Graham contre un compromis avec l’Iran : « Des nazis religieux » ; Rubio : « Le refus de discuter des missiles balistiques est un très gros problème »
Le sénateur républicain a vivement attaqué les rapports évoquant la possibilité de permettre à Téhéran un enrichissement limité d’uranium pour « sauver la face ». Parallèlement, le secrétaire d’État américain a souligné que l’Iran reste une menace majeure et que les discussions porteront principalement sur le nucléaire, sur fond de tensions sécuritaires persistantes.
JDN
Lindsey Graham : pas de concession pour « sauver l’honneur » du régime
Les tensions autour du programme nucléaire iranien et les efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran continuent de provoquer une tempête politique aux États-Unis. Le sénateur républicain Lindsey Graham (notre photo) s’est fermement opposé à tout compromis :
« Si les rapports médiatiques sont exacts et qu’une option est envisagée pour permettre à l’Iran d’enrichir de l’uranium en très petite quantité pour « sauver la face » : au diable cette idée », a écrit Graham.
Selon lui, le régime est composé de « nazis religieux » et reste le principal État parrain du terrorisme mondial. Il a rappelé que le régime a « du sang américain sur les mains » et a tué plus de 30 000 de ses propres citoyens qui réclamaient la fin de l’oppression. Il a conclu en appelant à un changement de régime, affirmant que « l’aide est en chemin » pour le peuple iranien.
Marco Rubio : l’impasse des missiles balistiques
De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a clarifié la position de l’administration sur la menace iranienne :
-
Menace persistante : Rubio a réaffirmé que l’Iran pose une menace significative et de longue date pour les États-Unis.
-
Le point de blocage : Il a souligné que le refus de Téhéran d’inclure son programme de missiles balistiques dans les négociations est un « très gros problème ». Selon lui, l’Iran cherche à développer des missiles intercontinentaux capables de frapper le territoire continental des États-Unis.
-
Scepticisme sur le nucléaire civil : Rubio a mis en doute le caractère pacifique du programme iranien : « Quand vous dites que vous voulez enrichir de l’uranium, que vous le faites profondément sous terre, que vous avez un historique d’enrichissement à 20 % et 60 %, et que vous construisez des missiles capables de porter une ogive, cela ne ressemble pas à un pays qui ne s’intéresse pas à l’arme nucléaire. »
Diplomatie ou fermeté ?
Bien que Rubio ait précisé que la diplomatie reste « toujours sur la table » et que les prochaines discussions sont une opportunité de dialogue, il a insisté sur le fait qu’Israël et les États-Unis partagent une inquiétude croissante.
Les prochaines sessions diplomatiques devraient se concentrer sur le volet nucléaire, mais les divergences de fond — notamment sur les vecteurs de frappe (missiles) et l’inspection des sites souterrains — laissent présager des négociations extrêmement difficiles.



























