Un journaliste du Monde cautionne la diabolisation d’Israël sur Facebook

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Et ce n’est pas le seul confrère ayant laissé libre cours à ses penchants sur les réseaux sociaux après la mort de la journaliste d’al Jazeera tuée ce mercredi à Jénine.

 

Le 11 mai, une journaliste de la chaîne qatarie al Jazeera couvrait une opération menée à Jénine par l’armée israélienne, venue dénicher des membres de groupes armés palestiniens en réaction à plusieurs attentats commis contre des civils en Israël ces dernières semaines. Touchée par une balle, Shirin Abu Aqleh est décédée.

L’AFP a prématurément condamné Israël, désignant l’armée comme responsable du tir mortel dès la première dépêche. Puis, devant les réfutations des autorités israéliennes et en l’absence d’enquête évidemment impossible à mener si vite, l’AFP a rétracté son titre le matin même.

Mais nombre de soutiens de la cause palestinienne ont choisi de ne pas tenir compte de cette évolution et de fustiger Israël qu’ils tiennent pour coupable à coup sûr dans des termes très durs.

Ce fut le cas de certains politiciens en France, mais aussi d’un juriste palestino-chilien, Emilio Dabed, sur son compte Facebook :

Ils haïssent, ils tuent, ils rejettent. C’est ce qu’ils font depuis plus de 74 ans.
Un pays construit sur une éthique négative : négation de l’autre, négation de sa présence, négation de son histoire, négation de son humanité. Mais ils nient également ce qu’ils sont eux-mêmes devenus : une force négative produisant l’oppression, le mensonge et la mort. Cela ne peut pas durer éternellement, Shireen. Cela ne le pourra pas.

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« Ils », ce sont bien sûr les Israéliens, dont le pays est indépendant depuis 74 ans.

Et ces Israéliens, pour M. Dabed, sèment donc la haine, la négation de l’autre et de son humanité, le mensonge et la mort ! Rien que ça.

Parmi les commentateurs, un certain Benjamin Barthe fait part de son accord :

Well said my friend

Benjamin Barthe n’est pas un citoyen lambda. Il est correspondant au Moyen-Orient et rédacteur en chef adjoint pour l’étranger au Monde, le plus prestigieux des quotidiens français.

C’est un rôle de prime importance, faisant de lui l’un des fournisseurs de l’information à laquelle ont accès les Français sur cette région qui est au centre des enjeux géopolitiques.

Nous avons analysé à de nombreuses reprises la couverture faite par Le Monde des relations israélo-palestiniennes. Il en ressort une tendance que nous décrirons comme peu favorable à Israël. Cela ne poserait pas de problème si Israël était pris pour ce qu’il est, avec ses qualités et ses défauts.

Mais si le postulat qui anime un membre aussi important de la rédaction est que l’ensemble du peuple israélien est un monstre haineux, comment attendre la moindre objectivité journalistique ?

Le même journal, il faut le noter, peut faire preuve d’une grande complaisance vis-à-vis des organisations terroristes palestiniennes qui, elles, font à peu près tout ce que M. Dabed reproche à Israël. Haïr les Juifs ? Check. Mentir ? Check. Nier l’histoire du peuple juif ? Check. Tuer des Juifs ? Check

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Dans le même style, la journaliste Alice Froussard, qui fournit des reportages sur les Palestiniens à de nombreux médias parmi lesquels Radio France, RFI ou encore Le Journal du dimanche (JDD), est bien connue pour son parti pris qui a par le passé lui a valu une mise en garde du CSA à Radio France après une intervention d’InfoEquitable.

Alice Froussard a elle aussi colporté les accusations d’assassinat par Israël de la journaliste d’al Jazeera; et elle trouve tout à fait convenable de considérer Israël comme un « Etat répugnant ».

Le journalisme, c’est d’abord dire ce que l’on voit.

Un informateur peut aussi choisir de dire ce qu’il veut que les destinataires voient : on peut alors facilement glisser du journalisme vers la propagande.

Lorsqu’un journaliste approuve personnellement la diabolisation d’un des deux peuples impliqués dans un conflit qu’il couvre, peut-on s’attendre à ce qu’il fasse abstraction de ses sentiments dans ses reportages, de manière à informer de manière aussi neutre et équitable que possible ? Et qu’en est-il pour le journal qui l’emploie ?

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