Des spécialistes mettent en garde contre un risque sécuritaire : l’utilisation de technologies 2G et 3G pourrait permettre à des acteurs hostiles d’intercepter ou de surveiller des communications
ne infrastructure de télécommunications palestinienne indépendante fonctionnerait au cœur de la Vieille Ville de Jérusalem, en dehors du cadre prévu par les accords existants, selon une enquête relayée par Kan. Des vérifications menées sur place ont permis d’identifier 22 antennes appartenant à deux opérateurs cellulaires de l’Autorité palestinienne, réparties dans plusieurs secteurs de la Vieille Ville, avec une concentration particulière dans le quartier chrétien.
La portée concrète de ce réseau a été mise en évidence par un test simple : lorsqu’un téléphone équipé d’une carte SIM palestinienne compose le numéro d’urgence 100 depuis la Vieille Ville, l’appel n’est pas dirigé vers la police israélienne mais vers le centre d’urgence de la police de l’Autorité palestinienne.
En vertu des accords d’Oslo, les opérateurs palestiniens peuvent fournir un service à leurs abonnés se trouvant sur le territoire israélien, mais uniquement par le biais d’accords d’itinérance reposant sur les infrastructures des compagnies israéliennes. Or, la cartographie réalisée dans la Vieille Ville montre qu’il ne s’agirait pas ici d’un simple roaming, mais bien d’antennes physiquement installées sur place.
Selon Dan, un chercheur en cybersécurité résidant dans la Vieille Ville et qui a cartographié le dispositif, ces antennes permettent aux réseaux palestiniens d’assurer une couverture cellulaire complète dans la zone. Des spécialistes mettent également en garde contre un risque sécuritaire : l’utilisation de technologies 2G et 3G pourrait, selon eux, permettre à des acteurs hostiles d’intercepter ou de surveiller des communications. « Ce n’est pas seulement l’Autorité palestinienne, c’est aussi le Hamas et l’Iran. Ils peuvent tous vous écouter », a averti l’un d’eux.
Le ministère israélien des Communications a indiqué avoir ouvert un examen du dossier après avoir été saisi par Kan afin de localiser précisément les antennes et d’évaluer la situation. La municipalité de Jérusalem a de son côté affirmé qu’aucune demande de permis ni aucune autorisation n’avait été déposée ou délivrée pour l’installation de telles antennes dans la ville.

























