Quand le terrorisme du « genre » bafoue les droits réels des femmes concrètes

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Les juges du tribunal rabbinique de Haïfa croyaient avoir déjà tout vu – jusqu’au jour récent où se sont présentées à l’audience deux femmes, A., ci-devant mâle, et G. qu’il avait épousé selon la loi juive et avec laquelle il avait élevé leurs enfants. Il y a un an, A. a subi une opération de changement de sexe – ce qui est, rappelons-le, totalement interdit par la Tora – et est devenu une femme, à la suite de quoi le couple s’est séparé.

Après avoir entendu les raisons de la séparation, et établi qu’il n’y avait pas lieu d’essayer de rétablir le Chalom bayith, le dayan a souhaité fixer une date pour la remise du guet à G. Mais il s’est alors heurté à un refus catégorique de la part de A. : « Je ne suis pas un homme. Un homme donne un guet. Moi, je suis une femme – je ne donne pas de guet ».

Le dayan lui a alors expliqué que son refus pouvait l’amener à être déclaré mari récalcitrant, et être passible de toutes les peines prévues pour les maris qui refusent de libérer leur épouse, y compris la prison.

L’audience ayant été interrompue, au retour de la paire dans l’enceinte des délibérations, une dispute éclata entre eux, qui serait désopilante si elle n’était révélatrice d’insondables détresses.

Le juge ayant demandé de quelle façon leurs enfants vivaient la situation, les réponses furent contradictoires, G. affirmant « très mal » et A. déclarant « très bien, mon fils s’est fait faire un tatouage sur la main ‘maman, il n’y en a que deux’ ».

A un certain moment, A. consentit à donner le guet afin de permettre à son ex-épouse de refaire sa vie, mais comprenant qu’au moins pendant l’acte du divorce il serait considéré comme un homme et que l’acte serait adressé en conséquence, il/elle se rétracta à nouveau en menaçant les rabbins des foudres gouvernementales, médiatiques et même de la Cour Suprême.

Finalement, la menace d’incarcération eu fin de son entêtement, et il accepta de rendre sa liberté à G.

Non sans avoir d’abord proclamé que les rabbins vivaient dans « les ténèbres du Moyen Age ».

Visiblement le progressisme nous réserve encore des surprises…

 

Malkiel Heller

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