
Par Sarah Ben — 15 octobre 2026
Hier soir, j’ai regardé les onze minutes du reportage de TF1 consacré aux « colons israéliens » en Judée-Samarie, que la chaîne appelle « Cisjordanie ».
Onze minutes pendant lesquelles les téléspectateurs français ont découvert des Palestiniens qui ont peur, des Israéliens présentés comme menaçants, des barrages militaires et des implantations qualifiées d’illégales.
Et moi, devant mon écran, une question m’obsédait : combien de Français connaissent réellement l’histoire du terrorisme palestinien en Judée-Samarie ?
Combien savent que des familles juives y ont été assassinées dans leur sommeil ? Que des enfants ont été abattus sur les routes ? Que des parents ont enterré leurs fils, leurs filles, parfois plusieurs enfants le même jour ?
Et surtout, combien savent que le Hamas n’est pas seulement présent à Gaza, mais qu’il possède également des réseaux terroristes en Judée-Samarie ?
6 828 ATTAQUES TERRORISTES RECENSÉES EN UNE ANNÉE !
Ce chiffre n’est pas sorti de mon imagination.
Selon les données du Shin Bet, reprises par l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale (INSS), 6 828 attaques terroristes ont été recensées en 2024 en Israël et en Judée-Samarie, contre 3 436 en 2023.
Ces chiffres comprennent notamment les jets de pierres et de cocktails Molotov. Ils ne correspondent pas à 6 828 attentats meurtriers.
En Judée-Samarie et à Jérusalem, 231 attaques graves ont été enregistrées en 2024, notamment des fusillades, des attaques au couteau, à la voiture-bélier ou aux explosifs.
Et ce n’est pas tout.
1 040 attentats graves ont été déjoués par les services de sécurité israéliens en 2024, dont 689 projets de fusillades et 326 impliquant des explosifs.
En 2024, les attentats ont causé 46 morts et 337 blessés israéliens sur le périmètre étudié par l’INSS, qui exclut les fronts de guerre de Gaza et du nord.
Alors je pose une question simple : comment peut-on raconter la Judée-Samarie sans expliquer cette réalité sécuritaire ?
LE HAMAS EST AUSSI EN JUDÉE-SAMARIE !
Et voici un autre élément que les Français devraient connaître.
En juin 2025, le Shin Bet annonçait avoir démantelé une importante infrastructure terroriste du Hamas dans la région de ‘Hévron.
Plus de 60 membres du Hamas avaient été arrêtés, soupçonnés de préparer des attentats.
En juillet 2026, les services israéliens annonçaient également avoir déjoué des dizaines de projets d’attentats en Judée-Samarie, organisés par des responsables du Hamas installés en Turquie.
Recrutement de terroristes, transferts d’argent, acheminement d’armes : selon les services israéliens, le Hamas cherchait à développer ses capacités opérationnelles dans cette région.
Le Hamas n’est d’ailleurs pas le seul groupe armé palestinien qui y opère. Le Jihad islamique palestinien et d’autres organisations y disposent également de réseaux.
Alors, lorsqu’on parle des dispositifs de sécurité israéliens, pourquoi ne pas expliquer également les menaces auxquelles ils sont censés répondre ?
ET LES FAMILLES JUIVES ASSASSINÉES ? QUI RACONTERA LEUR HISTOIRE ?
Pourquoi les Français ne connaissent-ils pas l’histoire de la famille Fogel ?
Le 11 mars 2011, deux terroristes palestiniens pénètrent dans leur maison à Itamar, en pleine nuit de Chabbath. Ils assassinent les parents, Udi et Ruth, et trois de leurs enfants, Yoav, 11 ans, Elad, 4 ans, et Hadas, un bébé de seulement trois mois. Leur fille Tamar, âgée de 12 ans, découvre les corps en rentrant chez elle.
Un bébé de trois mois assassiné dans sa maison. Que faut-il de plus pour que cette histoire soit connue de tous ?
Pourquoi les Français ne connaissent-ils pas Hallel et Yagel Yaniv, 21 et 19 ans, deux frères assassinés par un terroriste palestinien le 26 février 2023, alors qu’ils traversaient Huwara en voiture ? Leur mère rêvait de les accompagner un jour à leur mariage. Elle a dû les accompagner à leur enterrement.
Pourquoi ne connaissent-ils pas Lucy Dee et ses deux filles, Maia, 20 ans, et Rina, 15 ans, victimes d’un attentat sur une route de la vallée du Jourdain pendant Pessa’h, en avril 2023 ? Les deux filles ont été assassinées sur place. Leur mère est morte trois jours plus tard. Un père a perdu son épouse et deux de ses filles.
Pourquoi ne connaissent-ils pas Benjamin Achimeir, 14 ans, parti garder ses moutons en avril 2024 et retrouvé assassiné le lendemain ?
Et pourquoi ne connaissent-ils pas Netanel Shukrun, père de six enfants, assassiné à la veille de Kippour en septembre 2026, alors qu’il se trouvait avec son fils de 16 ans, qui a survécu à l’attaque ?
Combien de familles massacrées ? Combien d’enfants devenus orphelins ? Combien de parents ont dû enterrer leurs enfants ?
Et combien de Français ont entendu parler de ces drames ?
LA QUESTION QUE JE POSE À TF1
Pourquoi ne pas parler du sang juif qui coule en Judée-Samarie ? Pourquoi la mort d’un Juif semble-t-elle si facilement banalisée dans certains récits médiatiques ?
Pourquoi faut-il toujours expliquer, justifier, contextualiser les actes terroristes palestiniens, tandis que les victimes juives disparaissent si souvent derrière un seul mot : « colons » ?
Un mot qui finit par faire oublier qu’il s’agit d’êtres humains. De pères, de mères, d’enfants. De familles entières.
Et je vais vous dire une chose.
Ce genre de reportage ne fera que renforcer notre détermination, à nous, Israéliens, à protéger nos familles, notre sécurité et notre avenir.
La souveraineté d’Israël ne se décide ni dans les déclarations publiées sur X, ni dans les studios de télévision français. Elle relève de décisions politiques, juridiques et de réalités sur le terrain, pas de slogans médiatiques.
Vous pouvez multiplier les reportages, les condamnations et les déclarations. Vous ne ferez pas disparaître notre histoire.
La Judée-Samarie est le berceau historique du peuple juif. Hébron, Shilo, Beit El : ces lieux portent une mémoire qui remonte à des millénaires.
Et ces onze minutes de propagande de la télévision française ne changeront pas cette réalité et n’effaceront jamais notre histoire.


























