Un journaliste libanais publie le témoignage d’un membre de l’organisation qui décrit les pénuries, la clandestinité prolongée et la peur constante, parallèlement à des affirmations d’isolement et d’impasse dans la situation de combat actuelle.
JDN
Un journaliste libanais a publié ce matin une interview d’un militant du Hezbollah, décrivant une réalité difficile pour les hommes de l’organisation dans le sud du Liban, sur fond de combats persistants. Selon ses dires, de nombreux militants sont contraints de se cacher dans des zones boisées et des espaces ouverts, tout en évitant de communiquer et en n’utilisant que des moyens rudimentaires.
Le militant a raconté que ses camarades et lui séjournent au bord des routes et dans des zones isolées, sans accès régulier à des ressources ou à du ravitaillement. Il explique que la nourriture ne leur parvient que rarement, par le biais d’intermédiaires externes, et qu’ils sont obligés de rester en mouvement ou de se dissimuler par crainte d’être ciblés.
Il a également décrit que les membres de l’organisation vivent sous une pression constante et dans l’incertitude, affirmant qu’ils n’ont aucune possibilité de quitter le terrain. Selon lui, quiconque tenterait de s’enfuir risquerait d’être considéré comme un traître et d’être puni, une situation qui les laisse sans aucune alternative.
Le journaliste qui a publié l’interview a soutenu que ces propos reflètent une réalité bien plus complexe au sein de l’organisation, ajoutant que les critiques se multiplient au Liban concernant la conduite du Hezbollah et ses répercussions sur la population locale.
Selon lui, parallèlement aux combats, le sentiment grandit parmi certains acteurs au Liban que l’organisation s’est enlisée dans une situation difficile, et que les développements régionaux ainsi que les négociations entre les États pourraient grandement influencer son avenir.



























