En élevant les bourreaux au rang de citoyens d’honneur, Paris piétine la mémoire des victimes

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Par le Grand rabbin Gilles Bernheim 

En tant que Grand Rabbin de France honoraire, je tiens à exprimer ma colère et mon indignation face à la décision de la Ville de Paris d’attribuer la citoyenneté d’honneur au peuple palestinien.

Cette première décision importante du nouveau maire de Paris symbolise le déshonneur. Cette décision constitue une faute morale et historique.

Le 7 octobre 2023, Israël a subi l’attaque terroriste la plus terrible de son histoire. 1 200 hommes, femmes, enfants et personnes âgées ont été assassinés.

En remettant sa plus haute distinction au peuple palestinien, la Mairie de Paris élève au rang de « symboles de paix » les membres d’un peuple dont certains sont venus, ce jour-là, massacrer, violer et brûler des innocents pour la seule raison qu’ils étaient juifs.

C’est une insulte à l’Histoire. C’est une insulte à la mémoire des victimes. C’est les tuer une deuxième fois.

Le maire de Paris a posé un acte politique grave et profondément dangereux. En s’alliant avec les partis d’extrême gauche les plus radicaux, dont certains nourrissent un antisémitisme et un antisionisme décomplexés, il a choisi son camp, et ce camp est celui des ennemis de la République. Cette décision est d’autant plus scandaleuse qu’elle intervient dans un contexte où les Juifs de France sont attaqués, harcelés et contraints de vivre souvent dans la peur. Plutôt que de condamner fermement ces violences et de protéger ses concitoyens juifs, le maire de Paris embrasse des alliances qui ne font que légitimer l’antisémitisme sur le sol français.

C’est une faute morale et politique, indigne de la capitale de la France.

Cette décision efface la frontière entre victimes et bourreaux, entre démocratie et barbarie.

C’est une insulte à la mémoire juive, à la contribution des Juifs de Paris et de France.

Et une insulte à l’État d’Israël qui aspire à la paix et au respect.

Certaines blessures ne se referment jamais tant que la vérité n’est pas regardée en face.

Je ne peux accepter que la mémoire du 7 octobre s’efface.

Je ne peux accepter que les victimes soient réduites au silence par les calculs politiques.

Le 18 juin, chaque Français sait ce que cette date signifie: face aux bourreaux, on ne s’incline jamais.

En choisissant le 18 juin pour honorer un peuple dont les mains de certains portent encore le sang du 7 octobre, la Mairie de Paris a trahi la France, trahi les victimes.

Elle a choisi la honte là où l’histoire exigeait l’honneur.

Gilles Bernheim, Grand rabbin de France honoraire

1 Commentaire

  1. C’est bien dit. Et donc ? Les Parisiens ont reconduit les socialistes à la tête de la Mairie. Que croyez-vous qu’ils allaient faire ?

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