Le tremblement de terre terroriste en France

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Nul doute, la France a été frappée un séisme d’une intensité rare. L’équipe du « journal » Charlie Hebdo a été décimée, et, avec elle, des membres de notre peuple ; puis, outre un ou deux attentats durant cette dure semaine, quatre Juifs ont été assassinés en veille de Chabbath, alors qu’ils venaient effectuer leurs emplettes dans un supermarché cacher de Vincennes, que l’Eternel venge leur sang !

 

Les Juifs, pour les anciens parmi nous, peuvent comparer la présente situation à ce qu’ils ont connu durant la Shoah ou durant les divers conflits d’Afrique du Nord, quand les opinions des gens ou leur appartenance au peuple juif, suffisaient pour qu’on les envoie terminer leur vie dans des camps d’extermination. N’est-ce pas ce que ces islamistes ont voulu : mettre fin à la libre expression, quand bien-même fut-elle des plus offensantes, d’un journal satirique, ou à la vie de Juifs juste parce qu’ils le sont, ceci sans autre raison ?

Les goyim ont également compris que cette fois-ci, toutes les limites avaient été franchies. Ils voient bien qu’un éveil terrifiant se fait jour du côté de l’islam fondamentaliste, et constatent aussi que même parmi leurs propres citoyens, parfois des jeunes français du terroir le plus « pur » sont capables de rejoindre les pires ennemis de la démocratie, de l’humanisme et de la République ! A plus forte raison, quand il s’agit de ces émigrants que la France, dans sa grande bonté – et nous n’avons pas le droit de la critiquer par trop, nous qui en avons tant profité – qui mettent à présent en danger le système tout entier.

700.000 manifestants spontanés le Chabbath parachath Chemoth, puis la grande manifestation du dimanche d’après, avec ses quasi trois millions de français dans la rue prouvent une certaine prise de conscience.

Nous n’avons pas à nous pencher ici sur l’événementiel : ce n’est certainement pas ce que nos lecteurs attendent de nous, et nous les renvoyons aux divers médias quotidiens ou hebdomadaires dont c’est la charge. Nous voudrions tenter, autant que faire se peut sous le choc, d’aborder la question de l’avenir de la France à cet égard, d’un côté, et de celui des Juifs en France d’un autre.

 

Nous nous réservons la possibilité, dans le prochain numéro dont le sujet central prévu depuis quelque temps est « la mitswa d’habiter en Erets Israël« …, de consulter d’ici là les grands dirigeants de la communauté juive actuels pour leur demander leurs conclusions. Nous ne ferons, dans le présent article, que tracer des lignes générales qui semblent s’imposer à notre esprit, en sachant que nous prenons le risque d’avoir pour la prochaine fois un « da’ath Tora« , une réponse de la part des Grands de notre génération, différente de la nôtre. Si c’est le cas, nous aurons prouvé que nul ne peut agir sans les consulter, et c’est ce que nous suggérons, de toute manière, à toute personne songeant à présent à quitter la France !

La France

 

Le rav ‘Haim Walder, dans son article hebdomadaire du lendemain de la parachath Chemoth, critiquait la France en admettant que ce pays n’était pas en mesure de changer son orientation : la douce France n’a-t-elle pas accepté le régime de Vichy, collaboré avec les Allemands et envoyé, par l’intermédiaire de sa police et de ses trains, des dizaines de milliers de Juifs, français ou étrangers, dans les camps de concentration ?

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Nous lui avons fait remarquer que c’était une vision de la France quelque peu faussée : s’il est vrai que le pays a cédé devant l’ennemi, que le maréchal Pétain a livré la France aux nazis, avec tout ce que cela avait signifié, d’un autre côté, la Résistance a pris les armes et œuvré contre les Allemands de manière remarquable, le général De Gaulle a présidé le gouvernement français en exil et dirigé maintes attaques contre les forces d’occupation. Il nous semble que rares ont été les entités nationales qui ont su œuvrer de la sorte (les Polonais ont eu également leur gouvernement d’exil, mais sans autant d’activité et de résultats).

Il y a en France un esprit de liberté et de refus du joug que d’autres veulent lui imposer qui sait, et qui saura très certainement, faire face à toute velléité de cet ordre.

D’un côté. Mais d’un autre, le problème de la France réside justement en sa générosité : elle a accepté en son sein un très grand nombre d’éléments étrangers, musulmans en particulier, qui mettent à présent en danger son identité.

Il y avait à cela des raisons historiques, une sorte de réparation après les années de colonisation et d’occupation des pays d’Afrique du Nord , c’est vrai, mais tout a une limite, et elle est dépassée à présent : car la France n’a pas su apprécier la nature musulmane à son juste niveau !

 

L’attente arabe

 

Un des grands auteurs (ce nous semble, rabbénou Be’hayé), disait déjà à l’égard du peuple juif qui doit attendre le Machia’h, quoi qu’il arrive, et même si cela prend du temps, que notre peuple devait prendre exemple sur les musulmans : les descendants de Yichma’ël savent depuis le départ qu’un jour ou l’autre, leur peuple reprendra de la force, mais durant plus de deux millénaires, rien de cela ne s’est produit (ils parlent d’années de Djahalia, de chaos). Ce n’est qu’à l’arrivée de Mohamed que ce message s’est concrétisé, et que les musulmans ont reçu la dynamique qu’on leur connaît.

Il nous semble qu’outre le message pour notre peuple, qui doit donc apprendre à attendre même si cela prend des millénaires, que le temps soit arrivé pour l’Eternel de nous envoyer le libérateur, le Machia’h – que cela soit de nos jours, le plus vite possible ! – il est également possible de décrypter chez ce grand auteur une définition de la nation arabe : elle sait attendre, avec patience, l’avenir. Elle était sur le point d’envahir l’Europe, l’Espagne étant déjà musulmane, mais le cours de l’histoire a changé, et Charles Martel est parvenu à les repousser, il y a près de treize siècles. L’Espagne y est parvenue elle aussi, avec sa fameuse Reconquista. Mais cela n’est rien pour les musulmans : attendons, et le jour arrivera où cette nation trouvera les moyens et la tactique pour reprendre son mouvement, et parvenir à conquérir le monde entier, puisque telle est sa vision.

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C’est exactement ce qui est en train de se passer actuellement, et le front, après avoir émergé aux Etats-Unis il y a douze ans avec l’attentat des Tours du World Trade Center, se déplace en France.

 

La question est de savoir si la France est capable de faire face.
charlie-hebdoLe fait est que l’attaque de Charlie Hebdo est une très grande erreur stratégique de leur part : on peut tout faire, mais pas s’en prendre en France à la liberté d’expression – tuer le si regretté Yonathan Sandler et ses enfants, et la fille du directeur de l’Ecole juive de Toulouse, que l’Eternel venge leur sang ! – ou encore tuer vendredi après-midi quatre Juifs à Vincennes, ce n’est pas ce qui émeut la France profonde, qu’on ne se fasse pas d’illusion. Mais s’en prendre à un journal, et tuer de sang froid ses dirigeants et ses caricaturistes, cela non ! Des millions de français sont sortis manifester, et dans le monde entier les critiques ont fusé.

Peut-être, dès lors, la France parviendra à changer de position, et à mieux dominer la situation face aux musulmans, et aux dangers qu’ils posent à la société et aux individus, en particulier ceux de notre peuple.

 

Que doivent faire les Juifs ?

 

Rester malgré cela, ou songer à partir, du fait de cette situation, en particulier à un moment où la France est confrontée à une crise économique grave et profonde ?

Il ne fait aucun doute qu’un départ précipité et non réfléchi n’est pas conseillé : il faut savoir demander conseil aux Grands du peuple juif, et nous tâcherons d’apporter leur avis dans le prochain numéro.

Erets Israël ou la Floride ? Certains se posent la question. Et la mitswa d’habiter en Terre sainte ? Sans vouloir déflorer le sujet sur le plan de la Halakha dès maintenant, nous devons admettre que si la question se pose chez certains, c’est qu’ils n’ont pas le courage d’affronter la réalité en Erets Israël, et que dès lors, peut-être qu’effectivement, pour eux, il vaut mieux chercher ailleurs dans le monde une communauté d’accueil (car sans une communauté, bien entendu, on ne peut envisager un tel déplacement). Toutefois, disait notre maître le rav Moché Soloveitchik zatsal de Zurich, de nos jours, nul pays n’est épargné : à chaque fois qu’il y a une crise en Terre sainte, l’ensemble du monde juif est concerné, inquiété, car la globalité du monde est un fait acquis (il nous a dit cela voici quarante ans, et cette analyse n’a cessé de se vérifier avec le temps !). Il n’y a donc pas de refuge réel imaginable.


18Erets Israël
? C’est évidemment la meilleure des options, mais la grande question est de savoir quelle ville, ou quel quartier choisir.

Pourquoi ? Ne vivons-nous pas en France, parmi les goyim, tout en continuant de bien éduquer nos enfants ?

C’est souvent le contraire qui est vrai : certaines familles ont pu mieux éduquer leurs enfants à l’étranger qu’en Erets, car justement leur voisinage était clairement conçu comme étranger, comme loin de nous. Mais quand ces mêmes familles font leur « Alya » sans prendre de précautions, elles peuvent se trouver dans des situations catastrophiques, voir leurs enfants enlever la kippa très vite, quand ce geste en entraîne bien d’autres, que D’ nous en protège. Pourquoi ? Parce que bien que l’entourage soit juif, on n’a pas le droit de penser, en toute naïveté, que tout est saint.

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Comme le disait un de nos amis originaire d’Alsace : tout est qadoch en Terre sainte, regardez, vous trouverez qu’il est même écrit en hébreu « cinéma », « salle de jeux », « boîte de nuit »… C’est vrai que c’est écrit en hébreu, mais sont-ce pour autant moins des lieux de perdition ?

Les jeunes sont très sensibles aux messages des autres jeunes de leur âge et de leur voisinage, et les risques sont malheureusement très grands de les voir mal tourner.

La solution : un quartier bien engagé, les écoles les plus religieuses, une communauté accueillante et chaude !

Oui, mais ce n’est pas évident non plus : même ceux qui ont envoyé leurs enfants dans les écoles juives en France éprouvent de grandes difficultés à en faire de même en Terre sainte, parce que les positions sont différentes. Un orthodoxe de France, sans qu’il ne s’en rende compte, doit faire des compromis, laisser ses enfants se conduire d’une certaine façon, s’habiller selon la mode, avec ses limites soit, mais quand l’enfant vient ici et qu’on lui demande de tout changer, cela lui est très pénible. Ceci n’est qu’un exemple, alors que cette différence entre les sociétés est de loin plus profonde et plus grave.

Si on sait, avec humilité, qu’on devra revoir nombre de positions, mais que le jeu en vaut la peine, à savoir d’envoyer ses enfants dans des écoles réellement engagées, on ne peut que gagner. Ceux qui l’ont fait pourront en témoigner.

 

Touchons enfin à l’aspect sécuritaire. La situation en France est inquiétante, certes. Mais, est-ce qu’en Terre sainte tout est entièrement mieux ? Objectivement, c’est dur à affirmer : le pays tout entier est menacé de toutes parts, de l’extérieur comme de l’intérieur, et le dernier été nous l’a bien prouvé. Sans oublier le récent attentat dans une  synagogue du quartier de Har Nof, à Jérusalem.

Alors, quelle est la différence ? Un sentiment subjectif de sécurité, car le pays tout entier vise à veiller à la sécurité de ses citoyens et à les protéger des musulmans, ce qui n’est pas le cas en France, pour l’instant.

Puis le sentiment profond et juste qu’en Erets Israël nous sommes directement placés sous la direction du Maître du Monde, Qui a Ses yeux dirigés, du début à la fin de l’année, vers ce pays.

Puis enfin que l' »avenir » est ici, avec la venue du Machia’h que nous espérons prochaine.

 

Que l’Eternel nous donne l’intelligence de prendre les bonnes décisions, et la force de changer notre vie pour mieux réussir dans notre prochaine halte, que nous espérons bien être la dernière !

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