Zoom d’Erets Israël pour les ba’hourim français !

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 Dirchou est, de nos jours, un organisme qui lance diverses grandes opérations éducatives dans le domaine de la Tora un peu partout dans le monde. Cela a été le cas la semaine dernière, quand Dirchou a pris l’initiative d’une grande rencontre destinée au public des jeunes des Yechivoth de France, avec la participation des principales personnalités du monde de la Tora d’Erets Israël !

Ceci, à l’occasion du projet d’étude commun pour Ben haZemanim fondé par Dirchou, portant sur le traité Berakhoth. Ainsi, pour la France, une grande tente a été tendue pour les jeunes, à Sarcelles, afin de pouvoir les réunir et leur offrir cette grande possibilité d’entendre des cours et des interventions de ces grands rabbanim.

Cette rencontre a eu lieu jeudi dernier, commençant à 10 h du matin, et se déroulant toute la journée, sous la direction du rav Naftali Lévy, le responsable de Dirchou pour la France.

Le rav Chim’on Galaï, considéré comme l’un des grands rabbanim de la génération, a ouvert la journée, lançant l’étude du chapitre Keitsad mevarkhim. Il a ajouté : « L’effet principal de ce que l’on dit 100 bénédictions par jour provient du fait qu’on les dit comme il se doit. Nul doute que le fait d’étudier le chapitre consacré à ce sujet ne peut que renforcer ce sujet ».

Le rav David Cohen, roch Yechivath ‘Hévron, a insisté sur la difficulté du moment, quand le fait de se rendre dans les Yechivoth comme d’habitude nous est interdit, mais il a insisté sur l’importance d’une étude au Beth haMidrach, ce que ce jour de rencontre venait rappeler au public yechivatique de France. Il a conclu avec l’espoir que les chose vont être possibles dans un proche avenir.

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Le rav Schraga Steinman, fils du rav Aharon Lev zatsal et roch Yechivath Or’hoth Tora, est également intervenu. Il a rapporté la conduite de rabbi Yo’hanan ben Zaccaï (Soucca) qui, bien que terriblement occupé par la gestion des affaires du peuple juif au moment de la destruction du Temple, était remarquable par le fait que jamais personne n’avait pu le devancer à lui dire Chalom, c’est lui, le dirigeant du peuple, qui était le premier à saluer les personnes qu’il rencontrait ! La morale pour nous est claire : savoir se conduire avec dérekh érets !

Il a insisté sur le fait qu’à une période telle que nous traversons, ceux qui parviennent à se renforcer et à remplir leur rôle – étudier la Tora – avec célérité ont droit au mérite égal à tous les autres.

Des questions ont été posées à rav Gerschon Edelstein, roch Yechivath Ponievezh.

  • Qu’est-ce qui vaut mieux actuellement, étudier via téléphone, ou au Beth haMidrach avec un camarade d’étude ?

Cela dépend : si l’on est en mesure de faire attention aux règles établies, il vaut mieux évidemment se rendre au Beth haMidrach. Sinon, il reste le téléphone, chacun selon ses capacités.

  • Les jeunes de l’étranger, doivent-ils tout faire pour revenir en Erets Israël, ou vaut-il mieux attendre la fin de l’épidémie en restant chez soi ?

Un jeune qui a où être en Israël, une structure de Yechiva, il vaut mieux revenir. Sinon, non, il faut rester à l’étranger, en particulier si l’on a avec qui étudier. Si entre temps on parvient à s’assurer d’une structure yechivatique en Terre sainte, il faut revenir.

  • En quoi faut-il se renforcer durant cette période ?
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Dans la prière et dans l’étude avec assiduité, dans la bonne conduite et l’étude du Moussar. Il faut aller prier en public, en un lieu de Tora, étudier le plus possible, y compris des ouvrages de morale, ceux qui lui parlent et qui peuvent lui apporter un renforcement.

  • L’environnement en France est rarement un environnement de Tora, mais d’un autre côté, nous avons l’obligation de bien vivre avec les gens. En quoi doit-on se renforcer ?

Une personne qui étudie la Tora est gardée par cela.

  • Quel est le rôle des rabbanim actuellement ?

De renforcer les jeunes de toutes les manières possible.

  • En quoi enfin est-il possible d’ajouter à notre travail ?

L’étude de la Tora est notre grande obligation, et étalement notre grand mérite. Elle apporte à la personne qui s’y adonne un sens de vie heureuse. C’est la dynamique de la Tora : « tu seras heureux dans ce monde-ci », une vie des plus heureuses, dans ce monde d’ici-bas. Autant de Tora que possible, de prières de tout son coeur, d’étude des ouvrages de morale que nous aimons, tout ceci amène à devenir des gens importants dans la Tora.

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