Le président des États-Unis promeut une initiative d’envergure visant à acheminer le pétrole de l’Irak directement vers la Syrie, dans le but de contourner le détroit d’Ormuz contrôlé par le régime terroriste de Téhéran. Cette mesure dramatique devrait également porter un coup dur à la Turquie, qui risque de perdre son statut stratégique dans la région.
JDN
Le président des États-Unis, Donald Trump, mène une initiative stratégique majeure qui pourrait redessiner le visage du Moyen-Orient et porter un coup sévère au régime des ayatollahs en Iran ainsi qu’aux ambitions hégémoniques du président turc Erdogan.
Lors d’une rencontre cette semaine à la Maison-Blanche avec le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, Trump a promis l’annonce imminente d’accords pétroliers historiques. Au cœur de ce projet se trouve la création d’un nouvel axe énergétique qui acheminera le pétrole irakien directement vers la ville portuaire syrienne de Banias.
L’objectif principal de l’administration à Washington est clair : contourner totalement le détroit d’Ormuz, un point de passage hautement stratégique et vulnérable par lequel l’Iran a l’habitude de faire chanter la communauté internationale et de menacer l’économie mondiale.
Ces derniers mois, après la fermeture effective du détroit par Téhéran, l’Irak a subi un impact économique dévastateur. Sa production de pétrole a chuté à un niveau historiquement bas, prouvant ainsi à l’Occident qu’il n’est plus possible de dépendre d’une voie maritime contrôlée par un régime terroriste et dangereux.
De géants groupes énergétiques américains, français et qataris sont déjà fortement impliqués dans la mise en œuvre de ce plan américain. Ce dernier bénéficie du soutien public et total du département d’État à Washington et est désormais passé de la phase de planification à celle d’exécution.
Pour la Syrie, cela représente une bouée de sauvetage économique colossale qui devrait injecter des centaines de millions de dollars chaque année dans ses caisses et en faire un pôle de pouvoir régional — une évolution qui pousse déjà les dirigeants européens, à l’instar du président français, à lui faire la cour.
À l’inverse, c’est la Turquie qui devrait payer le prix le plus fort. Cette nouvelle route contourne son territoire, brise le monopole qu’elle cherchait à instaurer et crée un pôle énergétique concurrent et puissant sur les rives de la mer Méditerranée.
Si les Turcs ne réagissent pas rapidement pour restaurer leur statut, ils s’apercevront bientôt qu’ils ont perdu leurs atouts géopolitiques les plus précieux au profit des nouvelles alliances que les États-Unis tissent actuellement dans notre région.



























