session semi-annuelle spéciale, cette fois-ci en la capitale de la Lettonnie, Riga.

Le comité rabbinique, placé sous la direction du rav Pin’hass Goldschmidt de Moscou, porte son attention à encourager par leur présence des petites communautés juives de cet ordre, celle de Riga étant forte de quelques 18.000 personnes, mais en régression.

Là, durant trois jours, un nombre important de rabbanim européens ont honoré cette ville et sa communauté juive de sa présence, quand diverses rencontres ont été organisées, avec des colloques, des cours, des réflexions sur l’avenir de la communauté juive en Europe, avec ses questions et ses problèmes.

Le tout, dans un site remarquable, la « Synagoga », portant au dessus de son « aron kodech » une phrase rarement vue : « Que béni soit l’Eternel, Qui ne nous a pas abandonnés entre les dents de nos ennemis ». La raison en est que, durant la Shoah, les Allemands auraient bien voulu détruire cette synagogue, mais comme elle avait un mur mitoyen avec une église, ils ont abandonné cette idée…

Les sujets concernant les communautés juives d’Europe ne manquent pas : la che’hita, la mila, etc. De la sorte, les divers rabbanim et rabbins, dont certains venaient de France, ont pu prendre conscience des interrogations et s’informer des initiatives prises en la matière.

Du côté français, signalons le doyen des rabbins de cette origine, le rabbin Alain Goldmann, le rabbin Moché Lévin et le rav Yi’hya Teboul. Le Grand rabbin de France Corsia s’est joint le dernier jour de cette session.

Signalons qu’a été abordé également le problème immense, inouï et irrésolu de la conduite des autorités face aux cimetières en France, exhumant systématiquement les corps après quelques décennies, par fin de contrat, ou du fait de l’état de la tombe. On ne peut imaginer une telle quantité de « methé mitsva » à la fois, puisque le vice-président du Consistoire M. Bohbot et le dayan d’alors, le rav Yirmiahou Cohen, ont déclaré en 2008 que 1000 corps juifs étaient exhumés par an. Ajoutons ici que cela est fait par des fossoyeurs qui n’ont aucun souci de collecter les restes funéraires : outre le fait qu’ils soient des non-juifs, ils font un travail très superficiel, collectant en une demie-heure ce que les rares responsables juifs capables de le faire ne feront qu’en 6 heures de travail ! Et que deviennent ces restes funéraires ? Sont-ils incinérés ? Les indigents le sont officiellement, mais les autres, où les met-on, car la municipalité fait savoir que l’ossuaire est plein !

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Et qui informe-t-il les Juifs de cet immense et horrible problème ? Personne – sauf Kountrass ! Est-ce normal ?

Le Grand rabbin de France a tenté de rassurer l’assistance, en racontant qu’il avait obtenu de la part de la maire de Paris que les Juifs enterrés avant la Shoah à Bagneux soient épargnés. Mais l’inquiétude reste : et ceux datant d’après la guerre, à quel titre peut-on les abandonner à leur triste sort ? Et ceux du grand cimetière de Pantin ?!

L’exhumation des corps est faite sous surveillance rabbinique, nous a-t-on garanti. Qui le fait-il ? Difficile à savoir…

Le dayan, rav Teboul, est intervenu à deux reprises pour affirmer avec force que, bien qu’il ait été nommé responsable de cette question dans l’enceinte du Consistoire voici plusieurs années, aucune réunion n’a encore été tenue à cet effet…

Le Comité rabbinique européen a pris bonne note de cette immense question et a décidé d’y prêter toute son attention.

Après la fermeture de cette importante réunion, une partie de ses membres a poursuivi son action en se rendant… en Tunisie, pour Lag ba’omer. Diverses rencontres des plus officielles vont avoir lieu, et ces représentant de la communauté juive doivent rester dans ce pays jusqu’à lundi prochain, sous surveillance sécuritaire très étroite de la part des autorités politiques tunisienne.

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