Une mère est-elle autorisée à vacciner ses enfants malgré l’opposition du père ?

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Au tribunal rabbinique de Jérusalem s’est présenté la question de savoir si une mère est autorisée à vacciner ses enfants malgré l’opposition du père.

Kikar haChabbath – Yichaï Cohen – Photo d’illustration : Olivier Fitoussi, Flash 90

Un père qui s’oppose aux vaccins s’est présenté à un tribunal rabbinique de Jérusalem et leur a présenté un document de 50 pages, dans lequel il expliquait pourquoi son enfant ne devrait pas être vacciné – malgré la volonté de la mère et le consentement du médecin de famille ; réponse des juges, comme suit.

Le tribunal rabbinique régional de Jérusalem, avec ses juges, le rav Yitzchak Oshinsky, le rav Meir Kahn et le rav Yaakov Steinhaus, a décidé de se prononcer sur une décision qui va faire jurisprudence en faveur de la campagne nationale de vaccination, afin de tenter de vaincre l’épidémie du corona.

La discussion a porté sur une dispute entre un père, considéré comme opposé aux vaccins, et une mère – sur la question de savoir s’il était possible de vacciner leurs deux enfants, âgés de 13 et 15 ans.

La décision précise que « le père étend sa réponse au-delà de ce qui est nécessaire (environ 50 pages) et essaie de convaincre le tribunal avec de nombreux documents qu’il présente, que les enfants ne doivent pas être vaccinés ».

Selon les juges, la mère des enfants s’est basée sur les propos d’experts du ministère de la Santé, qui exhortent le public à se faire vacciner contre le corona.

Les juges ont écrit : « La mère a joint à sa demande un certificat, concernant les deux mineurs, d’où il ressort qu’ils ne souffrent pas d’un problème médical. Le médecin a noté dans le certificat : ‘Je conseille avec chaleur de les vacciner’. Le père a insisté sur le fait que le médecin n’est pas spécialisé en la matière, toutefois sans appuyer sa réclamation de toute analyse confirmant sa position ni d’avis allant contre la vaccination. »

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Enfin, les juges ont statué en faveur de la mère et ont écrit : « Après avoir examiné l’intérêt supérieur de l’enfant en particulier et à la lumière de tout ce qui précède, le tribunal décide que la mère peut vacciner le mineur, le fils des parties, même avec le deuxième vaccin contre le virus Corona, même sans le consentement du père, si lui n’exprime pas de résistance (au vu de son âge relativement mature) ».

Si même des juges rabbiniques le disent…

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