Un tribunal de Sarajevo refuse d’extrader à Tunis le sniper qui a liquidé un terroriste du Hamas

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Un tribunal de Sarajevo a refusé d’autoriser l’extradition d’un tireur d’élite bosnien recherché par la Tunisie, qui le soupçonne d’avoir participé en 2016 à l’assassinat d’un mercenaire  du groupe terroriste palestinien du Hamas, Mohamed Zouari.

Selon une source judiciaire,  Elvir Sarac a été brièvement arrêté mardi dernier à Sarajevo sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par la Tunisie, où il est soupçonné de « terrorisme ». Mais un juge de la Cour d’Etat de Bosnie a refusé d’ordonner sa mise en détention et, en conséquence, son extradition.

« La Cour d’Etat de Bosnie (…) a établi que la Bosnie-Herzégovine n’a pas signé avec la Tunisie un accord bilatéral qui lui permettrait d’extrader ses ressortissants pour faire face à une procédure criminelle », a indiqué le service de presse de ce tribunal.

Sarac est un des deux Bosniens soupçonnés par la justice tunisienne d’avoir « perpétré l’assassinat » du terroriste Mohamed Zaouari, tué d’une vingtaine de balles au volant de sa voiture le 15 décembre 2016 à Sfax, la deuxième ville de Tunisie.

Le second est Alem Camdzic, arrêté en mars 2018 en Croatie. La justice croate a approuvé le 9 mai, en première instance, son extradition vers la Tunisie, mais son avocat a annoncé qu’il allait interjeter appel devant la Cour suprême.

Sfax: le nom du terroriste du Hamas, Mohamed Zouari, attribué à une place et à une rue de la ville

Zaouari, qui avait 49 ans, était un ingénieur tunisien décrit qui travaillé secrètement pour le mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza.  Le Hamas, selon lequel Zouari était spécialisé dans le développement de drones, pour tuer des civils juifs au sud du pays.

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Sa mort provoque un grand émoi dans les milieux terroristes palestiniens. Jérusalem n’avait pas réagi aux accusations de son assassinat.

Israël a l’obligation de garantir la sécurité de ses citoyens et ceux qui soutiennent le Hamas militairement sont des cibles légitimes partout dans le monde. Par exemple, les services de sécurité israéliens du Maghreb Operations Center, qui suivent de près l’évolution au Maghreb, font preuve d’une véritable efficacité dans la direction des opérations et des actions clandestines. Le professionnalisme des Israéliens et leurs capacités extérieurs les font redouter par les responsables maghrébins qui ont du mal à comprendre comment le Mossad opère si loin de ses bases.

Ce n’est pas la première fois que la Tunisie protège des terroristes recherchés par Israël 

Le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir –plus connu sous le nom Abou Jihad (Le Père de la Lutte)– est mort à Tunis. Il est l’un des fondateurs du Fatah, membre de son comité central, numéro deux de l’OLP et chef de son aile militaire. Il était l’un des instigateurs et organisateurs de la première Intifada.

Adolescent, depuis 1953 il participe à des actions terroristes contre des villages israéliens ciblant des femmes juives et des enfants. Ce sont 125 personnes qui ont été tuées au cours des attentats qu’il a organisé dans les années 60, 70 et 80. On lui attribue la planification et la direction de plusieurs actions du Fatah contre des civils Israéliens, par exemple l’attaque contre l’hôtel Savoy sur la plage de Tel Aviv en 1975 et l’attaque contre un autobus israélien sur la route côtière près de Tel Aviv en 1978.

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En 1985, depuis Tunis, Abou Jihad planifie une nouvelle action du Fatah par voie de mer contre des objectifs israéliens à Tel Aviv, mais la tentative échoue dès le début. Le navire palestinien est intercepté et coule près de la côte israélienne.

Le 12 avril 1988, un groupe du Mossad, composé de deux hommes et d’une femme, arrive à Tunis munis de faux passeports libanais. Abou Jihad était en train de boire de l’alcool lorsqu’il entend que la porte d’entrée est forcée et se précipite pour prendre son pistolet. Deux Israéliens l’attendaient dans le couloir et le criblent de balles, quand il ouvrit la porte de sa chambre.

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© Souhail Ftouh pour Europe Israël

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