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Le président du groupe parlementaire Shas, le député Yinon Azoulay, a mené une charge virulente lors des débats sur la scission du poste de conseiller juridique du gouvernement (Yatza) : « Quiconque doutait encore de la nécessité de cette loi en a obtenu aujourd’hui une preuve supplémentaire ». Il a également accusé l’adjoint à la conseillère juridique, Gil Limon, d’avoir briefé les représentants de l’État contre leur propre position : « Il est le véritable chef de file de l’opposition, c’est une mafia. »

JDN

Nouveau face-à-face tendu entre la coalition et le système judiciaire : le président du groupe Shas, le député Yinon Azoulay, a lancé une attaque frontale contre les juges de la Haute Cour de justice et les dirigeants de la direction des conseils juridiques du gouvernement. Cette sortie intervient dans le cadre des débats à la Knesset concernant le projet de loi de scission des fonctions de conseiller juridique du gouvernement, parallèlement à l’injonction temporaire de la Haute Cour ayant gelé l’application de la loi sur la suspension des arrestations.

Dans son intervention, le député Azoulay a fustigé le comportement des instances professionnelles du conseil juridique, ciblant en particulier l’adjoint à la conseillère juridique du gouvernement, Gil Limon. Azoulay a soutenu que l’institution agissait de manière politique et poussait les représentants de l’État à présenter des positions contraires à celles des élus du peuple.

Le député Yinon Azoulay (Shas) a déclaré : « Quiconque doutait encore de la nécessité de la loi sur la scission du poste de conseiller juridique a reçu aujourd’hui de la Haute Cour une preuve supplémentaire qu’elle aurait dû être adoptée depuis bien longtemps. Lors des débats sur la Loi fondamentale sur l’étude de la Tora, nous avons également vu comment l’adjoint à la conseillère juridique a briefé les représentants de l’État sur ce qu’ils devaient dire et sur la manière de plaider, à l’encontre de leur propre position. Ce n’est pas un système de conseil juridique — c’est une mafia ! Gil Limon est le véritable chef de file de l’opposition. »

Le député Azoulay a fait le lien entre ce débat administratif sur les prérogatives du conseiller juridique et le feuilleton parlementaire des dernières 24 heures, au cours desquelles la coalition a approuvé à une étroite majorité la loi d’exemption temporaire d’arrestation pour les insoumis orthodoxes. Selon lui, il s’agissait d’une législation modérée et ciblée qui s’est heurtée à une opposition automatique et injustifiée de l’appareil judiciaire.

« Nous avons voté hier à la Knesset, à une large majorité, une mesure simple : un gel temporaire des seules arrestations », a clarifié le président du groupe Shas. « Mais la Haute Cour et les conseillers juridiques ont choisi, une fois de plus, de se dresser contre ceux qui étudient la Tora, tandis que les membres de l’opposition à la Knesset ne servent que de simples exécutants pour lever la main. »

Azoulay a conclu ses propos par un message ferme à l’adresse de la communauté orthodoxe et des juges, insistant sur le fait qu’aucune décision ou avis juridique ne modifierait le mode de vie de sa communauté : « Je le dis ici très clairement : celui qui étudie la Tora continuera d’étudier la Tora. Nous vivons dans un État juif. À chaque fois qu’un sujet lié à la sainteté émerge, vous êtes les premiers à vous y opposer. La Tora est la raison d’être du peuple juif, et nous continuerons à la défendre sans crainte. »

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