Un grand arbre… cela protège

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Autour de la table de Shabbat , n° 338 Chela’h-Lekha

Une Refoua Cheléma pour Meir ben Léa parmi les malades du Clall Israël

Avant de commencer mon développement je tiens à vous faire partager un court passage du saint Zohar de rabbi Chimon Bar Yo’haï (paracha Beha’alotekha) : »Tout celui qui considère que les récits de la Tora (attrayant à l’époque du désert) ne sont que des simples histoires qui n’ont rien à nous apporter… que son âme le quitte… ».  A cogiter…

Notre paracha est riche en évènements fondamentaux à l’époque de la traversée du désert. Nous sommes la deuxième année, après la Sortie d’Égypte, le peuple a déjà reçu la sainte Tora. Moché envoie alors un groupe de 12 hommes dans la Terre promise, pour explorer et déterminer comment préparer le peuple à y entrer. Il leur demande de vérifier comment les villes sont bâties  avec ou sans forteresse ? A quoi ressemble la population : est-ce des gens grands et forts ou non ? Parmi toutes ces questions Moché demande s’il existe des arbres : c’est-à-dire si la terre est fertile ou non. Cependant les Sages expliquent que cette dernière question a un sens plus profond (Rachi 13.20). Il s’agissait de savoir s’il y avait un homme juste et droit vivant en Israël qui protège, par son mérite, la population autochtone. Et l’arbre est une parabole qui vient désigner ce juste. En effet, de la même manière qu’un arbre protège avec son ombre ceux qui viennent s’y abriter, lorsque le soleil tape et fait pousser de bons fruits… Pareillement le Tsadik protège, par son mérite, son entourage de tout malheur. La Guemara (Baba Batra 15.) enseigne que le juste dont il est question, c’est Job (Yov). Cet homme droit et rempli de foi en Hachem – malgré toutes ses grandes épreuves ( il avait perdu ses enfants, sa santé, sa fortune, que D’ nous en préserve) – acceptera toutes les difficultés comme provenant de D’ pour son propre bien. Ce juste ressemblait à l’arbre qui protège la population car c’était une référence de droiture et de confiance en D’. Ce qui est intéressant de savoir, c’est que la sainte Tora accorde un grand mérite à tout Tsadik, même s’il ne fait pas forcément partie de la communauté.

Lors du compte rendu final, les explorateurs feront savoir à Moché Rabbénou que Job n’est plus de ce monde, donc il n’y a pas de crainte à avoir pour la conquête. De là, on aura aussi appris que la force d’une nation ne dépend  ni de son nombre de chars et  de ses missiles à têtes nucléaires, mais du nombre de ses habitants, qu’elle a réussi a faire grandir « droits » à l’image des majestueux arbres… Car c’est grâce à eux que la nation a l’assurance de perdurer dans le temps. De plus, si la Tora octroie un mérite particulier aux justes des nations, à plus forte raison D’ accordera une très haute valeur aux membres de la communauté sur qui il est écrit : »Mes fils… »(Devarim 14). Et de notre paracha on pourra envisager le rapport avec son prochain sous un autre angle. Au lieu de le considérer comme un ustensile avec lequel j’espère arriver à mes fins… la paracha nous enjoint de regarder son ami comme un bel arbre… Si aujourd’hui il n’est pas encore le grand Tsadik, Il n’empêche qu’il a le potentiel de devenir un bel et grand acacia ou un olivier porteur de nombreux fruits…

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Dans la suite de la paracha, les explorateurs reviennent aux camps et tiendront des propos très durs sur la Terre promise. C’est une terre qui « mange »  ses habitants car à chaque endroit où ils se rendaient il y avait des enterrements. Les fruits et les hommes sont gigantesques, les villes sont fortifiées. En un mot on ne peut pas faire la conquête de ce pays ! Le peuple s’associera à leur conclusion et tous ont pleuré amèrement. On était le 9 Av. Hachem dit : »Vous avez pleuré inutilement, en punition les générations à venir, pleureront de vraies larmes bien amères. » Les dés étaient jetés ! La génération du désert ne rentrera pas en Terre promise. Toutefois, la  nouvelle génération, les hommes de moins de vingt ans à la Sortie d’Égypte, ne sont pas concernés par cette punition. De plus, le 9 av sera fixé, comme la date à venir des destructions des deux Temples de Jérusalem, et de beaucoup d’évènements néfastes pour le peuple juif. Les pleurs inutiles se transformeront en des rivières de larmes…

Le Midrach rapporté dans Rachi enseigne que la vérité n’avait rien à voir avec le compte-rendu des explorateurs. « La terre mange ses habitants » était juste une impression. Hachem a fait en sorte que dans toutes les villes où les explorateurs se trouvaient, la population autochtone s’occupe d’enterrer ses morts afin de ne pas les remarquer. « Les villes sont fortifiées » montrent que la population est peureuse de l’ennemi éventuel et a besoin de la protection des murailles. Les fruits sont de très gros calibres, preuve que la bénédiction règne en Terre sainte.

 D’après cela, pourquoi les explorateurs ont vu tout en noir ? La réponse sera double. Premièrement il y avait un manque de confiance en D’ Qui pourtant les aidera pour la conquête comme Il l’a fait durant les 40 années du désert. Deuxièmement, toute manière d’examiner une situation dépend de l’intérêt premier qu’on y porte. Les explorateurs étaient des gens importants à l’époque du désert (voir Rachi au début de la paracha). Or, à leur arrivée en Terre sainte, ils ont craint qu’ils ne gardent plus leur place leur importance (d’après le saint Zohar paracha Chela’h 30). C’est la cause, sous-jacente, pour laquelle ils interpréteront les événements négativement.

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On aura compris un autre grand principe dans la vie. Pour avoir un minimum de justesse d’analyse,  il faudra veiller à faire table rase de ses intérêts préexistants et on devra mettre de côté son orgueil qui déforme grandement les événements plus encore que les grands miroirs déformants du jardin d’acclimatation qui modifiaient l’image du petit garçon et le faisait apparaître en espèce de gros monstre ….

Pour changer de lunettes

Le Machpia’ rav Bidermann, a rapporté ces derniers temps une histoire véridique qui a eu lieu en Erets Israël :« C’était dans une des grandes villes du centre du pays à la sortie de Roch Hachana 5777 (2017).

Les rues étaient bondées de monde dans l’attente des autobus pour rentrer chez soi. Le temps passe et le dernier autobus pour Jérusalem n’arrivait toujours pas.

La foule perdait patience, car il y avait aussi de nombreux enfants qui attendaient.

Les gens appelaient la compagnie de bus pour savoir ce qui se passait, mais personne ne répondait ou la réponse du standardiste se faisait très vague.

En face d’eux stationnait un bus vide qui affichait le n° 350 pour Ashdod.

Voyant le temps s’allonger, et l’impatience de la foule grandir, une personne a pris son courage à deux mains et est allée voir le conducteur du bus en lui demandant une faveur : pouvait-il  faire une grande bonté pour toute cette foule en changeant de direction et partir pour… Jérusalem !

Le conducteur ne refusa pas et dit qu’il était prêt à partir pour la capitale.

La foule qui attendait sur le trottoir n’en revenait pas que l’autobus change de destination et prenne tout le monde à bord !

Ils sont tous montés rapidement dans le bus, et chacun a béni chaleureusement le conducteur pour son audace et sa générosité.

 Et tout le long du trajet les conversations échangées portaient sur la chance d’avoir un tel conducteur et chacun lui lançait un « Hazak oubaroukh »

«  Yachér Koa’h », etc.

À l’arrivée à Jérusalem, et après avoir déposé la plus grande partie des passagers, un des derniers voyageurs s’approche du méritant conducteur et lui demande : « Changer de direction pour un autobus, ce n’est pas banal, et si tes supérieurs l’apprennent, tu risques d’en prendre pour ton grade ! »

Le conducteur lui répondit d’une manière complètement inattendue :

« En fait, c’est bien moi votre bus 400 pour Jérusalem ! Seulement comme j’ai pris un peu de retard sur les horaires, je n’ai pas voulu recevoir les invectives de la foule pour l’heure tardive. Alors je me suis garé devant la station et j’ai mis le numéro de bus pour Ashdod. C’est comme ça que j’ai accepté la demande d’un des voyageurs pour aller sur Jérusalem. Et grâce à cela, j’ai reçu toutes les bénédictions de la foule… »

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Le message pour nous, c’est de savoir que même avec les fachloth/les bévues de la vie, quelquefois, tout dépend de la manière dont on les prend ! Finalement la foule a passé un voyage agréable et inoubliable… Et c’est peut-être l’explication d’une Halakha difficile qui est de bénir Hachem pour le bien qu’Il nous dispense dans la vie de tous les jours, comme pour le moins bon avec autant de joie dans tous les cas ! C’est peut-être le fait de savoir que fréquemment le mal que l’on perçoit dépend étroitement de la MANIÈRE dont on le voit. On peut s’énerver sur le conducteur du bus qui est en retard, mais aussi on peut finalement le remercier, car c’est grâce à lui si on rentre à la maison.

Coin Halakha : L’interdit de Mouksé est de ne pas déplacer certains ustensiles durant Chabbath. Les objets de valeurs auxquels nous portons toute notre attention au cours de la semaine, le propriétaire leur réservera une place particulière à la maison, dans une armoire ou une vitrine. Ils auront le statut de « ‘Hissrone Kiss », perte d’argent. Cela entraine qu’on ne pourra pas les déplacer. Par exemple le couteau du Mohel, ou du Cho’het, un ordinateur ou un smartphone de valeur font partis de ce groupe de Mouksé. Nécessairement si un de ces objets est placé sur une chaise à l’entrée du Chabbath : je n’aurais pas le droit de le déplacer même si j’ai besoin de la chaise ou même si j’ai une crainte que l’objet ne s’abîme ou soit volé. Je devrais donc  être prévoyant pour que la veille du Chabbath, je les range à leurs places. Autre cas, si je suis commerçant, : les articles qui sont destinés à la vente se trouvant à la maison, personne ne devant les examiner, deviendront Mouksé ‘Hissaron Kiss (C.A. 308.1).

Chabbath Chalom et à la semaine prochaine si D’ le veut.

  David Gold Soffer

Birkat Mazel Tov à Pascal Chekroun et son épouse (Villeurbanne) à l’occasion du mariage de leur fils Matti. Qu’il ait le mérite de fonder une belle famille dans le Clall Israël.

Une bénédiction à mon Roch Collel rav Asher Brakha Chlita et à son épouse pour tous ses efforts dans le développement de ses Collelim/Bet Hamidrach à Ra’anana et en Erets Israël.

Une bénédiction à mon élève et ami du Collel de Raanana (Palmah 15) David Timsit et à son épouse qu’ils aient de la réussite dans l’éducation des enfants « Na’hat dikedoucha » et la parnassa

Une bénédiction à Monsieur Zaouï (Paris) et à son épouse pour ce qu’il entreprend et du « Na’hat dikedoucha » (bons enfants et petits-enfants).

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