Une ancienne présidente de la Knesset prend la défense de Netanyahou

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Par Shraga Blum – Iphinfo

Daliah Itzik, qui fut membre de Kadima et présidente de la Knesset de 2006 à 2009, s’est rarement exprimée publiquement depuis qu’elle a quitté la vie politique en 2012. Mais cette fois-ci, elle a brisé son silence face à ce qu’appelle « l’aversion dont est l’objet le Premier ministre Binyamin Netanyahou ».

Elle a d’abord dénoncé l’attitude indigne du président de l’Etat Reouven Rivlin qui n’a pas invité Binyamin Netanyahou pour lui remettre officiellement le mandat de former un gouvernement, comme le protocole l’y oblige : « Avec tout le respect, et j’ai du respect, la résidence présidentielle n’est pas le domicile privé du président, où il pourrait inviter ou ne pas inviter qui il veut. Cela n’est pas à son honneur et ce n’est pas la première fois. Le président est-il au-dessus des lois ? Qui est-il pour décider si un Premier ministre peut former un gouvernement ou non ? »

Daliah Itzik pense que le président de l’Etat est notamment influencé par le battage médiatique « anti-Bibi ». Et elle pourfend ensuite les médias : « J’ai le sentiment qu’il y a une chasse à l’homme médiatique contre Binyamin Netanyahou. Je ne suis pas parmi ses proches mais je sens qu’il y a une frustration dans le camp qui n’arrive pas à le battre par les urnes de manière démocratique, et il y a une sorte d’aversion à son encontre ».

Et encore plus intéressant de la part d’une personne qui dit ne pas être dans le camp-Netanyahou : « Dans la campagne du Likoud, je n’ai pas senti d’incitation ou de division. Au contraire. J’aime ce pays et ses citoyens ont droit à autre chose que des boycotts. Il y a en assez ! Je sens que dans ce camp, il n’y a qu’une seule idéologie : ‘Tout-sauf-Bibi’! Quoi ? Plus d’un millions d’électeurs qui ont voté pour lui seraient disqualifiés ?! Leurs voix seraient-elles illégitimes ?! Je pense que cette attitude ne fait que causer du tort au camp dont je fais partie »…

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L’ancienne députée a ensuite confié qu’elle ne voulait pas trop s’exprimer sur ce sujet de crainte d’être attaquée, mais que ce sentiment était partagé par beaucoup de gens avec lesquels elle est en contact, y compris ceux qui n’aiment pas particulièrement Binyamin Netanyahou.

« On veut nous donner le sentiment qu’il suffit que Netanyahou parte pour que tout rentre dans l’ordre dans le pays », conclut-elle.

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