Joshua Zarka dénonce une crise diplomatique sans précédent entre la France et Israël

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« Cela fait 35 ans que je suis diplomate israélien et je ne me rappelle pas d’une crise dans les relations bilatérales comme celle que nous vivons aujourd’hui », a déclaré l’ambassadeur d’Israël à Paris

i24NEWS
L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, a dressé un constat particulièrement sombre de l’état des relations entre Paris et Jérusalem lors d’un entretien accordé à l’émission « Complément d’enquête » sur France 2. « Cela fait 35 ans que je suis diplomate israélien et je ne me rappelle pas d’une crise dans les relations bilatérales comme celle que nous vivons aujourd’hui », a-t-il déclaré.

u cœur des tensions figure notamment la réaction de la diplomatie française après la diffusion d’une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, montrant des militants propalestiniens, dont plusieurs Français, agenouillés et les mains liées. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait alors dénoncé des comportements « inadmissibles » et annoncé la convocation de l’ambassadeur israélien au Quai d’Orsay.

Au-delà des tensions diplomatiques, Joshua Zarka s’est aussi exprimé sur la vie politique française. Interrogé sur les récents contacts établis entre l’ambassade d’Israël et le Rassemblement national, il a confirmé avoir reçu Marine Le Pen et rappelé que son adjoint avait rencontré auparavant Jordan Bardella. Selon lui, cette évolution reflète les changements intervenus au sein du parti, autrefois marqué par les déclarations antisémites de son fondateur Jean-Marie Le Pen.

Tout en affirmant qu’Israël ne soutient aucun parti français et dialogue avec l’ensemble des forces politiques, l’ambassadeur n’a pas caché son hostilité à l’égard de Jean-Luc Mélenchon. « Je préférerais que ce soit n’importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon », a-t-il lancé, tout en refusant de dire s’il privilégierait un candidat du centre ou du Rassemblement national dans une éventuelle élection présidentielle.

Ces déclarations illustrent l’ampleur des crispations actuelles entre la France et Israël, alors que les divergences se multiplient sur les dossiers liés à Gaza, au Liban et à la politique moyen-orientale menée par le gouvernement français.

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