Alia – Foire Aux Questions

Un nombre important de questions se posent pour le ‘olé, comme pour toute personne qui se rend dans un pays étranger. Voici les réponses aux plus courantes.

Nous n’avons pas répondu aux vôtres ? Qu’à cela ne tienne : posez-la directement ICI. Nous y répondrons, avec l’aide de D’.

 

La banque

 

Pourquoi ouvrir un compte courant ?

Il est important d’ouvrir rapidement un compte en banque, ne serait-ce que pour recevoir les aides officielles.

 

Quelle banque choisir ?

Il est toujours intéressant de vérifier dans quelle branche vous pourrez trouver un employé francophone…

Attention : dans les grandes banques, les banquiers sont facilement muté entre les branches. Vous aurez donc sympathisé avec l’un d’eux mais, demain, il peut être passé ailleurs.

La tendance, comme à la banque Leumi, est de supprimer les guichets (sauf dans quelques branches), et tout est désormais automatisé.

Autre remarque : la seule banque dont les services soient gratuits est la Bank haDoar, le correspondant des CCP. Toutefois, leur service n’est pas fameux, et le découvert y est interdit.

Les membres d’un couple peuvent évidemment ouvrir deux comptes distincts.

Comment se passe un prêt bancaire ?

N’importe quelle banque vous accordera immédiatement un certain découvert – au contraire, c’est avec plaisir et « intérêt »… Sacheztoutefois que nombre d’autres établissements non bancaires peuvent en faire de même, en particulier les organismes émettant des cartes visa hors banques.

Il est également important de savoir qu’il y a, en Israël, des caisses de prêt sans intérêt – des gma’him ! Quand on ne s’inscrit pas dans une communauté où on est connu, il est plus difficile de recevoir de l’argent de ces fantastiques caisses – qui peuvent drainer des millions de shékels. Toutefois, certaines sont plus souples, comme notamment le gma’h Cha’aré ‘Hessed, sis dans le quartier de Zirkhon Moché, à Jérusalem. On peut également trouver des personnes privées qui ont mis de côté des fonds dans ce but.

 

Et les prêts hypothécaires ?

Les prêts hypothécaires sont en fait gérés par des annexes spécialisées des grandes banques, ou par des banques dédiées uniquement à cela (comme Bank Yerouchalayim, bien qu’elle propose également un service de comptes courants).

Ces prêts, général suivis par l’Etat, sont à des taux souvents préférentiels. Ceci n’empêche pas les différences entre les établissements concernés. Ainsi, il n’est pas sans intérêt de faire jouer la concurrence et, au moins, de vérifier les propositions des diverses banques.

Des dispositions récentes veulent qu’il ne soit pas possible de contracter un prêt qui dépasse les 70 – 80 % de la valeur du bien. Il faut donc assurer une part d’investissement personnel.

Précisons ici que prendre un prêt qui dépasse les 600.000 sh signifie que l’on grève le budget familial de sommes mensuelles importantes, à savoir dans les 3000 sh. A l’emprunteur de faire ses comptes et de savoir si un tel prêt ne le met pas en danger.

Il faut, du reste, rencontrer le préposé pour fixer la forme du prêt, son échéance (10, 20, 25 ans voire plus), son remboursement mensuel, etc. C’est la partie la plus délicate de cette opération, mais très certainement la plus importante.

Avec l’âge, la facilité de se voir accorder un prêt va en diminuant, et cela peut se comprendre.

Les banques exigent également l’établissement d’une assurance-vie en leur faveur… On ne sait jamais ce qui peut arriver à l’emprunteur !

 

Qui peut prétendre à des garanties bancaires ?

Clairement, la tendance est d’accorder à toute personne le demandant un prêt hypothécaire, d’autant plus que, comme son nom l’indique, l’appartement lui-même tient lieu de garant principal. Ceci signifie aussi qu’en cas d’impayé, votre appartement risque d’être repris par la banque…

Il peut facilement arriver que la banque exige des garants, censés accepter d’apposer leur signature sur le contrat. Cela signifie également une grande responsabilité, et il n’est pas facile de trouver des personnes disposées à cela. Signalons que certaines compagnies proposent leurs services à des personnes qui se voient refuser un prêt. Toutes ne sont pas honnêtes. I faut savoir se tourner vers elles – sans quitter sa suspicion.

On trouve sur le marché différents conseillers en la matière, en particulier des Français.

 

L’APPARTEMENT

Pourquoi acheter un appartement ?

Le grand souci de l’Israélien moyen : l’achat d’un appartement !

Vous direz : à quoi bon ? La réponse se situe à deux niveaux :

  • L’intérêt de vivre en location, face aux dépenses que représente un achat.
  • L’incertitude des locations

1/ sur le plan financier, chacun peut demander conseil à une personne qui s’y connaît. Toutefois, il est vrai que s’il faut payer toute sa vie durant quelque 4-5000 sh par mois, la perspective d’un remboursement moyen un peu moins important sur 10 ou 20 ans peut rendre l’achat plus attrayant.

Nous ne parlons là que d’appartements dans des villes d’importance moyenne. Ces considérations ne sont plus valables quand on veut acheter un appartement dans des quartiers plus chers.

2/ en France, les loyers sont sûrs, et les lois protègent très fortement les locataires. En Israël, ce n’est pas le cas. Il existe toutefois des appartements à louer construits par l’Etat, mais ils restent rares et peu accessibles. Ils sont souvent de qualité très moindre, autant sur le plan de la qualité que sur celui du voisinage…

 

La décision est prise : on achète. Que faire ensuite ?

D’abord, décider où acheter. Dans le temps, on pouvait penser encore acheter, pour la plupart des gens, à Jérusalem ou dans les autres grandes villes. Puis cette possibilité a commencé à échapper à la plupart des prétendants, qui se sont tournés vers des villes plus éloignées, telles que Beth Chémech ou Bétar. Pourtant, avec le temps, dans ces villes également, les prix ont augmenté de manière suffisante pour empêcher à nouveau le public d’y accéder, et ce sont d’autres options qui se sont ouvertes. De sorte que le choix d’une localité est assez fonction des capacités financières de la famille.

Mais ce n’est pas grave : on peut trouver un quartier agréable même en-dehors de Jérusalem…

 

Il faut également penser à l’aspect spirituel de la chose : chacun, à son niveau, doit aspirer à trouver des gens – et plus encore un environnement pour les enfants – qui corresponde à son degré d’engagement.

Les nouveaux ‘olim ne comprennent pas toujours très bien ce point : ne vivions-nous pas, à l’étranger, parmi des non-Juifs, dont les enfants, parfois, pouvaient fortement casser les meubles ? Oui, c’est vrai, mais justement, il s’agissait de non-Juifs, et nos enfants ne se sentaient absolument pas concernés par leurs méfaits. En Israël, quand il s’agit de voisins juifs, le problème devient de loin plus délicat, et les mauvaises influences peuvent avoir un impact réel.

Puis, n’oublions pas le côté pratique : nous cherchons à manger Cacher et à avoir un certain nombre de services religieux à portée de main. Si nous nous installons dans un quartier où les gens ne s’y intéressent pas, nous aurons difficulté à trouver une synagogue, un mikvé, de la viande surveillée…

Sur le plan financier, il faut aussi porter attention aux possibilités qui s’offrent de temps à autres : le fait est que le Ministre des Finances, au moment où nous écrivons, a eu droit à son poste parce qu’il se proposait de faire descendre les prix des appartements Ainsi, certaines propositions plus alléchantes que d’autres peuvent être lancées, telles que des appartements au prix fixe, malgré l’évolution des prix sur le marché (« mekhir lamichtaken »). Pour y avoir droit, il faut être reconnu par le Ministère de la Construction, mais dans certains cas, cela peut être intéressant – cela a récemment été le cas pour certains immeubles de Lod, à côté de A’hissamakh. Il faut demander conseil à des personnes qui suivent le marché.

 

Comment trouve-t-on un appartement ?

Si on veut le faire « en indépendant », on peut ouvrir les journaux : tous ont des annonces d’appartements, en général classées par villes.

On peut aussi passer par des agents immobiliers. En général, les gens qui veulent vendre un appartement, s’il est bon, n’utilisent pas les services de tels professionnels – mais on ne sait jamais.

Certaines agences proposent de nos jours une liste d’appartements selon les quartiers et les conditions que nous cherchons (nombre de pièces, étage, etc.) quand seul le service de consultation est payant, à bas prix.

L’un des premiers éléments à connaître est la notion de « tabou ». Rien de sorcier, mais c’est la première précaution à prendre (à dire vrai, c’est à l’avocat de vérifier, mais la plupart du temps, on ne se dirige vers un avocat que quand on a décidé de conclure l’affaire, pas au stade présent).

Le tabou, c’est le cadastre. Tout appartement normal y est enregistré, avec son historique. Cela permet de savoir assez clairement si l’affaire est valable ou véreuse (le nombre d’appartements dont les propriétaires actuels ne sont pas enregistrés est fort important, et justement, cela peut poser de grands problèmes, voire indiquer qu’il faut fuir de cette affaire. Par exemple, dans de telles conditions, on ne peut bénéficier d’un prêt bancaire).

On peut évidemment demander au vendeur de nous fournir un extrait récent du cadastre, mais on peut facilement l’obtenir via Internet, sur-le-champ (sur le site de la poste israélienne également).

 

Les conditions semblent valables, le tabou est clair, et on est d’accord avec le vendeur sur le prix et les conditions. Et après ?

le moment est venu de prendre un avocat. C’est lui qui établira le contrat et qui vous représentera face à l’avocat du vendeur – bien qu’on puisse, dans certains cas, faire appel au même des deux côtés ; toutefois, cela n’est pas recommandé : un avocat ne peut pas défendre les deux intérêts à la fois…

Si vous avez besoin d’un prêt bancaire – comme tout le monde –, consultez de suite la banque de prêt, car vous aurez besoin au préalable de faire appel à un chamaï, un spécialiste sachant estimer la valeur du bien. On peut avoir de grandes surprises à ce niveau-là, et il vaut mieux avoir terminé cette phase avant de conclure le contrat avec le vendeur : car le chamaï peut exiger des permis de construire perdus depuis longtemps, et alors, la valeur de l’appartement peut chuter de manière spectaculaire. Dans ce cas, la banque ne pourra vous prêter que des sommes infimes.

La suite des événements vous sera expliquée par votre avocat.